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 Sundari

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Dark Plagueis Le Sage
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Faction : Second Empire Sith
Messages : 782
Date d'inscription : 14/12/2015

MessageSujet: Sundari   Mer 11 Mai - 14:29


Sundari



Sundari est la capitale de Mandalore et la principale planète de l'empire mandalorian. Son statut comme celui de la planète, veut que cette dernière n'appartienne qu'au Mandalore lui-même et à son clan.
Toutes les actions s'y déroulant se reportent ici.


Dernière édition par Dark Plagueis Le Sage le Sam 14 Jan - 22:01, édité 1 fois
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Dark Plagueis Le Sage
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Faction : Second Empire Sith
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MessageSujet: Re: Sundari   Sam 14 Jan - 21:59



Dark Oldae




Partie IV

Chapitre IX: L'assemblée des clans mandalorians et le triomphe de Mandalore le Justifié I

Vastes déserts arides encerclés par les océans et parsemés de grandes cités à large dôme censé abriter les clans mandalorians des intempéries et du climat inhospitalier de leur planète. De tristes paysages monotones seulement balayés par les vents violents qui venaient des rocheuses pour s'abattre sur les parois noircies des cités mandaloriennes dans des bourrasques agressives de sable blanc.
Voilà le paysage qui s'étalait devant les yeux du Sith, assis face à la baie vitrée de la navette qui les amènerait à Sundari pour y rencontrer l'assemblée des clans. L'étape finale de la guerre du schisme du combattant et de toute cette entreprise militaire menée depuis plusieurs mois afin de pouvoir se venger du conseil noir et se débarrasser de son rival.
Mais ce n'était qu'une étape. Comme toute cette guerre. Comme il l'avait dit à Cadera : une étape vers une finalité. Et si la bénédiction du Justifié, l'alliance entre l'empire et les mandalorians, sa vengeance auprès du conseil noir et la mort de Jadus étaient des étapes vitales et privilégiées, elles ne demeuraient que des étapes. Nullement des aboutissements. Des étapes vers une finalité : une réforme en profondeur d'un empire déformé.

Il en était souvent venu au Sith à se demander si son désir de réformisme avait un quelconque sens. Son enseignement au côté obscur tendait à dénigrer ce genre d'idéal fondé sur l'altruisme collectif au profit de la pérennisation individuelle, jugée par les serviteurs du côté obscur comme incontestablement plus utile et fondamentalement plus rationnelle.
Il ne s'était jamais considéré comme un homme bon. Encore moins altruiste. Alors comment pourrait-il rêver d'un altruisme collectif tendant à réformer l'empire qui l'avait vu naître au détriment de sa propre pérennité ? Après tout l'idylle qu'il convoitait, tendait possiblement vers un suicide social voir physique dans une société où les Grands tendaient d'avantage à préserver l'ordre établi que de le modifier. Cela n'avait pas tellement de sens. On ne lui avait jamais appris à aimer l'empire. La passion de la patrie était un luxe dont les Sith se passaient volontiers pour les laisser aux militaires.
Peut-être qu'un tel désir traduisait une volonté d'obtenir du pouvoir. Ou simplement le désir implicite de la notoriété nait de la figuration dans les annales d'un peuple; qu'il doit être agréable de voir son nom demeurer dans l'histoire et ne pas être oublier alors que la chair de son corps se désagrège sous l'effet du temps. Mais cela n'avait pas tellement de sens non plus : un plaisir superflu comme celui-ci disparaissait dès lors que l'on mourrait. La notoriété ne bénéficiant qu'aux vivants ; les morts ne pouvaient que s'en réjouir, elle ne leur profiterait jamais là où ils étaient.
Après plusieurs années à réfléchir à la question - à ce désir qui le motivait et qui semblait dessiner le chemin qu'il empruntait - il en était venu à se convaincre que sa volonté de réformer le système impérial était issue du désir de survivre en empêchant la chute d'une empire voué à sombrer. Pourtant bien qu'il se convainc avec plaisir de cette réponse qui coïncidait avec les idéaux qui lui avaient été inculqués, Oldae n'en était pas réellement convaincu.
Aussi, depuis peu, préférait-il oublier la raison pour se convaincre de l'utilité de la finalité et de la légitimité de la manière pour y parvenir.  

Oldae n'avait jamais eu l'occasion de venir sur Mandalore. D'une part parce que son maître n'avait jamais trouvé bon de l'y envoyer ou de l'y emmener et d'une autre part, parce que les relations entre le second empire et les mandalorians avaient connu une période difficile avant l'alliance de la voie Hydienne.
En réalité, il ne s'en vexait guère. Mandalore n'avait rien d'une planète accueillante à ses yeux. Il s'exaspérait des mandalorians pour la bêtise et l'arriération de leurs coutumes et préférait s'en tenir éloigné ; bien qu'ils ne les exècrent pas pour autant. Il ne pouvait bien-sûr pas nier leurs talents certains pour les arts martiaux ; après tout, qui le pourrait ? Pour autant, il ne voyait pas la raison de cet entêtement pour les arts de la guerre et la quête du sang.
Il avait pourtant essayé de comprendre les raisons qui poussaient ces peuples à se battre pour leur gloire fictive mais il avait été forcé de se résigner, incapable d'établir une réponse qu'il voulait convaincante.

La navette s'engouffra dans la capitale planétaire par la fine ouverture qui s'était dévoilée dans le dôme uniforme et plongea dans un univers chaleureux, plein de fantaisies nouvelles et incongrues aux yeux de celui qui ignoraient que de pareilles merveilles se cachaient sous les dômes sombres de Sundari ; pareilles à des trésors enfouis dans leurs antres par les pirates de Lorell pour venir enjoliver la beauté des femmes qu'ils avaient enlevé lors de leurs pillages galactiques.  
Un dépaysement total. Finies les plaines de sable et les rocheuses difformes soumises à l'épreuve des vents secs. A la place, une vaste cité aux couleurs claires et aux formes délicates, imbibée d'une douce lumière filtrée par de fins panneaux translucides insérés dans les dômes et par une végétation luxuriante, méticuleusement entretenue et dévoilée sur les parvis des maisons, les terrasses vitrées et les grands jardins et parcs qui recouvraient la ville.
Dans un assemblage complexe de bâtisses et de bâtiments tantôt cubiques tantôt rectangulaires, rarement mais parfois triangulaires, se dévoilait sous les yeux ahuris du Sith la capitale urbaine de l'empire Mandalorian. Rarement il n'avait admiré de spectacles aussi magnifiques et jamais il n'aurait imaginé en voir un pareil sous le couvert de la capitale du peuple le plus violent de la galaxie.
Devant lui se dessinaient une large allée - probablement centrale de la ville - flanquée de chaque côté par des enchainements de bâtiments qui pouvaient parfois faire plusieurs centaines de mètres et qui dans une logique d'empilement et d'emboitement inconnue au Sith, s'étalaient sur tout le diamètre du dôme.
L'allée centrale semblait partager l'ensemble de la ville, reliant d'un bout à l'autre le large dôme. Sur ses bords trônaient fièrement de grands bâtiments aux parois semblables à du verre et imbriqués dans des arrêtes et des murs probablement faits d'un alliage semblable au célèbre acier mandalorian, à la couleur gris clair si caractéristique du savoir-faire unique des artisans de Mandalore. Souvent bleus ou verts, parfois gris ou noirs, les grands bâtiments se prélassaient sous la douce lumière que leurs vitres bleutées renvoyées dans toutes les directions, tandis que de fines sculptures sur alliages tapissaient leurs parois d'élégants motifs inconnus des connaissances du seigneur noir.
Mais de toute la cité, s'était certainement la succession de parcs et de jardins qui suivaient l'artère principale qui resplendissait dans cette ville à l'architecture originale. Reliés les uns les autres par de larges ponts de pierres beiges ou d'acier gris, et rejoignant les côtés de l'allée par d'autres ponts plus fins, les parcs et jardins s'étalaient sur des sols de verre totalement uniformes et légèrement opaques alors qu'une végétation luxuriante d'arbres et de fleurs en provenance de toute la galaxie venaient les enrichir de leurs couleurs et de leur verdure. Là, au coeur de ces havres de paix, des foules de citoyens mandalorians se livraient à l'ivresse de la tranquillité et de la sérénité, vêtus d'élégants vêtements qui tranchaient avec les légendes guerrières et les actes barbares du peuple de Mandalore.

Oldae ne semblait pas être le seul à s'être fait la remarque. Oriane, nouvellement revenue de sa mission et qui avait été la seule à qui le Sith avait donné l'autorisation de l'accompagner, désirant renforcé son lien avec son apprentie, semblait aussi surprise que son maître du paysage qui se dessinait sous ses yeux.

- Qu'y a t'il, Oriane ? demanda le seigneur noir. Tu sembles soucieuse.

- Pas soucieuse, maître. Subjuguée, répondit-elle. Je n'imaginais pas qu'une telle ville se cachait derrière ce dôme et derrière les pratiques des mandalorians.

- Je me suis fait la même réflexion, vois-tu. C'est une leçon importante que tu viens d'apprendre aujourd'hui : ne juge jamais un autre de sa seule extériorité, tu découvriras vite que le paraitre n'est pas l'être.

- Je comprends. Mais, maitre, je me demande pourquoi cette ville est ainsi. Je veux dire par-là : pourquoi une telle ville existe sur Mandalore ? Elle est totalement différente des villes mandaloriennes que j'ai eu l'occasion de voir ; et je ne parle des pratiques de ce peuple.

- Ca, mon apprentie, je l'ignore.

- Vous ignorez quelque chose, maitre ? demanda la fillette avec une moue perplexe, pareille à une révélation.

- Je ne sais pas tout, je sais uniquement ce que je sais, mon apprentie, répondit le Sith avec un sourire. Le savoir est trop vaste pur être recueilli par une seule personne et au cours d'une seule vie. Je me contenterai d'en recueillir le plus possible. Veille à faire de même.

- J'y compte bien. L'arme est un savoir au même titre que la lame la plus aiguisée.

- Détrompe-toi, mon apprentie. Le savoir est une arme bien plus terrifiante que la lame la plus aiguisée. Sans savoir, il n'y a rien. Sans savoir, il n'y a pas de lame aiguisée. Si tu dois privilégier une chose alors privilégie le savoir à la lame.

- Mais lors d'un duel, sans lame et seulement armé du savoir, comment gagné contre un autre, armé d'une lame ?

- Tu connais pourtant la réponse : le savoir t'as doté de d'autres armes que la lame aiguisée. Ne vous l'ai-je pas prouvé sur Imei, lors de l'épreuve des clochettes ? Sans armes, par mon seul savoir des arts martiaux et de la force, j'ai été capable de vaincre deux autres, armés des lames les plus aiguisées qui soient.

- Je vois. Je veillerai à retenir tout cela, maître.

- J'y compte bien, mon apprentie. Maintenant si tu veux savoir pourquoi cette ville est ainsi, je suis certain que le Mandalore te le dira avec plaisir, déclara Oldae en pointant du doigt le géant noir, assis de l'autre côté de la navette. Et ensuite, tu me feras un rapport de ce qu'il t'a dit. Le savoir n'est pas une chose que l'on garde pour soi.

- J'y vais, maître, approuva Oriane en se levant de son siège et en se dirigeant vers le Justifié, sous le regard attentif de son maître.
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Sundari
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