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 Manoir de Dark Maratan

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Dark Plagueis Le Sage
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Faction : Second Empire Sith
Messages : 782
Date d'inscription : 14/12/2015

MessageSujet: Manoir de Dark Maratan   Sam 12 Nov - 22:28



Dark Oldae




Partie III

Chapitre XXXV: La réception


Dark Oldae sans son armure


Dromund Kaas, coeur et capitale du second empire sith. Resplendissante et majestueuse, terre d’espoir et de désillusions. C’était sur cette planète, où Oldae n’était pas revenu depuis plus de trois mois, que le seigneur noir des sith Dark Maratan avait établi son antre. L’idée de retourner dans la capitale ne l’attirait guère. Son épopée l’avait fait quitter les intrigues de la capitale, et il ne sentait plus tellement à sa place en ces lieux où règnent la suspicion et la traîtrise. L’idée d’une possible embuscade de Jadus nétait pas non plus exclure. Après tout, Dromund Kaas était aussi la planète où conseiller noir avaient établi sa forteresse et où siégeait les SSI.
Maratan avait choisi un ancien manoir abandonné dans les terres arides, proches du district 24, comme lieu de résidence. Il avait utilisé sa fortune colossale pour se l’accaparer et le rénover. Dark Maratan était un politiste, non un guerrier. Il ne devait pas sa célébrité ni même sa fortune à ses exploits sur le champ de bataille mais à la maîtrise du noble jeu. Et l’organisation d’une telle soirée pour son 184iem anniversaire en témoignait. Pour autant, il n’en demeurait pas moins un guerrier reconnu dans l’empire. Il était un fervent adepte des arcanes de protection. Il faisait parti de ces sith qui employaient la force afin de dresser des barrières physiques et mentales. Oldae n’affectionnait pas ce genre d’arcanes. Seuls les lâches les utilisaient. Pour autant, il était forcé d’admettre que c’étaient des pouvoirs très puissantes. Une véritable barrière de force, dressée par un maître des barrières, ne se brisait pas par un simple éclair ou un coup de sabre laser. Ce genre de pouvoir convenait parfaitement à un politiste dont le quotidien était régulièrement ponctué par des tentatives d’assassinat.

Le vaisseau consulaire se posa sur l’une des passerelles de l’astroport du district 24. Maratan avait fait privatiser une partie de la structure afin d’accueillir ses invités. Des centaines de nobles, d’officiers, de bourgeois, et parfois même des sith, se pressaient dans les couloirs de l’astroport pour rejoindre une voiture qui les amènerait jusqu’au manoir de leur hôte. Les alentours étaient pestilentiels. Oldae sentait que la corruption et le faux-semblant régnaient tout autour de lui.Toutes ces personnes n’étaient là que pour s’attirer les faveurs de leur hôte ou des autres personnalités présentes. Le noble jeu serait le principal acteur en cette soirée festive. Le noble jeu était un véritable art que sous-estimer revenait à qualifier de suicide. Des seigneurs sith très puissants, parfois même des conseillers noirs, et de grandes institutions était tombées par le passé pour avoir omis le noble jeu et l’avoir relayé au second plan.
L’empire courait inexorablement à sa perte en entretenant ce système féodale décadent où la pyramide vassalique avait une place prépondérante. L’empire s’était fondé sur la réussite individuelle et les capacités propres, mais il était désormais gangréné par un système de caste. Cette réussite individuelle tendait irrémédiablement vers sa fin. Et lorsque cela arriverait, l’empire tomberait à son tour. Le problème était simple, tout comme sa source. Le conseil noir était à l’origine de ce système. Chacun cherchant à s’attirer la faveur d’un conseiller pour obtenir sa protection et sa renommé. Le phénomène s’était propagé dans tout l’ordre sith jusqu’à envahir toutes les couches de la société. Oldae connaissait ce problème et désirait y mettre fin où l’empire disparaitrait. Mais pour cela, il devait lui-même recourir à ces méthodes afin de devenir conseiller. Une fois en haut, il changerait les choses, il remodèlerait l’empire pour le ramener dans le droit chemin pour qu’il soit capable de survivre au cataclysme de la prochaine guerre.

Le sith avait revêtu ses plus beaux atours. Il portait une tenue d’apparat noire qui lui allait à ravir en soulignant sa silhouette et en contrastant avec ses yeux gris. Idaho portait une tenue de majordome afin de se faire passer pour le serviteur d’Oldae. Les deux hommes avaient fabriqué de fausses identités pour pouvoir participer à la soirée sans être reconnus. La présence de sith ne devrait pas poser de problèmes, Oldae était capable de masquer son pouvoir jusqu’à le faire presque disparaître. Il faudrait une perception de premier ordre pour ressentir la force chez Oldae, et même si c’était le cas, son pouvoir demeurait infime, laissant penser qu’il avait refusé de rejoindre l’académie. Oldae avait pris l’identité de Paul d’Angora, un petit noble de l’empire qui avait fait fortune dans le commerce de céréales. Idaho avait pris l’identité de Ernest Duval, un orphelin devenu majordome. Des identités simples mais solides.

Oldae ne désira pas s’attarder dans l’astroport et chercha à prendre rapidement une voiture pour quitter la mêlée puante des invités. Finalement, le sith parvint à se frayer un chemin jusqu’à une voiture et s’empressa d’y monter avec le lieutenant avant que quelqu’un ne vienne réclamer la place. Lorsque les deux hommes furent assis à l’arrière du véhicule, le chauffeur fit chauffer son engin et s’envola dans les cieux de Dromund Kaas avec ses deux passagers.

Vous n’avez pas l’air à l’aise ? demanda Idaho.

Je déteste l’hypocrisie. Tous ses gens ne viennent ici que pour s’attirer les faveurs d’un vieillard décati, cracha le sith.

Il ne sera bientôt plus en mesure de répondre à leurs avances mon seigneur, insinua le lieutenant.

Espérons-le, dit Oldae.

Après un dizaine de minutes de trajet, les deux invités arrivèrent finalement au manoir. Une imposante file de véhicules en tout genre se pressaient sur une route de terre circulaire afin de déposer leurs passagers devant le grand porche de ferraille. Il fallut plusieurs minutes avant que chauffeur d’Oldae n’arrive devant la grande grille de fer noir. Le véhicule s’arrêta en s’ébranlant légèrement avant de se stopper définitivement. Le chauffeur descendit et vint ouvrir à ses passagers avant de leur faire signe de descendre d’une révérence maladroite. Oldae sortit du véhicule, suivi d’Idaho, donna une pièce au chauffeur et s’avança vers le porche du manoir.
L’imposante grille était gardée par une dizaine d’hommes en arme ainsi que par un sith en armure intégrale. Aucun contrôle n’était effectué ici, il s’agissait simplement d’assurer la sécurité de l’entrée de la propriété. Oldae sentit le sith de garde le scruter afin de voir si il représentait une quelconque menace pour son maître. L’inquisiteur se laissa paraître comme étant détendu afin de ne pas alerter les gardes. Se fondre dans la masse grouillante était un préalable.
L’attitude d’Oldae sembla porter ses fruits et personne ne vint l’empêcher de rentrer. Il semblerait que tout se passait comme prévu, tout du moins pour l’instant.
La grande allée qui menait au manoir était parsemée de lampadaires dégageant une douce lumière blanche sur la masse d’invités. Des centaines de personnes avaient été conviées. Beaucoup étaient des politiques ou des notables, venant saluer l’un des hommes les plus engagé dans la politique impérial en tant que sénateur. L’un des rares d’ailleurs. Les sith sénateurs n’étaient même pas une dizaine. Et ce soir, ils seraient un de moins.

Le contrôle d’identité eut lieu à l’entrée du manoir. Le grand bâtiment de pierre blanche et aux toits verts avait un goût certain. Peu habituel d’ailleurs pour un seigneur sith, qui préférait habituellement les couleurs sombres. La grande bâtisse aux couleurs claires était magnifique sous la lumière de la pleine lune. Les rayons de la lune venaient se mêler au blanc nacré des murs, et illuminaient les vitraux muraux.
Lorsque qu’Oldae arriva au contrôle, la foule du se séparer en trois lignes afin de vérifier que tout était en ordre et qu’ils faisaient bien partis de la liste des invités. Le contrôle était lourdement encadré et minutieusement mené par des serviteurs formés à cela.
Les minutes se succédèrent sous la nuit fraîche de Dromund Kaas et Oldae en profita pour observer les invités dont il n’avait pas particulièrement fait attention jusqu’alors. Ils avaient tous revêtu leurs plus beaux vêtements pour les festivités. Les femmes portaient de magnifiques robes et étaient parées de leur plus belle joaillerie. Les derniers chics de la capitale impériale. Habilement maquillées par des mains expertes, la majorité d’entre elles paraissaient des déesses sous le clair de lune. Les hommes portaient des ensembles de bonnes factures, tantôt noir tantôt gris ou bleu. Certains portaient des habits d’apparats militaire, témoignant de leur place dans l’armée. La majorité d’entre eux portaient la barbe particulièrement prisée par les notables de l’empire. Les observer fit sourire le sith. Cela lui rappelait toutes les réceptions auquel il avait assisté lorsqu’il était l’apprenti de Dark Thanaton. Il avait participé à des centaines de soirées de ce genre à travers tout l’empire. Son maître avait mis un point d’honneur à lui apprendre l’étiquette, le noble jeu et les arts de la société de cour.
L’attente commençait à s’éterniser lorsque ce fut enfin son tour. Le sith s’avança au bas des marches du manoir et se présenta devant un majordome flanquait de deux gardes.

Votre nom et votre invitation messieurs, demanda le serviteur.

Oldae fit signe à Idaho et celui-ci tira de la poche intérieur de sa veste deux billets holographiques qu’il tendit au serviteur. Ce dernier les examina scrupuleusement avant de rechercher sur une tablette les noms. Après un rapide examen qui sembla pourtant une éternité, le serviteur rendit les deux invitations à Idaho et fit signe à Oldae de passer.

Messire d’Angora, vous êtes le bienvenu, dit le serviteur.

Oldae lui rendit la pareille d’un hochement de tête avant de grimper les marches du grand escalier. Le porche du manoir était d’un grand raffinement. Taillées à même la roche, des fresques se dessinaient sur les murs. Là encore, un sith en armure gardait la grande porte du manoir.
Le dispositif de sécurité était impressionnant, peut-être même excessif. Soit Maratan craignait pour sa vie soit il était devenu paranoÏaque avec le temps. Les deux possibilités se valaient, les sith étaient fréquemment la cible d’assassinat tandis que la paranoïa les prenait généralement de peur d’en être victime. La responsabilité entrainait souvent la jalousie, la célébrité la haine, le pouvoir la peur de le perdre. Drôle de combinaison que l’histoire avait si souvent certifié.
Toutefois, il fallait avouer que nombre des convives étaient des membres de l’aristocratie ou de la haute bourgeoisie impériale, accueillir de telles personnes nécessitaient de pouvoir assurer leur sécurité. Il en valait du nom de l’hôte.
Tout est-il que le dispositif de sécurité était impressionnant. Des gardes étaient positionnés un peu partout, aussi bien dans les jardins que sur les toits, et Oldae avait déjà aperçu deux sith. Il serait difficile de passer par l’extérieur.
Le dispositif devrait faiblir quelque peu à l’intérieur du manoir, mais le problème demeurait. Il allait être difficile pour Anarell d’atteindre Maratan avec une telle garde rapprochée. Surtout qu’Oldae se refusait de recourir à la perception de peur de se révéler aux yeux des gardes. Mais il pouvait parier que d’autres sith étaient présents dans le manoir. L’inquisiteur n’avait pas réellement  réfléchi à une tactique pour atteindre sa cible. Il avait pensé attendre la fin de la soirée en demeurant caché dans le manoir puis abattre Maratan. Au vue du dispositif, la sécurité risquait de mettre ce projet à mal. Il verrait bien le moment venu, pour l’instant il devait s’introduire dans les lieux et se fondre dans la masse, voir même profiter de la soirée. Qui sait, il trouverait peut-être quelqu’un d’intéressant.

L’intérieur du manoir était à l’image de l’extérieur. Des plafonds hauts, couverts de fresques aux couleurs chatoyantes. Des sculptures et des peintures ornaient les murs, dévoilant un véritable régal pour les yeux. On se serait d’avantage cru dans le palais d’un noble Hapien que dans le palais d’un seigneur sith.
L’opulence, la luxure et la décadence régnaient en ces lieux. Cela donnait la nausée à Oldae. Il n’avait rien contre la beauté ou la richesse de ceux qui le méritait. Pour autant, il ne pouvait pas supporter une opulence dévoilée de la sorte chez un seigneur sith. Maratan salissait tous les préceptes de son ordre en se réduisant de la sorte à jouer les princes de sang.
Dépassé le hall d’entrée en forme de rotonde, Oldae arriva dans la grande salle de réception. Une immense salle où des centaines de convives se pressaient à exercer le noble jeu. L’hypocrisie était encore plus forte ici, car c’était là où elle s’exerçait sous sa forme la plus pure. Les émotions déguisées, le jeu d’acteur, la tromperie et la moquerie se complaisaient et se mêlaient dans une valse hypocrite.
Le plafond arborait de magnifiques gravures tandis que des lustres en or et en cristal le parsemait. Des tables avaient été dressées de chaque côté de la salle afin de permettre aux convives de se restaurer. Des petits fours, des gibiers rares et les mets les plus rares de la galaxie se succédaient sur les grandes tables. Une véritable fortune avait dû être dépensée dans cette réception. Au fond, même si cela dégoutait Oldae, il ne s’agissait là que de la coutume. Le sith devrait se résoudre aux mêmes règles lorsqu’il réaliserait sa propre cérémonie des serments. Il fallait savoir montrer sa puissance et sa richesse, afin d’assurer confiance et de ne pas vexer les invités.
Le plus important de toute la réception se tenait tout au fond de la grande salle. Devant un grand mur paré de magnifiques tapisseries pourpre se tenait, assis sur un trône de chêne, un grand Duro, vêtu d’une tenue d’apparat verte et dorée. Les rides de son visage et les courbures de son dos témoignaient de son âge avancé. Il n’y avait pas de doutes possibles, c’était Dark Maratan. L’un des seuls Duro sith de l’empire. Le seigneur noir des sith saluait les invités qui se pressaient devant lui afin de faire valoir leur présence et de présenter leurs cadeaux. Les conversations étaient courtes et courtoises, essentiellement superficielles afin de marquer les convenances.
Oldae s’engouffra dans la file qui menait à sa cible afin de le saluer en bonne et due forme, et voir à qui il avait à faire.

Cela risque d’être long mon seigneur. De plus, je ne pense pas que ça soit une bonne idée, dit Idaho en murmurant à l’oreille du sith.

Nous n’avons pas le choix, répondit Oldae.

Les minutes passèrent avant qu’il ne fut le tour d’Oldae et qu’il puisse s’avancer devant le maître des lieux. Il s’avança, humble et soumis, d’une démarche assurée. Il baissa la tête en signe de respect avant de la relever et de fixer le seigneur qui lui faisait face. Les grands yeux rouges du Duro étaient troublant, dérangeant même. Ils relevaient une sagesse certaine et une malice que l’âge n’avait pas su faire disparaitre. Autour de lui, un majordome - qui lui murmurait le nom des invités qui se présentaient - et trois sith. L’un des sith était familier à Oldae La silhouette lui était familière, ils s’étaient déjà rencontrés par le passé, mais il était incapable de dire où. Le malaise semblait partagé, le grand sith aux cheveux noirs et à la joue balafrée était aussi troublé par le visage d’Oldae.
Le majordome murmura quelques mots à son maître afin de présenter Oldae.

Paul d’Angora mon seigneur, lui murmura t’il.

Le sith ne laissa pas le maitre des lieux prendre la parole et le devança.

Je suis honoré d’être ici mon seigneur. Je vous souhaite un magnifique 184iem anniversaire, puissiez-vous vivre encore longtemps, le salua Oldae.

Je vous remercie sieur d’Angora. Puis-je cependant me permettre une question ? demanda Maratan d’une voix enrouée.

Tout ce que vous voudrez, permit l’inquisiteur.

- Possédez-vous la force ? s’interrogea le maitre des lieux.

Perspicace ! Les sith présents autour de leur maître placèrent leur main à portée de leur sabre, prêts à dégainer face à la possible menace. La tension monta d’un cran. Derrière lui, Oldae sentit le lieutenant se raidir.
Anarell arbora son plus beau sourire. C’était un bel homme, brun, aux yeux gris, et à la stature forte. Il était le genre d’homme à plaire aux femmes et à être jalousé par les hommes. Son maître lui avait pris à se servir de son corps comme une arme.

Vous êtes tel qu’on le dit seigneur Maratan, un seigneur sith de légende. Vous m’avez percé à jour, j’ai effectivement des prédispositions pour la force. Mais contrairement à vous, mes parents n’ont pas voulu que j’intègre l’académie, je suis fils unique, l’avenir de la famille reposait entre mes mains, répondit Oldae d’un sourire enjôleur.

La réponse parut désamorcer l’atmosphère et les gardes se détendirent. Sauf un.

Nous nous sommes déjà vu quelque part, votre visage me rappelle quelque chose, insinua les grand sith.

Le boulet ! Tu pouvais pas la fermer ? Fallait que tu fasses le con à te la ramener. La tension remonta de nouveau et Oldae sentit le regard fois de Maratan se poser sur lui. Anarell dû faire appel à toute sa retenue pour ne pas briser le coup du grand sith.

Je ne crois pas mon seigneur, répondit Oldae avec une expression contractée comme si il cherchait à se rappeler quelque chose.

La réponse ne sembla pas satisfaire le grand guerrier.

Avez-vous servi dans l’armée ? lui demanda le sith.

En effet, j’ai participé à la grande guerre, acquiesça Anarell.

Il valait mieux répondre cela, la plupart des jeunes nobles de l’empire avaient fait leurs classes. Dire le contraire pourrait apparaître comme un mensonge.

C’est pour cela ! Etiez-vous à Peshqar sur Tepasi ? l’interrogea le sith enthousiaste.

Et merde ! Ils avaient vraiment combattu ensemble. Il était évident que la tête d’Oldae lui disait quelque chose, il était le héros de la bataille de Peshqar.
Il valait mieux couper court à toutes discussions avant d’être découvert.

J’y étais oui, une bataille terrible mais une grande victoire. Mais je n’en ai pas vu la fin, j’ai été blessé à la jambe et j’ai été rapatrié, concéda Oldae.

C’était pas totalement faux, sauf que le rapatriement c’était fait dans le mauvais camp. Le sith voulut ajouter quelque chose mais il fut coupé dans sa lancée.

Il suffit Dark Ronan, vous mettez note invité mal à l’aise, dit Maratan.

Ronan regarda son maître et hésita à rétorquer mais se ravisa. Le pire semblait éviter.

Je m’excuse si tel a été le cas sieur d’Angora, s’excusa Ronan.

Ce n’est rien. Maintenant, si vous permettez, je ne vais pas vous accaparer plus longtemps, dit Oldae d’un sourire conciliant.

En effet, derrière lui, les regards de notables se faisaient menaçants. Ils commençaient à se languir. Maratan acquiesça et Oldae se retira après une courte révérence. Le sith ne loupa cependant pas le petit geste que Maratan fit à l’un de ses sith pour lui murmurer quelque chose. On dirait que les soupçons avaient germé, Maratan était perspicace. Il était possible qu’il est percé Oldae à jour. Ce ne serait pas étonnant. Un homme qui a su créer sa propre sphère d’influence sur Dromund Kaas, au coeur de la chasse gardée du conseil noir, ne pouvait être qu’un fin tacticien. Cependant, il était peu probable qu’il est découvert la véritable identité Oldae, le Duro devait en être resté à un simple état de suspicion. Au plus, il prendrait l’inquisiteur pour un assassin. Il faudrait qu’Oldae soit prudent à l’avenir.
Idaho attendit qu’ils se soient écartés du maître des lieux pour parler à Oldae.

C’était tendu mon seigneur, dit-il.

Comme tu dis. Maintenant Maratan a des soupçons, répondit Oldae.

Je vous l’avais bien dit, plaida le lieutenant.

Ce n’est rien, c’était nécessaire. Je sais maintenant de quoi notre ennemi et ses hommes sont capables. Maratan va se contenter de nous surveiller, je ne pense pas qu’il fera quoi que ce soit, le rassura Oldae.

Je ne le sens pas mon seigneur, avoua Idaho.

Ne t’inquiète pas, il me faut te laisser. Je vais essayer de me cacher quelque part, toi reste ici ou ce sera louche ni avons tout deux disparus, ordonna Oldae avant de s’écarter de son lieutenant.

Oldae s’engouffra dans la masse d’invités et essaya de se frayer un chemin parmi les convives. La possibilité que Maratan intervienne pendant sa réception était infime. Le risque d’un bain sang était trop grand. Pour autant, Oldae préférait qu’Idaho reste dans la grande salle, là-bas il serait à l’abri.
Anarell parvint finalement à rejoindre la sortie du manoir et en sortit. Il y avait beaucoup moins de monde dans les jardins réservés aux invités et les bruits se faisaient plus lointains. Oldae se sentit apaiser par le calme qui régnait. Les personnes présentes n’étaient pas nombreuses et chuchotées comme des amants ne voulant pas être découverts. La majorité d’entre eux devaient d’ailleurs être des amants profitant de la masse de convives pour se rejoindre. Une des joies de la capitale où luxure et parfum de trahison n’étaient jamais loin.
Les jardins étaient magnifiques, la première chose qui plaisait d’ailleurs vraiment à Oldae. De petites fontaines et des bans en marbre étaient dispersées à travers des labyrinthes de buissons, créant de petites cours où pouvaient se réunir en toute tranquillité ceux qui le voulait sans risquer d’être vu par des yeux trop curieux.
Oldae regarda les alentours afin de trouver un endroit par lequel il pourrait rentrer dans l’aile réservée au maître des lieux. Penser y pénétrer depuis l’intérieur du manoir c’était bel et bien révélé impossible, le risque d’être découvert était trop grand.
Alors qu’il regardait les alentours, il ressentit une drôle de sensation et se retourna brusquement. Derrière lui, à une dizaine de mètres, s’avançait le sith à qui avait murmuré Maratan. Le guerrier, à la silhouette rehaussée par son armure avait un air sinistre qui contrasté avec le calme des lieux. Il fallait croire que Maratan était mois sage que son âge et son attitude le laissait penser. Le Duro n’avait donc pas peur de commettre un bain de sang dans sa propre demeure et pendant une réception de cette ampleur. Il devait penser qu’Oldae n’était qu’un vulgaire assassin dont l’un de ses guerriers pourrait aisément se débarrasser. Il risquait de connaitre quelques désillusions.
Les personnes présentes ne purent cacher leur appréhension devant l’allure menaçante du sith qui venait perturber le calme des jardins. Quelques un se levèrent d’ailleurs et partirent.
Oldae n’attendit pas d’être rejoins par le sith et partit en direction d’un labyrinthe végétal pour tenter de semer son poursuivant. Il s’y engouffra et marcha à toute vitesse entre les différents couloirs de végétaux. Il sentait le sith le suivre, le combat semblait inévitable. Oldae ne pouvait pas utiliser la force pour se repérer, il confirmerait à son adversaire son identité. Aussi, le seigneur noir des sith avançait à l’aveuglette dans le dédale.
Oldae finit par atteindre une petite cour cachée qui n’était autre qu’une impasse. Un petit ban faisait face à une magnifique fontaine qui crachait des jets d’eau dans les airs depuis des poissons en pierre. Au fond de la courette, se tenait une petite structure en bois recouverte de lierres qui refusait de dévoiler l’intérieur. Anarell fut cloué par la beauté des lieux. Il serait resté admirer si il n’était pas aussi pressé.
Le sith se rapprochait, il serait bientôt sur Oldae. Mais Anarell était pris au piège, prisonnier au coeur de l’impasse. Son adversaire l’avait acculé et Oldae n’avait pas d’arme pour se défendre. Un sabre était trop voyant et l’inquisiteur avait refusé de le prendre. Il ne lui restait plus que la sorcellerie. Les bruits de pas étaient de plus en plus proche. Plus qu’un tournant et l’homme de main de Maratan serait sur lui.
Oldae regarda autour de lui et son regard finit par s’arrêter sur la petite structure de bois. Sans qu’il sache pourquoi, son instinct lui disait de s’y rendre. La force semblait l’appeler, le guider vers le petit édifice de bois. Le sorcier n’hésita pas, il avait appris à faire confiance en la force. Il se précipita vers la petite structure et alors qu’il allait pouvoir en voir l’intérieur senti la présence du sith derrière lui. Oldae se retourna pour faire face à son adversaire ne pouvant lui tourner le dos. Le nouvel arrivant tenait un sabre à la main, il ne l‘avait pas tiré mais ça n’allait pas tarder.
Et merde ! Il n’y avait plus rien à faire pour éviter le combat, la confrontation était imminente. Le seigneur noir allait se mettre en garde lorsqu’il sentit des mains le saisir pas les épaules et le retourner. Il ne comprit pas ce qu’il se passa, et ne sentit qu’une seule chose : des lèvres se poser sur les siennes.
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Dark Plagueis Le Sage
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MessageSujet: Re: Manoir de Dark Maratan   Dim 13 Nov - 11:47



Dark Oldae




Partie III

Chapitre XXXVI: Des cheveux de blés et des yeux d'émeraude


Oldae ne comprit pas vraiment se qu'il se passa. Sans qu'il n'est eu le temps de réagir, des mains l'avaient saisi et l'avaient retourné avant que de douces lèvres ne se posent sur les siennes. Les lèvres étaient charnues, douces, agréables... Il manqua de sombrer dans l'ivresse du baiser mais se retint. Les mains se resserrèrent autour de sa taille pour l'étreindre et les baisers se firent plus langoureux, plus sensuels.
Mais qu'est ce qu'il se passait ? Oldae ne comprenait rien. Pourquoi une femme l'embrassait alors qu'il était poursuivi par un assassin ?  Il devrait justement s'enfuir pas s'adonner à une femme ! Pour autant, il n'arrivait pas à quitté l'étreinte de la jeune femme dont il ne parvenait qu'à décerner les contours du visage. Il avait envi de rester comme ça. Plus encore, la force lui disait de le faire, comme si il en allait de sa survie.
Le sith de Maratan se stoppa net, pantois. Visiblement, il n'avait pas prévu un tel retournement de situation. La scène était totalement irrationnelle, il fallait l'avouer.
L'étreinte cessa soudainement et la jeune femme s'écarta dans un petit cri, prenant la peine de garder une main derrière le dos d'Oldae et de porter l'autre à sa bouche. Et il put enfin la voir. Elle était ravissante, une véritable beauté comme il en existait que quelque unes dans la galaxie. Sa longue chevelure couleur de blé formait une natte qui descendait sur ses épaules, entremêlée de lacets brodés et recouverts de petites pierres précieuses. Ses yeux d'un émeraude profond étaient soutenus par ses boucles d'oreilles d'or et d'émeraude et pas un grand collier d'or serti des mêmes pierres précieuses. Son nez aquilin s'accordait avec la beauté de ses lèvres, charnues et aussi habilement dessinées qu'on aurait sur qu'elles étaient l'oeuvre de dieu lui-même. Elle ressemblait à une déesse, pareille aux princesses Hapiennes des contes enlevées par les pirates lors de la constitution de leur enclave. La jeune femme portait une grande robe couleur d'or et de cuivre, sertie de paillettes et de petits motifs, qui laissait entrevoir la beauté de ses formes et la richesse de son milieu.

- Que faites vous ici ? Comment osez-vous nous espionner ? Savez-vous qui je suis ? Je suis Maria von Orbelian, fille de l'archiduc Francois von Orbelian ! s'écria t'elle en direction du guerrier sith.

Von Orbelian ? Il n'y avait rien d'anormal à ce qu'elle paraisse pour une Hapienne puisqu'elle en était justement une. La famille Von Orbelian était la famille des ambassadeurs d'Hapes dans l'empire sith.
Le guerrier parut décontenancer, il ne savait pas quoi répondre. Il connaissait le nom de cette célèbre famille, et surtout sa fonction. Les répercutions pour son maître pouvaient être terribles si jamais un scandale éclatait. Il regarda hébété autour de lui cherchant quelque chose à dire.

- Je suis désolé votre Altesse, nous avions des doutes sur cet homme, nous pensions qu'il était un possible assassin. Mais nous sommes sûrs du contraire maintenant, si il est avec vous, il ne peut en être ainsi. Je suis sincèrement désolé de vous avoir dérangé, s'excusa lamentablement le sith.

- Vous êtes conscient que vous parlez de mon promis ? Mon promis serait un assassin ? Retournez voir votre maître et dites lui que je suis très mécontente de son attitude, lui rétorqua Maria.

Son promis ? Elle y allait un peu fort quand même. La situation prenait une tournure de plus en plus irréelle et Oldae était de loin le plus mal à l'aise puisqu'il ne comprenait strictement rien.

- Je suis vraiment désolé, je m'en vais immédiatement prévenir mon maître. Nous ne vous importunerons plus, s'excusa de nouveau le guerrier avant de saluer la dame et de partir à toute vitesse.
Oldae se retrouva seul avec la jeune femme.

- Puis-je savoir ce que valait ce baiser ? demanda Oldae curieux.

- Vous sembliez en difficulté, répondit-elle.

- Vous sauvez toutes les personnes qui vous semble en difficulté ? l'interrogea t'il.

- La plupart, oui, rétorqua Maria.

- En les embrassant ? s'étonna le sith.

La jeune femme devint toute rouge et se détourna d'Oldae.

- Je n'avais pas le choix ! argumenta t'elle.

Oldae gloussa à la répartie de la jeune femme.

- Je ne vous avez rien demandez ma Dame, rigola le sith.

Elle se retourna vers lui et le dévisagea de ses yeux d'émeraude. Elle était plus petite que lui et plus jeune aussi. Elle ne devait avoir que vingt ans peut-être moins.

- Ne faites pas comme si rien n'était ! Il allait vous faire du mal ! Je ne pouvais pas le laisser faire devant moi. J'ai paniqué alors j'ai fait la première chose qui m'ai venu à l'esprit, lui répondit-elle.

- M'embrasser ? insinua t'il un sourire aux lèvres.

- En l'occurence, approuva la jeune femme.  

- J'envie les hommes que vous aidez si telles sont vos méthodes, s'amusa Oldae.

- Cessez donc de vous moquer de moi. Vous devriez plutôt me remercier, dit Maria.

- C'est vrai, je vous remercie ma Dame, vous m'avez sauvé, remercia Oldae tout sourire.

- Vous vous moquez de moi ? demanda t'elle.

- Jamais... concéda le sith.

- Si, vous vous moquez de moi, acquiesça la jeune femme.

- Je vous assure que non. Vous m'avez demandé de vous remercier et c'est ce que j'ai fais, se défendit t'il.

Maria le regarda longuement et sembla convaincue. Elle se détourna d'Oldae et alla s'assoir sur le bord de la fontaine avant de nouveau porter son regard vers le sith.

- Pourrais-je connaître votre nom ? l'interrogea la Hapienne.

Oldae s'approcha de la fontaine et vint s'assoir à côté d'elle sur le rebord de la fontaine.

- Paul d'Angor votre Altesse, se présenta t'il.

- C'est votre vrai nom ? Si vous êtes poursuivi c'est qu'il y avait une raison, lui demanda t'elle.

Oldae fut surpris mais n'en laissa rien paraître et répondit immédiatement.

- Non, avoua t'il.

Tous deux se regardèrent intensément, les yeux dans les yeux, se jaugeant. La scène avait des allures romantique dans ce petit jardin où seuls le bruit du vent et les clapotis de l'eau venait rompre le silence des lieux.
La jeune femme le regardait fortement, troublante avec ses yeux émeraudes. Elle se demandait si il rigolait ou si il était sérieux. La tension était presque palpable. Soudain Oldae gloussa avant d'éclater totalement de rire. La jeune femme l'imita et tous deux sombrèrent dans les affres de l'humour.

- Vous ne devriez pas me faire des blagues comme celles-ci sieur d'Angora, le gronda Maria.

- Je m'en excuse ma Dame, s'excusa Oldae.

- Et pourquoi cet homme vous suivez t'il ? s'interrogea t'elle.

- Je l'ignore moi-même à dire vrai, s'amusa Oldae.

Elle ne parut pas complément convaincu mais n'en demanda pas plus.

- Que faites-vous dans la vie ? demanda t'elle.

- Je voyage, lui répondit Oldae.

Il n'avait pas la force de lui mentir. Il préférait dire quelque chose de vrai.

- Vous voyagez ? Que j'aimerai voyager ! Ou êtes-vous allés ? l'interrogea Maria.

- Un peu partout dans la galaxie, dit le sith.

- Etes-vous déjà allé sur Hapes ? demanda la fille de l'archiduc.

- Il y a longtemps, oui, avoua t'il.

- Qu'en pensez-vous ? questionna la jeune femme.

- C'est magnifique, l'une des plus belles planètes que j'ai eu l'occasion de visiter. De plus, les femmes d'Hapes sont sont de loin les plus belles de la galaxie, s'amusa à répondre le sith.

Il disait la vérité. Aussi bien pour la planète que pour les femmes. La jeune femme gloussa à la mention de la beauté des Hapiennes.
Le froid s'empara des lieux, un léger courant d'air vint se glisser dans la petite cour perdue au coeur du labyrinthe. Oldae sentit la jeune femme se raidir, elle ne portait qu'un simple châle pour se protéger de la fraîcheur de la nuit. Le sith se leva et enleva sa veste qu'il mit sur les épaules de la jeune femme.

- Vous êtes sûre ? Je ne veux pas vous importuner, dit la Hapienne.

- Vous n'en faites rien ma Dame. Venez, il se fait tard et la nuit devient fraîche. Rentrons, dit le sith en lui tenant la main afin qu'elle la prenne.

La jeune femme n'hésita pas et saisit la main tendue pour se relever avant de prendre le bras tendu. Tels deux amants, ils rejoignirent le manoir sous la fraîche nuit de Dromund Kaas. Ils n'échangèrent pas mots pendant leur retour, cela leur suffisait. Oldae se sentait serein, il ne feignait pas la comédie, il était réellement serein. Cette femme l'apaisait, il se sentait lui-même avec elle.
Oldae avait connu de nombreuses femmes au cours de sa vie. Lors de son apprentissage, son maître lui avait appris à utiliser son corps comme une arme et il avait dû séduire de nombreuses femmes afin de leur soutirer des informations ou de les assassiner. Les horreurs de la guerre l'avait aussi pousser plus d'une fois dans les bras d'une femme afin d'oublier les champs de bataille ne serait-ce que pour une nuit. Pour autant, Oldae n'était jamais tombé amoureux, l'amour était fortement déconseillé pour les sith. C'était une émotion qui les conduisait à leur perte et Oldae l'avait proscrite. Mais il ne pouvait nier que passer ces quelques temps avec la jeune femme lui avait été agréable.
Lorsqu'ils se rapprochèrent du manoir, ils purent entendre une mélodie virevolter dans les airs. Le bal semblait avoir commencé afin de divertir les invités.

- M'accorderiez-vous cette danse ? l'invita Maria.

- Vous m'en verrai ravi ma Dame, accepta Oldae.


Ils étaient tout les deux, face à face sur la piste de danse. Les musiciens s'étaient tus à l'instant et préparaient leur prochain morceau : une valse en quatre temps. Une des dernières modes de la capitale. Les valses étaient généralement à deux ou à trois temps mais jamais à quatre. La majorité des personnes présentes sur la piste s'écartèrent, incapable de valser sur un morceau aussi rapide. Il ne restait plus qu'une dizaine de danseurs lorsque l'introduction de la mélodie commença.

- Vous en pensez-vous capable ? la nargua Maria en se positionnant à six pas d'Oldae comme le voulait cette dance.

- Je danserai sur n'importe quoi à vos côtés ma Dame, lui rétorqua t'il.

L'introduction arrivait à sa fin, la danse allait enfin commencer. Oldae se mit en position et lorsque les premières notes retentirent, il commença. Il tapa quatre fois dans ses mains au rythme de la musique pendant que Maria se rapprochait de lui en réalisant les premiers pas. Ils se retrouvèrent l'un en face de l'autre, Maria posa sa main gauche sur l'épaule d'Oldae et son autre main dans la gauche du sith, qui place sa main droite sur le dos de la jeune femme, et ils valsèrent. La valse en quatre temps étaient rapides, il fallait être un danseur qualifié pour la réaliser. Oldae n'avait pas valsé depuis plusieurs années mais son maître avait veillé à lui apprendre toutes sortes de danse afin de pas l'humilier lors d'une soirée mondaine. La technique revint rapidement, dès les premiers pas. Maria semblait pratiquer bien plus souvent que lui, elle dansait parfaitement bien, enchainant les pas avec une vitesse déconcertante. Oldae parvint cependant à suivre et se surprit même à y prendre du plaisir. Autour d'eux la piste se vidait pour laisser place aux deux danseurs qui semblaient faire succès au sein de la foule. Un grand cercle fut formé par les convives et Oldae pouvait entendre les étonnements des convives devant les talents de danseurs de Maria et de lui. Les deux danseurs se permirent d'un consensus mué de déroger aux pas traditionnels pour se lancer dans une valse improvisé mais beaucoup plus impressionnante.
Les regards étaient tous braqués sur les deux danseurs qui avaient apprivoisé la piste avec une facilité déconcertante. Ils étaient au coeur de l'attention. Maratan devait être en rage qu'un possible assassin le ridiculise ainsi en apprivoisant la foule et en le narguant dans sa propre maison.
Finalement, la danse finit par s'achever et un tonnerre d'applaudissements se fit entendre. Les deux danseurs étaient essoufflés de leur performance mais étaient tout sourire.

- Je vois que vous êtes un fin danseur, le félicita Maria.

- Je n'ai pas votre talent ma Dame, lui répondit Oldae.

Les deux danseurs quittèrent la piste de danse et se plongèrent dans la foule d'invités.

- Ce fut un plaisir, avoua la jeune femme.

- Partagé. Il faisait longtemps que je n'avais pas dansé de la sorte, consentit Oldae.

La jeune femme s'apprêtait à dire quelque chose lorsqu'elle fut interrompue par une serviteur, probablement sa suivante. Elle lui murmura quelque chose à l'oreille qui ne sembla pas plaire à Maria mais qui évita de le laisser paraître.

- On m'annonce que la cérémonie prend fin et que mon père m'attend. J'aurais aimé vous le présenter, lui proposa la Hapienne.

Ce n'était pas une bonne idée. Son père pourrait le reconnaître. Oldae avait participé à plusieurs soirées où l'ambassadeur Hapien était présent.

- Je ne peux malheureusement pas. J'ai laissé le temps passer et j'en ai oublié que je devais faire quelque chose. Il me faut partir immédiatement. Je m'en excuse ma Dame, s'excusa Oldae.

- Oh... Ce n'est rien, répondit-elle déçue.

- Ce n'est qu'un au revoir ma Dame, nous nous reverrons, je vous le promets. J'ai passé une délicieuse soirée en votre compagnie. Maintenant, si vous le permettez, je dois vous laisser. Au revoir, transmettez mes amitiés à votre père, la salua Oldae.

- Je l'espère. Au revoir sieur d'Angora, avoua t'elle.

Oldae la salua d'un baiser à la main avant de s'engouffrer dans la masse d'invités en mouvement qui se pressait pour sortir. Il réussit à se frayer un chemin vers l'extérieur et fut rejoins par son lieutenant, visiblement mécontent.

- Mais que faisiez-vous ? Vous batifoliez ? Je vous rappelle que nous sommes en territoire hostile, ça ne valait pas ma peine de s'exposer inutilement, dit-il.

- Ne vous inquiétez pas lieutenant. Dépêchons nous plutôt de sortir, nous sommes suivis, répondit Oldae.

En effet, derrière eux, le sith de tout à l'heure se rapprochait de nouveau. Les soupçons n'étaient pas redescendus, il avait simplement attendu qu'Oldae soit séparé de la fille de l'ambassadeur. Oldae ne pouvait pas se permettre de rester dans la propriété, il serait à la merci de son adversaire et sans arme. Il devait revenir avec un plan et aidé par l'effet de surprise. La cérémonie avait au moins eut le mérite de lui permettre de repérer les lieux.
L'inquisiteur ne s'attarda pas, il fit signe à Idaho d'avancer et les deux hommes partirent à grands pas. Le sith de Maratan les suivait de près, il allait être difficile de le semer. Une chose était sûre, il ne tenterait rien dans la foule d'invités pour ne pas causer de vent de panique.
Oldae et son lieutenant quittèrent la propriété sans être arrêtés au porche de ferraille et partirent vers les bois. Prendre une voiture était trop dangereux. Dans les bois, ils pourraient tendre une embuscade au sith. Ils s'engouffrèrent dans la masse d'arbres avant de se mettre à courir afin de semer leur poursuivant. Derrière eux, le sith se mit à courir, le sabre à la main.

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MessageSujet: Re: Manoir de Dark Maratan   Dim 13 Nov - 12:10



Dark Oldae




Partie III

Chapitre XXXVII: Dark Maratan I

Le guerrier sith s'avançait entre les arbres se guidant grâce à la lumière de la lune qui filtrait entre les feuillages. Il avait perdu les deux individus que son maître lui avait ordonné de suivre et d'abattre, mais ils n'étaient pas loin, il les sentait à travers la force. La nuit était fraîche et son armure ne suffisait pas à le réchauffer, ses doigts commençaient à s'engourdir et il avait de plus en plus de mal à tenir son sabre. Il se retrouvait encore avec une mission à la con à devoir retrouver deux pauvres assassins pas assez doués pour ne pas se faire repérer. Maratan aurait pu confier ça à la garde pas à un de ses sith. Il allait se dépêcher d'en finir une bonne fois pour toute et irait se réchauffer.
Le sith s'arrêta soudainement, il sentait que l'un des assassins était là. Tout près. Il tira son sabre et se mit en garde, craignait un sniper. Le sith regarda autour de lui à la recherche de sa cible mais ne vit personne. Bizarre, où était-il ?

- Au-dessus, indiqua une voix grave.

Le sith se retourna subitement et regarda au-dessus, là d'où venait la voix, mais trop tard. Il fut projeté contre un arbre avec une fore surhumaine. La structure de l'arbre s'ébranla sur le choc et le sith cria lorsqu'il s'encastra dans le tronc.
Seul la force pouvait faire ça... Un sith ? Impossible ! Il l'aurait senti. Il essaya de se débattre, de rompre l'étreinte mais rien n'y faisait. Il était le prisonnier de sa propre cible.
Une ombre se dessina entre les arbres, là où les rayons de la lune ne filtrait pas. Seuls deux yeux gris étaient visibles dans la pénombre.

- Toi... Tu étais un sith ? Comment est-ce possible ? demanda le sith avec difficulté.

- Imprudent, tu ne t'es même pas demander pourquoi tu sentais quelqu'un mais que tu ne le voyais pas, murmura la voix dans la pénombre.

- Enfoiré ! Je vais te crever ! s'écria le sith.

Il tenta de lever son bras afin de lancer son sabre sur son opposant mais son sabre lui fut arraché des mains. La lame rouge virevolta dans les airs avant de se positionner à deux doigts de sa gorge.

- Laisse moi en vie, je te t'en prie, supplia le sith terrorisé.

L'ombre effectua un petit mouvement de main, à peine discernable dans la pénombre, et la lame décapita le sith. Le corps et la tête retombèrent séparément sur le sol. Il en était fini de lui.


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MessageSujet: Re: Manoir de Dark Maratan   Dim 13 Nov - 12:49



Dark Oldae




Partie III

Chapitre XXXVII: Dark Maratan II

ll faisait froid devant la grande grille du manoir, les soldats de garde étaient frigorifiés. Les derniers invités venaient de quitter la propriété et de partir avec leur voiture et pourtant ils se retrouvaient à attendre que l'un des sith du maître revienne. Ils avaient eu pour ordre de ne pas fermer avant qu'il soit de retour.

- Quel sale temps, on se les caille, s'écria l'un des gardes.

- Putain, je te jure ! répondit un autre.

- Cessez de vous plaindre ! ordonna le sith de garde.

Le sith semblait à cran, il était inquiet. Ce n'était pas normal que son semblable ne soit pas de retour. Il était sensé allait abattre deux assassins qui s'étaient réfugiés dans la forêt. Rien de bien long, alors pourquoi prendre si longtemps ? Quelque chose clochait.

- Vous avez vu les bombasses qu'il y avait ce soir ? J'aimerai bien avoir une femme pareille ! dit l'un des soldats.

- T'es trop moche pour ça Ren ! le railla l'un de ses compagnons.

Les autres soldats explosèrent de rire.

- Ferme ta gueule Find ! lui rétorqua Ren.

- Vous allez la fermer ! s'énerva le sith.

L'ambiance était tendue. Les hommes semblèrent le comprendre et ils ne dirent rien de plus. C'était vraiment une fin de soirée pourrie. Ils faisaient le piquet depuis plusieurs heures sous le froid et dieu seul savait combien de temps ça allait encore durer.

- Au lieu de raconter des conneries, 2iem classe Ren et 2iem classe Find allaient voir si tout se passe bien ! ordonna le sith.

Les deux soldats n'osèrent pas s'opposer au sith, visiblement peu enclin à la discussion, et prirent la direction de la forêt.

- Faites gaffe au loup ! les railla un des soldats restés.

Les soldats éclatèrent de nouveaux de rires mais ce fut de courte durée. Le regard noir du sith les dissuada de continuer. Soudain les néons de la grille explosèrent et le devant de la grille sombra dans les ténèbres.
En même temps, alors qu'il passait le porche de la grille, Ren reçu une lame pourpre en pleine poitrine et s'écroula lourdement sur le sol, mort sur le coup. Find arma son fusil et se mit en joue mais sa tête se retourna brusquement en faisant un demi-tour. Le soldat mourut lui-aussi sur le coup.

- Putain qu'est ce qu'il se passe ? hurla un des soldats.

- En position ! ordonna le sith.

Les six hommes restant se répartir en demi cercle autour du sith et se mirent en joue. La tension monta d'un cran, ils ne savaient pas ce qu'il se passait. Les assassins n'étaient pas sensés être des sith. Alors pourquoi ils avaient un sabre laser et manier la force ?

- Qui est-là ? demanda le sith.

Il reçue pour toute réponse des éclairs de force qu'il bloqua de justesse en tirant son sabre. La foudre sith entra en contact avec le sabre dans une gerbe d'étincelles et l'obligea à reculer.
Les éclairs se succédaient et ne laissaient pas le temps au sith de se mouvoir. Il perdait de plus en plus de terrain. Autour de lui, les soldats restaient dubitatifs, attendant les ordres.

- Feu ! ordonna le sith alors qu'il bloquait les éclairs.

Les soldats se remirent en joue et visèrent dans la pénombre l'endroit d'où semblait venir les éclairs. Difficile de viser, ils ne voyaient rien dans le noir. Les néons avaient explosé et le devant de la grille était dans le noir total. Ils allaient tirer lorsque le sabre se retira du corps de Ren, revint dans la main de son propriétaire qu'il le lança de nouveau comme un boomerang. La lame siffla dans les airs en tournant sur elle-même et réalisa un parfait arc de cercle qui vint frapper les soldats les uns après les autres, les tuant sur le coup.
Le sith regarda autour de lui, dépité. Il n'avait rien pu faire pour aider les soldats. Il puisa dans sa haine et envoya au loin les éclairs. De nouveau libre, il chargea son adversaire alors à une quinzaine de mètres.

- Je vais te buter ! s'enragea t'il.

Le fusil de Ren se souleva du sol et pénétra dans la pénombre. Le sith n'en tint pas compte et continua sa charge. Il aurait dû...

- Jïerda, murmura la voix dans la pénombre.

Le sith ne comprit que trop tard. Une fois la formule prononcée, le bras du sith se brisa et il dû lâcher son sabre. Désarmé, il ne parvint pas à bloquer les trois tirs de blasters qui vinrent se figer dans sa poitrine.

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MessageSujet: Re: Manoir de Dark Maratan   Dim 13 Nov - 15:52



Dark Oldae




Partie III

Chapitre XXXVII: Dark Maratan III

Oldae quitta la pénombre qui l'enveloppait jusqu'alors et lâcha le fusil, qui retomba sur le sol dans un bruit métallique. Il s'avança dans l'allée jonchée de cadavres et les fouilla pour leur prendre leurs grenades. Il les désossa et en extrait la poudre qu'il répartit dans deux petites sacoches en cuir et qu'il attacha à son ceinturon. Oldae récupéra aussi les deux sabres. Il en aurait besoin, sans arme il ne ferait pas long feu contre Maratan et ses derniers guerriers.
La grande allée était beaucoup plus calme sans la nuée d'invités. Seul le bruit des hiboux venaient perturber le calme religieux des lieux. C'était presque agréable. Dommage que l'odeur de la poudre et la chair calcinée flottait dans les airs.
Le sith parcourut tranquillement l'allée menant au manoir, prenant plaisir à observer les alentours qu'il n'avait pu qu'entrevoir à travers la masse de convives. Il savait que Maratan l'attendait, autant le faire attendre le plus longtemps possible dans ce cas. L'effet de surprise n'avait servi qu'à se débarrasser des deux premiers sith et entrer dans la propriété. Désormais, la lutte serait de front.
Oldae avait ordonné à Idaho de rester en retrait. A l'intérieur du manoir qui sait ce qui pourrait arriver. Même si le sith était serein, cette sérénité pourrait le mener à sa perte. Il devait rester prudent. Dans l'antre de Maratan, il se retrouverait seul face à une armée.

Sa marche tranquille fut mise à mal par un nouvel adversaire. Devant le porche du manoir, gardant l'escalier de l'entrée, se tenaient un sith et huit gardes. Visiblement, ils attendaient Oldae. Ils étaient prêts, en joue. Ils n'attendaient que l'ordre du sith pour faire pleuvoir leurs tirs. Il serait difficile d'attaquer un tel dispositif de front, la puissance de feu risquait d'être fatal à l'inquisiteur. Pour autant, passer par les côtés risquaient d'être une perte de temps. Oldae se retrouverait dans des parties du manoir qu'il ne connaissait pas et qui pouvaient être piégées. Là, au moins, il savait où était son adversaire : juste devant lui. Il lui suffisait de passer l'entrée et il serait dans la rotonde faisant face à la grande salle où était Maratan.

- Feu ! s'écria le sith.

L'ordre fit quitter Oldae de sa réflexion et il eut tout juste le temps de bondir sur le côté pour esquiver la pluie de lasers. Il se réceptionna souplement sur le côté en glissant et ne laissa pas le temps à ses adversaires de réorienter leurs tirs. Il usa de la force pour vider une de ses sacoches de poudre, forma une grande sphère qu'il lança sur les soldats. La sphère de poudre heurta l'un des soldats, s'enflamma et explosa dans une gerbe de flammes. Les soldats furent pris dans l'explosion et furent projetés contre les murs. La plupart moururent sur le coup, les autres, gravement blessés, demeurèrent au sol, immobiles. Les vitres explosèrent tout comme la porte d'entrée qui vola dans la rotonde. Les murs blancs de la façade étaient désormais noirs et une partie du carrelage de l'entrée avait volé en éclat. L'entrée était libre. Oldae s'y précipita mais le garde sith se mit devant lui. L'explosion l'avait seulement blessé et la flamme de la rage brillait dans ses yeux.

- Ecartes toi, lui conseilla Oldae.

- Jamais, rugit le garde.

Le garde se jeta sur Oldae. Ce dernier bondit en arrière pour esquiver le coup et se réceptionna sur le sol après un salto. Le garde se jeta dans les airs pour fondre sur son adversaire. Trop prévisible. Oldae esquiva d'un pas sur le côté avant d'esquiver d'un mouvement du buste la fente du garde et de le cueillir d'un coup de genou au ventre et de l'envoyer rouler au sol à plusieurs mètres. Le garde roula et se récupéra difficilement à genoux. Oldae avança vers lui, une lame de tirée. Le garde se releva et chargea l'inquisiteur. Il attaqua d'un grand coup vers le haut comme si il voulait trancher Oldae en deux. L'inquisiteur bloqua le coup en plaçant son sabre à l'horizontal et usa de la force pour saisir le second qu'il planta dans la poitrine du garde sith.
Oldae laissa retomber le cadavre sur le sol et gravit les marches de l'escalier. La rotonde était toujours aussi belle, si on omettait la porte fracassée qui gisait sur le sol et la partie du carrelage explosé. Une seule anomalie, la porte de la grande salle était fermée. Le sith pouvait sentir la présence de Maratan, de deux autres sith et d'une quinzaine de soldats. Ils l'attendaient.



Les gardes étaient postés tout autour de la porte qui permettait d'accéder à la grande salle. Avec eux, un sith. Ils savaient qu'un seigneur noir était de l'autre côté et qu'il avait vaincu toutes les forces extérieures à lui seul. La peur et l'appréhension pouvaient se sentir dans la petite troupe.
Maratan, assis sur son trône, regardait la scène avec attention, Dark Ronan à son côté. Il était calme, comme à son habitude. Il avait connu de nombreuses situations similaires à travers sa vie. Ce n'était pas la première fois qu'un assassin venait s'en prendre à lui. Pour autant, cette fois, c'était différent. Il avait compris à qui il avait à faire, ce n'était pas un vulgaire assassin dont il était la cible, mais d'un seigneur noir des sith. L'un des survivants de la bataille du temple, et l'ancien apprenti d'un conseiller noir.

- Ne vous inquiétez pas, nos hommes vont s'en débarrasser, le rassura Ronan.

- Ils ne peuvent rien contre lui, lui répondit Maratan.

- Que dites-vous ? Nous avons une quinzaine de soldats et nous sommes trois sith. Il n'a pas la moindre chance je vous l'assure, rétorqua le sith.

Comme pour s'opposer à son propos. Un homme s'exclama.

- C'est quoi cette poudre noire ? demanda un soldat.

Un claquement de doigt se fit entendre, un très léger bruit d'étincelle et se fut l'enfer. La porte explosa et un torrent de flammes se déversa dans la grande salle. Les soldats et le sith, postés devant la porte furent fauchés dans l'explosion. Les vitraux de la grande salle explosèrent et le verre se répandit sur le sol alors que les portes furent projetés à travers la salle. L'une d'elle se dirigea tout droit vers Maratan mais elle s'heurta à une barrière invisible et retomba dans un fracas sur le sol.

- Dommage... murmura une voix.

Dans les flammes qui se répandaient sur le sol, un homme s'avançait à travers les corps calcinés. Les flammes s'écartaient à son passage, n'osant toucher leur maître. Le seigneur noir s'arrêta au milieu des flammes.

- Te voilà, soupira Maratan.

- Qui es-tu ? s'écria Ronan.

- Tu ne le sais pas ? Pourtant nous nous sommes déjà vu sur le champ de bataille. A Peshqar, lui répondit Oldae.

- Comment ? demanda le sith.

- C'est Dark Oldae, le héros de la bataille de Peshqar, expliqua Maratan.

Ronan regarda son maître, dubitatif.

- Pourquoi est-il ici ? lui demanda t'il.

- Pour se venger d'un crime que j'ai connu il y a plus de cent ans auprès de l'un de ses vassaux, lui répondit Maratan.

- En effet, et je vais m'empresser de te tuer pour venger mon vassal, rétorqua Oldae.

Dark Maratan se leva de son trône et saisit son sabre laser tout en laissant sa pressions spirituelle se répandre autour de lui. Ronan l'imita et tira sa lame à son tour. L'affrontement allait commencer. L'heure de vérité.
Oldae se concentra et laissa sa pression spirituelle se répandre dans la grande salle. Sa pression était supérieure à celle de Maratan mais il ne devait pas pour autant s'y fier. La pression spirituelle ne faisait pas le combat.
Le seigneur noir des sith fit appel à la force et en levant les mains au ciel souleva les bouts de verres répartis dans la salle. Il les réunit en deux grandes pointes et les lança sur le maître des lieux. Les morceaux de verres fusèrent et traversèrent la salle à toute vitesse mais leur course fut stoppée par une puissante barrière de force. Les morceaux de verres explosèrent en poussière en se fracassant contre les défenses de Maratan. Ce dernier profita de sa défense pour attaquer et lança une puissant éclair vers Oldae qui l'esquiva d'un bond dans les airs. L'inquisiteur se réceptionna sur l'un des murs et usa de la force pour se projeter à toute vitesse sur le maître des lieux. Il atterrit sur le sol dans un fracas en amortissant le choc avec la force, glissa sur le sol en utilisant l'inertie et tira sa lame. Il allait frapper la barrière de Maratan lorsque Ronan se plaça devant. Les sabres de deux sith se percutèrent et le visage des deux guerriers se touchèrent presque. Ronan glissa quelque peu en parant le coup d'Oldae, appuyé par l'inertie mais réussit à bloquer la course de l'inquisiteur.
Les deux hommes se regardèrent droit dans les yeux, se jaugeant.

- Tu ne le toucheras pas, s'écria Ronan avant de dégager la lame d'Oldae en recourant à la force.

Oldae fut soulevé du sol et atterrit trois mètres plus loin. Ronan je jeta sur l'inquisiteur et un duel furieux s'engagea entre les deux hommes. Oldae n'eut d'autre choix que de recourir au style du double sabre. Il n'avait pas manié deux sabres depuis son apprentissage et son style était légèrement maladroit, ce qui conféra un avantage certain à son adversaire.
Ronan brisa la grade du sith de deux bottes fermées et asséna un violent coup de taille. Oldae l'esquiva en donnant un coup de pied retourné dans le bras de Ronan. L'inquisiteur se réceptionna à genoux et attaqua d'un violent coup en ciseaux à la taille que son adversaire esquiva d'un bond de côté. Anarell voulut se jeter sur lui mais dut esquiver un éclair d'une roulade. La foudre explosa à l'endroit où il devait normalement se trouver tandis q'un second éclair fusait déjà vers sa nouvelle position. Oldae l'arrêta d'un coup de sabre juste à temps pour bloquer avec son deuxième sabre le coup de Ronan.
Les deux hommes reprirent le duel avec ardeur. Le style d'Oldae devenait de plus en plus précis, retrouvant les réflexes liés à l'école du double sabre. Il se fendit, loupa son adversaire mais bloqua le revers de sa deuxième lame avant de la repousser violemment et de fondre sur Ronan. Ce dernier dut bloquer le coup en plaçant son sabre à l'horizontal. Les deux sabres d'Oldae se retrouvèrent dangereusement proches de son visage et Ronan dut mettre genoux à terre. Les lames pourpres de l'inquisiteur se rapprochèrent inexorablement et le guerrier ne dut sa survie qu'à son maître.
Maratan lança un éclair sur Oldae qui dut le bloquer à l'aide d'un seul sabre, ne laissant qu'une seule lame maintenir Ronan à genoux. Ce dernier en profita et balaya la jambe d'Oldae qui s'affaissa et ne put contenir d'avantage les éclairs. La foudre sith frappa l'inquisiteur et l'envoya rouler sur le sol.
L'inquisiteur n'avait pas dit son dernier mot. Il arrêta sa roulade en se réceptionnant et lança un éclair vers Maratan. La foudre explosa au contact de la barrière mais permit à Oldae de charger Ronan qui se remettait en garde. Il bondit dans les airs et fondit sur son adversaire qui dû esquiver de justesse un coup qui le frôla. Il ne put cependant pas parer la vague de force de l'inquisiteur qui l'envoya valser près de son maître.

Oldae souffla et se remit en garde. Cette fois, Maratan avait décidé de cesser le soutien pour participer lui-même au combat. Il attendit que Ronan se relève et tout deux s'avancèrent vers Oldae. Puis se séparèrent, se plaçant chacun d'un côté de l'inquisiteur.
Oldae inspira plusieurs fois et salua Maratan d'un mouvement de tête comme il avait l'habitude de le faire lorsqu'il affrontait de grands guerriers. Le maître des lieux lui rendit son salut, preuve de son honneur, et le combat reprit.
Ronan se jeta sur Oldae, qui esquiva le coup tout en lançant un éclair à Maratan pour le bloquer. Il bloqua un revers de Ronan avec ses deux sabres avant de se baisser pour viser les jambes. Ronan balaya la lame d'Oldae et se fendit, mais l'inquisiteur s'était déporté sur le côté. Oldae voulut attaquer son adversaire sur le côté mais fut contraint de bloquer un coup de sabre de Maratan derrière lui. Oldae se retrouva prit entre les deux combattants et se retrouva rapidement acculé sous les coups successifs. Sa garde finit pas céder et Maratan le toucha au bas du ventre. La lame toucha la chair et arracha un cri à Oldae qui bondit en arrière. Il se retrouva collé au mur, blessé. La lame n'avait pas beaucoup pénétré mais suffisamment pour faire une vilaine blessure.
Il se concentra afin d'oublier la douleur et se remit en garde. L'heure de se battre sérieusement était arrivée. La lueur dans ses yeux changea, il prenait enfin ses adversaire pour une véritable menace.
L'ivresse du combat lui monta à la tête comme cela faisait plusieurs mois qu'elle ne s'était pas manifestée. Cette ivresse n'avait qu'une seule source : la peur de la mort. Oldae savait que ses adversaires pouvaient le tuer et cela stimulait son pouvoir.
Son sang se mit à bouillir dans ses veines. Il sentit le côté obscur s'écouler en lui et le renforcer. Il n'avait pas utiliser le côté obscur depuis le combat contre Dark Kallig dans le temple noir de Dromund Kaas, et le sentir se déverser en lui, lui fit un bien fou. Il se sentit revivre de l'intérieur. Mais ce n'était qu'une illusion du côté obscur. Cette jouissance n'avait rien de réelle, elle n'était que mensonge.
Oldae s'était fait pour règle d'or de toujours compter sur ses propres réserves et de n'utiliser le coté obscur que si sa vie était en danger de mort. Même pour lui, recourir au côté obscur était dangereux, il n'était pas à l'abris de tomber sous son contrôle.

- Allons-y. L'heure du bain de sang a sonné, dit Oldae avec un sourire.

Les deux opposants chargèrent Oldae qui bondit dans les airs et atterrit dernier eux. Il lança une violence vague de force qui cloua ses adversaires au mur. Les deux guerriers furent cloués au mur avec une violence impressionnante. Maratan fut le premier à se lever et attaqua avant que Ronan ne se relève. Grossière erreur. Oldae prit rapidement l'avantage et blessa le Duro à la jambe avant de le projeté d'un violent coup de pied. Maratan tomba lourdement par terre et peina à se relever. Pendant ce temps là, Ronan avait de nouveau engagé le fer avec Oldae. L'inquisiteur se contentait de parer, surveillant du coin de l'oeil Maratan. Soudain il vit le maître des lieux préparer un puissant éclair. Si jamais il était touché part ça, le combat était perdu.
Oldae dégagea la lame de Ronan recula d'un pas pour l'inciter à attaquer. Ce qu'il fit. Ce dernier se jeta sur Oldae et voulut le toucher avec un large coup horizontal. L'inquisiteur glissa en-dessous de la lame, se retourna et frappa Ronan dans le dos. La lame pénétra l'armure et toucha la chair mais pas suffisamment pour le tuer. Le timing demeurait parfait, aussi tôt eut-il frappé, Oldae bloqua la foudre de Maratan en mettant ses sabres en croix et la renvoya sur Ronan à l'aide de la force. Blessé, Ronan reçut l'éclair en pleine poitrine et fut projeté à l'autre bout de la salle. C'en était fini de lui. L'éclair était d'une puissant démentielle, il l'avait tué sur le coup.

Le visage de Maratan se décomposa et Oldae en profita. Il frappa le sol et une trainée de force se propagea vers le maître des lieux. Maratan voulut la bloquer d'une barrière mais ça ne suffit pas. Le sol se fendit tout autour de Maratan et il perdit son équilibre. L'inquisiteur tendit les deux mains et recourut à tout son pouvoir. Il souleva le maître des lieux dans les airs et le fracassa sur le sol. Il sentit les os de Maratan se briser et la douleur l'envahir lorsqu'il percuta le sol.
Oldae reprit son souffle. Le côté obscur prenait le pas sur sa raison et le musela immédiatement. Lorsqu'il eut retrouvé une pleine maîtrise de lui, il s'approcha de Maratan.

- Vous vous êtes bien battu, dit Oldae en toute honnêteté avant de décapiter le Duro.

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Dark Plagueis Le Sage
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MessageSujet: Re: Manoir de Dark Maratan   Dim 13 Nov - 19:18



Dark Oldae




Partie III

Chapitre XXXIX: 21C


Oldae quitta la demeure de Maratan avec un sac de toile à la main. Inutile d'en dévoiler le contenu. La large tâche rouge au fond du sac témoigné de l'objet transporté.
Lorsque le sith quitta le manoir, il fut accueilli devant les escaliers par une dizaine de soldats. Les malheureux étaient terrorisés, ils avaient vu les cadavres que le sith avait laissé derrière lui. Ils ne voulaient pas finir comme eux. Leur peur était palpable, la majorité d'entre eux tremblaient. Ils étaient probablement incapables d'appuyer sur la gâchette tellement le sith les effrayait.

- Je n'ai plus envi de me battre. J'accepte de vous laisser en vie à une seule condition : dites à qui veut l'entendre, où que vous irez, que le seigneur noir des sith Dark Oldae ne tolère pas que l'on s'en prenne à ceux qui sont sous sa protection. Quiconque y transigera finira comme Dark Maratan, ordonna Oldae.

Les gardes ne demandèrent pas leur reste. Ils approuvèrent avant de filer à toutes jambes vers la sortie.


Oldae et Idaho pénétrèrent dans la navette consulaire posée sur l'une des passerelles de l'astroport du district 24. Ils avaient réussi à rejoindre un grand axe après plusieurs heures de marche et avaient pu prendre une navette pour les ramener à l'astroport.
Le sith ne tarda pas et alla directement s'affaler sur l'une des banquettes du vaisseau. Il était épuisé. Il allait laisser à Idaho le soin du décollage et du voyage. Le sith avait besoin de repos. Il ferma les yeux mais n'eut pas le temps de s'endormir. Idaho entra dans un fracas qui manqua de faire tomber Oldae de la banquette.

- C'est terrible. Stynth nous a contacté ! Il y a un assassin dans la forteresse, s'écria le lieutenant.

Un assassin ? Dans la forteresse ? Encore l'oeuvre de Jadus !
Soudain le sang du sith ne fit qu'un tour. Il fit le rapprochement entre l'événement et sa discussion avec le capitaine Crawler. 21C... Oracle... Il devait en être sûr.0
Le sith se leva d'un bond et dépassa Idaho pour rejoindre la cabine de pilotage où il visionna les messages enregistrés. Il avait coupé son transmetteur en début de journée et ne l'avait pas rallumé au cours de la journée. Deux messages attendaient d'être visionnés, enregistrés à plusieurs heures d'intervalle. Oldae les écouta et se décomposa progressivement.
L'assassin avait attendu qu'Oldae est quitté la forteresse et elle se retrouvait maintenant sans sa protection avec un assassin tout bonnement monstrueux en son sein. Il fallait plus d'une journée pour qu'Oldae rejoigne Imei. Il pouvait se passer des choses terribles pendant cette journée. Surtout si l'assassin était Oracle, comme le craignait l'inquisiteur. Car si tel était le cas, ce n'était pas nécessairement une bonne chose que Styneth est pris la direction de la forteresse. Qui sait ce qu'il pourrait faire pour protéger un de ses hommes, surtout elle... La situation risquait de virer au bain de sang. Encore plus si Oracle l'utilisait comme une arme.
Même si Oracle était le saboteur, Styneth avait veillé à renforcer la forteresse, il avait pris les résolutions adaptées. Cela limiterait les mouvements de l'assassin en attenant le retour d'Oldae.
Anarell tenta de trouver une logique à l'attaque du saboteur. Il n'y en avait pas. Attaquer la salle des radars n'aurait eu de sens qu'avant l'attaque de la flotte fantôme. Alors pourquoi maintenant ? La réponse s'imposait, c'était un leurre visant à attirer l'attention. L'assassin semblait chercher quelque chose de particulier. Il ne s'agissait pas de tuer un des sith. Maintenant que l'on savait qu'un tueur était dans la forteresse, la garde des sith serait renforcée. Styneth avait veillé à protéger les points faibles de la forteresse, mais ce n'étaient probablement pas la cible du saboteur non plus. Alors quoi ? Qu'elle était la cible ?
Oldae avait beau tourner le problème dans tous les sens, deux réponses s'offraient. La première était de voler ou de détruire les recherches d'Oldae. Cela porterait un coup dur au sith en le décrédibilisent devant le conseil noir. Heureusement, le sith avait toujours un exemplaire avec lui en prévision de ce genre de problème. Mais même cette réponse n'avait pas de sens, Jadus n'aurait jamais prévu un plan aussi complexe pour si peu.
Deuxième possibilité, et la pire probablement, créer le trouble dans la forteresse. Faire naître les disputes et les rivalités en l'absence d'Oldae. Sans chef légitime, le pouvoir pouvait être disputé entre les grands officiers, surtout au capitaine. L'assassin utiliserait ainsi Styneth afin de perpétrer un massacre sur Imei, puis le tuer... Tout prendrait sens, introduire un élément perturbateur dans l'armée d'Oldae pour la détruire de l'intérieur. Seule Oracle pourrait faire une chose pareille. Tout concordait vers une affreuse logique. Cependant, son plan fait été mis à mal. Styneth avait l'appui des autres sith. Personne, pas même Anderson, n'oserait s'opposer à un triumvirat sith. Les disputes pour le pouvoir ne seraient donc pas un gros problème. Quel serait donc la réaction du saboteur ?
Il fallait joindre Styneth, Oldae pianota quelque touches pour joindre le capitaine.
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