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 Sundari

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Dark Plagueis Le Sage
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Faction : Second Empire Sith
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MessageSujet: Sundari    Lun 19 Déc - 22:23



Dark Oldae




Partie IV

Chapitre VI: La bataille de Sundari [-3653]



Les secousses faisaient trembler le sol à intervalle régulier au rythme des pas foulant l'herbe fraiche du défilé rocheux qui les amènerait jusqu'à la plaine de Sundari. A intervalle régulier, les pas tambourinaient lourdement le sol et leur martèlement s'élevait dans les airs, porté par la résonance des parois du défilé. Des milliers d'hommes vêtus de rouges et de noirs avançaient entre les falaises sud qui menaient vers la capitale, arborants des bannières rouges ou oranges aux liserés dorés et, d'autres, des étendards sur lesquels se dessinaient trois bandes, deux rouges et une noire, et, au centre, le symbole du second empire.
Ils étaient des dizaines de milliers à avancer vers la cité de Sundari. Dans quelques instants, ils arriveraient dans la vaste plaine qui cerclait la ville du schisme du combattant. Là où aurait lieu la dernière bataille qu'ils mèneraient pour cette guerre. Victoire comme défaite, cette bataille se solderait probablement par la fin de la guerre.
Alignés en lignes et répartis en carrés, ils s'avançaient dans un silence de mort. Le genre de silence qui précédait les combats, un silence désagréable et lourd en sous-entendu. Beaucoup craignaient de perdre la vie dans cette ultime bataille. Ils ne savaient que peu de choses sur le plan, les officiers avaient été timides sur les détails. Les troupes savaient seulement qu'ils affronteraient une armée bien supérieure à la leur en terme de nombre et qu'ils devraient la tenir. Combien de temps ? Ils l'ignoraient. Ils savaient aussi que lorsque le signal serait donné, ils devraient battre en retraite dans le défilé. Simuler une débâcle qui devait apparaitre comme véridique aux yeux de l'ennemi. Pendant trois jours, les officiers leur avaient demandé de s'exercer à des simulations de retraites dans les rocheuses, réunissants des milliers d'hommes.
Malgré tout, ils étaient sereins, la coalition n'avait enregistré aucune véritable défaite depuis le début de la guerre, les victoires s'étaient succédées les unes après les autres. Ruusan, Charros IV, Garos IV, Thaere. Et bientôt Sundari. Leurs généraux avaient tous acquis de la renommé pendant la guerre, des noms s'étaient répandus comme des trainés de poudre dans les rangs de la coalition et du schisme du combattant. La victoire leur appartenait !

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La grande cité de Sundari se dessinait au loin, majestueuse capitale à la couleur de nacre. Le ciel se faisait noir, les nuages sombres se rassemblaient au-dessus de la plaine et seule la cité baignait dans un halo de lumière comme si les dieux avaient décidé de prendre partie pour le schisme du combattant en ce jour où régneraient le sang et l'épée. Mais cette lumière se tairait bientôt, elle tomberait dans les affres des ténèbres à jamais et, avec elle, les espoirs de la révolte de Jicoln Cadera et des ses guerriers. Ce jour serait marqué par la victoire de l'un des deux camps. Plusieurs mois de campagne pour en arriver à ce moment fatidique, ce jour qui marquerait la fin de la guerre du schisme du combattant et, du même coup, la Grande Traque Mandalorian.
Les nuages noirs masquaient les rayons du soleil mais ne permettaient pas de masquer les formes sombres qui se dessinaient dans le ciel. Des dizaines de vaisseaux attendaient dans l'orbite de Sundari, leurs capteurs et leurs batteries braqués sur la plaine qui cernait la capitale planétaire. Les aérodromes étaient tous en alerte maximale, tous les pilotes se tenaient prêts à décoller avec leurs chasseurs pour venir engloutir l'armée du schisme dans un océan de flammes. La dernière bataille de la guerre du schisme du combattant allait faire rage dans la plaine de Sundari où plus de 100 000 hommes s'affronteraient en ce jour.
Le Mandalore observait la vaste cité qui lui faisait face, posté sur un promontoire naturel. Derrière lui, il parvenait à entendre les bruits de pas de ses troupes qui parvenaient du défilé rocheux. Les premières forces se massaient déjà devant lui, au pied de la falaise sur laquelle il était perché. Il sentait son sang bouillir dans ses veines, l'envi du combat faisait trembler sa peau et et son sang battait dans ses tempes. Il avait défait un à un les plus grands guerriers mandalorians, il avait vaincu le précédent Mandalore lui-même, mais même après toutes ses victoires tous les clans ne lui avaient pas accordé son soutien. Au contraire, ils l'avaient laissé seul face à la révolte de Cadera et du schisme, seul avec les maigres forces qui avait décidé de se rallier à lui. Il avait été contrait à l'exil sur Geonosis, face à un adversaire de deux fois son nombre. Et aujourd'hui, il se tenait face au dernier bastion de Cadera. L'empire l'avait aidé, il le savait bien et il donnerait à l'empire ce qu'il avait promis en échange de cette aide militaire. Mais, aujourd'hui, c'était son jour de gloire, le jour où Mandalore le Justifié aurait vaincu la révolte qui lui faisait face. Tous les clans courberaient l'échine devant lui et celui que l'on nommait Artus, maître des arènes, deviendrait le Mandalore incontesté.
Le Justifié portait sa lourde armure d'or et de pourpre, tenant son casque à crête dans sa main droite alors que sa cape orange aux liserés d'or battaient sous l'effet du vent. Il retira sa lame du sol et la leva vers le ciel, plantant son regard vers l'horizon.

- En avant, marche ! ordonna t'il.

Les cris des soldats massés en-dessous de la falaise retentirent et l'armée se mit de nouveau en marche vers Sundari, sous le fracas assourdissant des pas, des armes et des armures. Le fracas assourdissant de la guerre.

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L'armée faisait face aux portes de la cité de Sundari. A peine cent mètres devant eux se dressaient les fiers murs blancs de la ville. Aucun bruit ne se faisait entendre, juste des raclements de gorge et des toux anxiogènes auxquels venait s'ajouter le bruit des frottements d'armures et du crissements des armes. Les forces de la coalitions étaient réparties en carré de mille hommes, massés les uns contre les autres, en trois rangées de 5 000 hommes chacune, le tout formant un arc de cercle face à Sundari. En réalité, seulement 16 000 hommes étaient postés dans la plaine, le reste était massé dans la faille, suffisamment proche pour apparaitre comme une force secondaire et suffisamment loin pour permettre aux 16 000 hommes qui combattraient de se replier et d'évacuer la faille sans l'encombrer lors du repli.
Le plan initial avait connu de légères modifications. Contrairement au plan d'origine, seuls 16 000 hommes combattraient réellement, le reste demeurait en retrait donnant l'illusion qu'ils attendaient pour intervenir. La raison était double, 16 000 hommes suffisaient pour tenir en formation défensive et plus aurait risqué d'engorger la faille lors de la retraite.
Les carrés de mille hommes et la formation avaient été soigneusement étudiés. Sur la première rangée de carrés, la première ligne était composée de soldats portants de lourds boucliers en dur-acier ou disposants de boucliers localisés pour arrêter les tirs. Les deux lignes suivantes étaient composées de tireurs qui ouvriraient le feu sur l'ennemi dès qu'il serait à portée, tandis que les porteurs de boucliers se baisseraient, offrant un espace de tirs tout en établissant une protection. Dès que la mêlée serait sur le point de commencer, les porteurs de boucliers n'auraient qu'à se relever pour engager la lutte et contenir les assaillants. Les trois lignes suivantes étaient composées de fantassins lourds, principalement des mandalorians tandis que les quatre dernières lignes étaient formées de fantassins légers plus flexibles et à même de moduler le combat.
Entre la première et la deuxième rangée de carrés, trois lignes de basiliks mandalorians attendaient que les combats s'engagent pour s'envoler et frapper les lignes centrales de l'ennemi tout en engageant les basilisks ennemis pour conserver le contrôle du ciel et des flancs.
Sur la deuxième rangée, les carrés se voyaient organiser différemment. La première ligne n'était pas composée de porteurs de boucliers mais de piquiers, qui formaient aussi les deuxièmes et troisièmes lignes. La raison de ce changement demeurait dans l'utilité des boucliers. Les boucliers étaient particulièrement efficaces lorsqu'il fallait contenir un ennemi groupé et entassé mais leur utilité se perdait lorsque les rangs des assaillants s'écartaient. Lorsque la première rangée de carrés tomberaient, les forces du schisme ne seraient plus regroupés en un seul bloc, leurs forces seraient éparpillées sur le champ de bataille. Dès lors, les piques revêtaient un sens tout particulier puisque les forces du schisme viendraient se fracasser dessus. Les six lignes suivantes des carrés étaient composées de fantassins lourds tandis que la dernière était composée de fantassins légers.
Entre la deuxième et troisième rangée de carrés, une quinzaine de marcheurs impériaux et une centaine d'hommes équipés de mortiers attendaient le début des combats pour ouvrir le feu sur les forces du schisme.
Enfin, la troisième rangée. Les cinq premières lignes des derniers carrés étaient composées de mandalorians et de Nekghoules lourdement armés. Leur rôle serait de se jeter sur les lignes ennemies alors que la confusion y régnerait pour permettre le repli des survivants de la deuxième rangée et ordonner le repli final.
Dès le repli final ordonné, les troupes de la coalition s'engouffrerait dans la faille alors que la chasse, les batteries et la flotte se mettraient à pilonner les positions prévues dans le plan initial. Ainsi, les 300 prendront immédiatement la relève sur les forces qui battent en retraite.
A cet ensemble, venez s'ajouter un ensemble de boucliers localisés sensés protéger les premières lignes de la coalition des tirs venant de la ville. Ces boucliers obligeraient l'armée du schisme à sortir pour en découdre sur le champ de bataille ou Cadera louperait sa chance d'en finir. Des centaines de snipers étaient aussi massés dans les rocheuses pour cueillir les officiers du schisme pendant la bataille et apporter la confusion.

Oldae observait le spectacle de loin, posté sur un transporteur lourd qui lui permettait d'avoir une vision dégagée du champ de bataille. Aux pieds du blindé, les 300 meilleures lames de la coalition attendaient patiemment le moment venu pour combattre. Oldae regarda patiemment eux qui combattraient à ces cotés dans la passe de la faille. Ils semblaient sereins, la majorité voyait comme un honneur de combattre dans la passe, même si ils risquaient d'y mourir. Le Sith ne fut pas surpris de voir le capitaine entrain de parler avec Ilis. Les deux amants ne s'étaient pas revus depuis un moment avant qu'ils n'arrivent sur Sundari. Trois jours n'étaient pas suffisants pour se dire tout ce qu'ils avaient à se raconter et aujourd'hui risquait d'être le dernier jour qu'ils passeraient ensemble.
Le seigneur noir était sceptique vis-à-vis de son plan, il jouait beaucoup sur des facteurs aléatoires. Les trois derniers jours lui avaient permis de modifier quelque peu son plan afin de limiter les pertes et d'optimiser les chances de succès. Les pertes seraient considérablement amoindries et la stratégie employée beaucoup plus fluide mais le plan restait bancale.  
Le communicateur du Sith se mit à grésiller et la voix du Mandalore retentit : "nous sommes en position, seigneur Sith".

- Déployez les boucliers localisés, ordonna Oldae.

Au loin, il vit les grands champignons fluorescents se répandre dans les airs et englober les premières lignes de l'armée coalisée. Quelques tirs fusèrent depuis Sundari en réponse mais ils vinrent s'écraser sur les boucliers, n'infligeant pas le moindre dégât aux troupes de la coalition et les batteries du schisme finirent par se taire après deux nouveaux essais.
Les minutes passèrent par dizaines, peut-être même par vingtaines, jusqu'à ce que la porte principale de la ville finisse par s'ouvrir et qu'une masse grouillant d'armures, de lances et d'épées n'en sortent. L'armée du schisme du combattant, 60 000 lames enragées ne demandant qu'à en découdre définitivement, portant fièrement la bannière rouge vive de Cadera sur laquelle se dessinait un cercle fendu. Le Sith sentait la présence du chef du schisme au centre de l'armée ennemie, il ne le voyait pas mais il parvenait à sentir sa présence et l'aura qu'il dégageait. Comme l'avait prévu Oldae, Cadera viendrait en découdre personnellement sur le champ de bataille. La rumeur avait été répandue que le Mandalore, Oldae et Styneth, plus connu comme le "démon" par les hommes du schisme, étaient tous trois dans l'armée qui faisait face à Sundari. En réalité, seul le Justifié se tenait là-bas, posté entre la deuxième et la troisième rangée.
Mais Cadera n'était pas seul, le dernier Jedi envoyé par l'ordre se tenait à ses côtés. Oldae ne le voyait pas mais sentait sa présence au coeur de la masse difforme que formait l'armée du schisme.
Le martèlement de leurs pas faisaient trembler le sol alors qu'ils s'approchaient des boucliers localisés dressés par la coalition. Rapidement les rangs du schisme s'écartèrent et, quelques instants plus tard, le demi-cercle formé par les forces du Justifié firent face à un croissant de lune de 60 000 hommes. Aucun tirs ne fusaient des deux côtés, ils savaient que les tirs ne perceraient pas les boucliers et la coalition ne voulait pas utiliser sa bombarde pour encourager le schisme à attaquer.
Le moment de l'assaut ne se fit pas attendre trop longtemps. Oldae ne parvint pas à entendre la voix de celui qui devait être Cadera mais vit ce dernier abattre un étendard vers le bas et une clameur retentit dans les rangs du schisme avant qu'il ne se mette à charger.
Oldae saisit son communicateur et s'écria "Maintenant !".
Immédiatement, la voix du Mandalore parvint jusqu'aux 300 lames et une clameur se fit entendre dans les rangs de la coalition alors que la première rangée de carrés se mettait en position. Le bruit des boucliers qui s'entrechoquent et des tireurs qui se mettent en position retentit dans la plaine de Sundari sous les ordres des officiers de la coalition. A peine les premiers hommes de Cadera eurent t'ils passé les parois des boucliers qu'ils furent cueilli par les tirs de près de mille tireurs, fauchant les premières lignes du schisme.
Ainsi commença la bataille de Sundari.
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Veers

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MessageSujet: Re: Sundari    Mar 20 Déc - 4:41

Dark Erebus



Le communicateur d'Erebus sonna et Sanders apparut, le visage paniqué.

-Capitaine, venez ici tout de suite on a un gros problème! Culverin vous attend! Sanders terminé.

-Oh merde quoi encore... Faut que j'y aille si Sanders dis que c'est important c'est que ça l'est!

-On à besoin de toi ici Adrian!

-Pas tout de suite alors que là haut ça urge, faut que j'y aille je reviendrais. Non toi Riley tu reste là!

Erebus quitta les rangs en courant sous les grognements de mécontentement de Riley et se dirigea vers l'arrière du front ou l'attendait comme prévu Culverin, aussitôt qu'Erebus eut pénétré que le vaisseau décolla en catastrophe vers l'espace sans même que le capitaine ne dise quoi que ce soit... Sanders était toujours très calme d'ordinaire était apparu paniqué, quelque chose n'allait pas.

-Tout sauf Oracle bordel, tout mais pas ça.

La vaisseau quitta l'atmosphère et atteignit le vide spatial rapidement, se dirigeant à pleine vitesse vers le Ralroost tout proche qu'il atteignit après quelques secondes. Erebus quitta le vaisseau à peine posé et fonça vers la passerelle, les alarmes résonnaient dans tout le vaisseau, les artilleurs fonçaient à leurs postes en vitesse, suivis par les munitionnaires qui trimbalaient les chariot contenant munitions et missiles qui se pressaient pour amener la précieuse marchandise à bon port. Afin de limiter les risques liés aux explosions le code républicain interdisait d'avoir les munitions directement dans les tourelles en permanence. En effet de nombreux Hammerheads furent perdus à causes d'explosions des munitions et les thrantas avaient donc été conçu pour éviter cela... Styneth avait bravé de nombreuses fois cette règle en gardant toujours de quoi tirer deux salves de missiles dans les casemates en permanence ce afin d'augmenter la puissance de tir en début de combat. Le reste était assuré par un système de Rail interne alimenté en permanence par des hommes sélectionnés pour leur endurance et leur force physique.
Erebus arriva finalement à la passerelle trouvant Sanders affairé sur une des consoles du vaisseau.

-Qu'est ce qui se passe?

-Contact hyperspatial Capitaine, flotte républicaine en approche on à pas le nombre exact mais au moins 6 navires ils devraient être là d'un moment à l'autre.

-Nom de dieu, transmettez aux autres vaisseaux et placez vous en formation défensive!

-Déjà fait Capitaine, on les attend.

-Parfait boucliers sur l'avant et tenez vous prêts.

-Les voila! hurla un des officiers de passerelle en charge des radars.

Soudain une flotte républicain sortis de l'hyperespace, 5 Thrantas accompagnés d'un Inexpugnable. Les inexpugnables étaient devenus rares et vieux mais leur puissance de feu était sans égal et surtout ils pouvaient coordonner le tir de plusieurs dizaines de vaisseaux en même temps rendant toute flotte accompagnée par un inexpugnable bien plus puissante...


( Image d'illustration )

-Non de dieu...

-Vous avez vu la taille de ce vaisseau? C'est gigantesque!

-Fermez la Sanders et préparez vous au combat. Capitaine Crawler, Amiral Anderson il faut concentrer les tirs sur l'Inexpugnable quel qu'en soit le prix!

-Je suis d'accord, si nous le laissons ses batteries lourdes auront raisons de nous.

Erebus s'immobilisa un instant devant la vitre de la passerelle, la flotte adverse n'avait pas bougé, comme si elle s'était arrêté de fonctionner, ça ne tournait pas rond.

-Ne tirez pas!

-Pourquoi? lui rétorqua Sanders étonné

-Ça n'a pas de sens, ils auraient du nous attaquer depuis bien longtemps or ils ne bougent pas, qu'est ce qui cloche?

-Ils chargent leurs armes!

-Ne tirez pas! Ils sont hors de portée de notre flotte qu'est ce qu'ils foutent?

D'un coup Erebus se figea de stupeur, au loin sous ses yeux ébahis la flotte de la république s’entre tuait, l'inexpugnable et 3 Thrantas prenaient pour cible les deux autres dans un combat des plus confus.

-Mais qu'est ce que c'est que ce bordel?

-Je sais pas Sanders mais on bougera pas, bientôt les deux Thrantas seront détruits et ça me vas très bien comme ça on verra avec le vainqueur.

Comme prévu par Erebus les deux thrantas explosèrent l'un après l'autre, écrasés par la puissance de feu de l'inexpugnable et des autres vaisseaux, laissant 4 vaisseaux face à la flotte impériale, Erebus fit pousser les moteurs du vaisseau afin de s’approcher de la flotte ennemi et ainsi tenter de comprendre la situation en contactant le commandant de la flotte ennemie.

-Capitaine républicain, ici le Capitaine de haute flotte impériale Adrian Styneth, commandant du croiseur de combat RA-87 Ralroost, à qui ai'je l'honneur?

-Salopard d'Styni, j'ai faillit pas te reconnaître, l'autre taré m'a dit que t'avais changé mais j'y croyais pas.

Non ça ne pouvait pas...

-Jimmy?

-Eh oui qui tu veux que ça soit? On a eu la visite de Griggs avec les autres il y à peu, lorsque j'ai su ou t'étais je me suis tiré avec ma flotte en faisant croire que je venais t'abattre.

-C'était quoi les deux croiseurs que t'as fait détruire?

-C'était ceux de Hornac, lui était là pour t'éliminer....

-Ca me fait plaisir de t'avoir Jimmy.

James "Jimmy" Valkrin était un commandant de flotte républicaine lui aussi, son Inexpugnable lui venait de ses ancêtres qui en se succédant dans l'armée avaient toujours pris le commandement du "Marteau du noyau" et qui donc se transmettaient le flambeau via notamment une légère corruption des fonctionnaires afin d'être sûr que le vaisseau resterait entre les mains familiales. Jimmy descendait en effet d'une sacré famille, combinant nobles Sluis Van et nobles de Corellia, le tout lié à une ligné de commandants de vaisseaux au service de la république. Sa famille avait toujours été plus ou moins dans l'illégalité, n'hésitant pas à soudoyer ceux qui posaient trop de problèmes dans l'administration, allants jusqu'à avoir fait assassinés un sénateur qui s'intéressait de trop près à leurs affaires. Jimmy n'avait jamais trop trempé là dedans, profitant simplement de son immense richesse pour se payer ce qu'il souhaitait... Ils avaient toujours discuté d'un possible passage à l'ennemi avec Styneth mais après la désertion de ce dernier il s'était découragé, en effet la propagande républicaine afin de ne pas ternir son image avait préférer déclarer Styneth mort au combat que dans les rangs ennemis. En lui même Jimmy était quelqu'un de fanfaron hors des champs de bataille, un infatigable séducteur notamment, il partageait aussi le don pour se faire remarquer avec Styneth, et sa franchise était encore plus poussée que celle de Styneth... Dans la république il se savait quasiment intouchable et en profitait amplement, sa franchise légendaire lui avait donné une petite notoriété, à coté de lui Styneth était des plus sages. Derrière son visage quasi enfantin avec ses cheveux blonds bouclés se cachait un intrépide calculateur et un excellent stratège, lors des combats il devenait quelqu'un de calme et de posé, prenant toujours de prudentes décisions afin de sécuriser sa victoire avec le moins de pertes possibles. Ses plans prenaient toujours du temps à se faire, et ses victoires étaient lentes, mais propres et assurées.  

-Ecoute Jimmy j'ai une bataille à livrer, le schisme du combattant vis ses dernières heures et il faut que j'en finisse, on se vois après la bataille. Styneth terminé.

-Pas de soucis mon pote! Valkrin Terminé

-Une patte ce Jimmy tu trouve pas Emil?

-Ouais c'est clair, je fais préparer le vaisseau pour le retour?

-Oui je dois retourner à la surface j'ai une bataille à livrer.

-Capitaine, le Kyramud à décollé et il est en haute atmosphère mais il ne répond plus! hurla Gel'non l'officier chargé des communications.

-Mettez vous sur le signal du commando et passez les moi!

-Ici le sergent Kalirias, on à pris la passerelle mais les troupes du schismes nous ont encerclées! On ne tiendra pas longtemps!

-Ici le Démon j'arrive tenez bon! Oracle déployez vos droïdes et venez avec moi on y va!

-Bien maître.

Erebus fonça vers le hangar ou l'attendait une navette chargée de droïdes de guerre Rakata, immédiatement suivis par Oracle et tandis que la navette décollait Erebus contacta Oldae.

-Oldae, le Kyramud à décollé mais le commando est submergé par les troupes du schisme qui ont réussis à embarquer! Demande autorisation d'intervenir pour maintenir le contrôle du vaisseau.

-Autorisation accordée

-Si jamais le commando s'ne est pas tiré j'aurais besoin d'aide pour contrôler le vaisseau demande autorisation d'amener Oracle. Je sais que cx'est dangereux mais je peut pas en prendre le contrôle seul.

Le sith hésita longuement, Erebus sentait que la décision ne lui plaisait absolument pas et que dans tout un tas d'autres situation il aurait dis non.

-Si elle est sous bonne garde.

-Elle le sera,

-Qu'est ce qu'il s'est passé l'à haut?

-Une longue histoire passionnante que je m'empresserais de raconter quand j'en aurais le temps mais là je dois vous laisser, bonne chance au sol et prenez soin d'Ilis et de Riley s'il vous plaît.

-Que la force soit avec vous.

-Alors non, là j'aimerais bien que la chance soit avec moi! Mais merci j'y penserais.

Erebus coupa la communication tandis que la navette se plaçait sur un des sas du vaisseau.
La porte s'ouvrit et les droïdes se déployèrent en direction de la passerelle suivis par Oracle et Erebus, Erebus avait rendu le fusil et l'arme de poing à Oracle afin qu'elle puisse se défendre contre les mandaloriens croisés. la progression fut fulgurante et les couloirs menant à la passerelle furent complètements nettoyés malgré la perte de nombreux droïdes. Une fois arrivés à la passerelle le groupe ne put que constater la mort du commando, tués avant qu'Erebus n'ait eu le temps d'arriver, seul demeuraient quelques hommes du schisme qui furent balayés par les droïdes Krath laissant la passerelle jonchée de cadavres et déserte.

-Oracle sur ces consoles, il faut trouver le moyen de reprendre le contrôle du vaisseau.

-C'est fait maître la vaisseau est de nouveau sous contrôle.

-Faites un check up du vaisseau.

-Hyperdrive, boucliers, armement et navigation hors service, seuls demeurent la propulsion et les systèmes de survie.

-Bien, j'ai le contrôle du vaisseau maintenant?

-Oui maître vous l'avez.

-Bien, sortez du vaisseau avec les droïdes et rejoignez le Ralroost.

-Maître vous n'avez que peu de chances de survivre au crash, vous devriez partir.

-Le système de navigation est mort, il faut diriger le vaisseau manuellement jusqu'à la fin, je m'en occupe, rejoignez le vaisseau Oracle.

-Bien maître, bonne chance.

Oracle claqua des doigts et les droïdes se remirent en marche vers la sortie suivis par leur Maîtresse, 2 minutes plus tard ils atteignirent la navette et repartirent laissant Erebus seul sur le vaisseau. Il orienta le vaisseau vers la planète et contacta Oldae. Dans l'hologramme apparut Oldae et derrière lui Ilis.

-Le commando est mort et les systèmes de navigation assistés sont hors service, je vais devoir faire écraser le vaisseau manuellement.

-Faites le.

-Non Adrian il fau...

-Ne t'en fais pas Ilis je survivrais.

Il sentait la tristesse en elle, mais il n'y avait pas d'autres solutions.

-T'en fais pas j'ai déjà fait pire que ça, je survivrais je te le promet. Et par contre Oldae je sais que vous l'avez giflé la dernière fois alors vous avisez pas de recommencer sinon je fais écraser le vaisseau en plein sur vous!

Erebus coupa la communication, il avait la planète face à lui, droit devant, il était orienté aux bonnes coordonnées et n'avait qu'à plonger dans l'atmosphère. Il poussa la manette des réacteurs à fond tandis que le vaisseau accéléra brutalement et entra dans l'atmosphère.




Dernière édition par Veers le Dim 15 Jan - 1:21, édité 3 fois
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Dark Plagueis Le Sage
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MessageSujet: Re: Sundari    Mer 21 Déc - 22:56



Dark Oldae




Partie IV

Chapitre VI: La bataille de Sundari [-3653]

La masse grouillante d'armures pourpres et d'azures au-dessus de laquelle flottaient les étendards rougeoyants aux lisérés dorés se jetèrent voracement sur la première rangée de carrés. D'un fort grognement, les forces de la coalition se mirent en positions au signal du Mandalore. Les porteurs de boucliers collèrent leurs écus de dur-acier et s'abaissèrent, formant un long mur uniforme de gris et de bronze pour faire face à la charge de la grande armée du schisme du combattant. Les tireurs passèrent leurs armes au-dessus des porteurs de boucliers, mirent en joue et, dès que les premières lignes ennemies franchirent les parois des boucliers localisés déployés face à la ville, ouvrirent le feu. Le ciel se couvrit de noir, les nuages finissant de masquer les dernières lumières qui couvaient chaleureusement la cité de Sundari, et une nuée d'éclairs rouges fusa vers les assaillants. Le choc fut violent, les premières lignes tombèrent sous le feu ravageur des tireurs coalisés et les cadavres se fracassèrent lourdement sur le sol.
Les besalisks du schisme ne tardèrent pas à décoller de la ville et à se répandre au-dessus de l'armée de Cadera, braquant leur tête équipée de canons rotatifs et leurs lances-missiles vers les carrés de la coalition. Le Mandalore ne tarda pas à ordonner le décollage des besalisks placés derrière la première rangée et les mandalorians loyalistes firent s'envoler leur créature d'acier pour répandre le sang dans le ciel de Sundari. Les affrontements entre besalisks commencèrent rapidement après le décollage des loyalistes et des créatures mécaniques ne tardèrent pas à venir s'écraser avec leur pilote dans les deux camps.
Lorsque la masse armée qu'était l'armée de Cadera arriva dangereusement près de la première rangée, les tireurs rengainèrent leurs armes pour se mette à l'abri et les porteurs de boucliers se dressèrent comme un seul corps pour faire face aux assaillants. Le choc fut violent, les forces du schisme percutèrent la première rangée qui recula sous le choc avant de reprendre ses appuis et les combats commencèrent entre les deux armées. Ce fut le temps du bouclier et de l'épée.

Il fallut une vingtaine de minutes que pour que le flanc gauche finisse par céder, emportant avec lui le reste de la première rangée qui ne tarda pas à imploser. Le flanc gauche se morcela et fut englouti par les forces de Cadera en quelques instants. Le flanc droit essaya de se rassembler et de se recroqueviller sur lui même pour ne pas être englouti comme l'aile gauche, profitant que le schisme engageait déjà les lignes de piquiers de la deuxième rangée dans la précipitation et l'ardeur des combats. Mais sa défense fut de courte de durée, l'aile droite fut bientôt surpassée. Contournée et encerclée, elle ne parvint pas à endiguer l'assaut et elle finit par être engloutie à son tour. Les soldats de la première rangée furent décimés, massacrés alors qu'ils tentaient de résister ou de s'enfuir. Ils furent consumés telles des brindilles par le brasier ardent que formait l'armée de Cadera.
Alors que dans le ciel, les créatures mécaniques mandalorians continuaient de s'affronter en tournant sur elles-même ou en faisant de larges cercles pour encercler un adversaire ou pilonner les ennemis au sol, la deuxième rangée de carrés engageait le combat. Comme le plan le prévoyait, le schisme se jeta sur les coalisées alors que le flanc droit de la première rangée n'avait pas encore été entièrement défait et les traitres mandalorians vinrent s'empaler sur les lourdes piques des loyalistes et des impériaux.

La deuxième rangée parvint à endiguer pendant un moment les forces de Cadera qui furent rejetées à plusieurs reprises par les piquiers puis par les soldats en armures lourdes, brisant le moral des premières lignes du schisme qui se trouvèrent déstabilisées face à la résistance qui les mettait en échec. La deuxième rangée aurait tenu un long moment si les besalisks du schisme n'avaient pas pris l'avantage sur ceux des loyalistes. Rapidement, l'espace aérien qui se dessinait au-dessus du champ de bataille fut sous le contrôle du schisme et les loyalistes furent rebutés sur les flancs, laissant les lignes centrales sans protection face aux créatures montées de Cadera.

Oldae observait la scène depuis le blindé et visualisait la bataille qui se déroulait sous ses yeux. Il assista à la débâcle de la première rangée puis à la prise de possession de l'espace aérien par les besalisks sécessionnistes lorsqu'un officier le contacta sur son transmetteur : "Mon seigneur, il nous faut envoyer la chasse ou le reste des besalisks, nous reprendrons l'avantage de l'espace aérien, à cette allure nous serons vaincus dans peu de temps".
L'officier n'avait pas tord, la coalition disposait encore de nombreux besalisks et de toute sa chasse en réserve mais il fallait la conserver. Il fallait donner l'illusion d'être en difficulté, il fallait appâter le schisme et son chef dans le piège. La faille était une souricière, dès que le schisme mettrait les pieds dedans, la coalition enverrait toute sa chasse et ses besalisks pour forcer Cadera et son armée à se lancer dans la faille, là où l'attendait le piège final.

- Nous ne pouvons pas, continuez, tout se déroule comme prévu, refusa froidement le Sith.

Aucune réponse ne se fit savoir mais le Sith supposa que les ordres avaient bien été transmis puisqu'il ne vit pas de chasseurs ou de renforts survoler le ciel de Sundari.

Les besalisks de Cadera firent tourner les combats en l'avantage du schisme et la deuxième rangée céda en son centre, ouvrant une brèche dans la formation de la deuxième rangée défensive dans laquelle s'engouffrèrent les troupes séditieuses. Mais le tout était prévu, les obusiers se replièrent tandis que les marcheurs impériaux concentrèrent leurs tirs sur la faille de la défense. Rapidement, les besalisks prirent les marcheurs pour cibles et les carcasses des machines de guerre impériales ne tardèrent pas à joncher par dizaine sur le sol de Sundari incapable de résister à la pluie de missiles des créatures d'acier.
Oldae vit venir l'ouverture au centre de la rangée et prit les devants. Il saisit le communicateur et contacta le général : "Général, profitez de la résistance des marcheurs, ordonnez au flanc droit et ou flanc gauche de reculer avant d'être emportés au centre et d'être retournés. Envoyez les premières lignes de fantassins de la troisième rangée pour remonter le font central et faites moi venir trois milles hommes de la réserve, nous en avons besoin et nous devons donner l'impression que la réserve sert à quelque chose".

- Bien reçu, mon seigneur, je m'en occupe, approuva le général Terold avant de raccrocher.

Immédiatement, les flanc gauches et droits commencèrent à reculer tandis que les fantassins lourds de la troisième ligne chargèrent les rangs du schisme. Les fantassins lourds mandalorians et les guerriers Nekghoules taillèrent les sécessionnistes et enfoncèrent leur ligne par la violence de leur charge. Non loin des combats, dans la faille, 3 000 hommes s'avançaient dans une longue ligne pour venir renforcer la troisième rangée.
Le Sith jeta un regard dans le ciel pour voir où était le Kyramud et vit le vaisseau arrêté dans le ciel. Il y avait un soucis, il ne devait pas être là, l'heure de la retraite avait sonné alors pourquoi le vaisseau était encore si loin ? Oldae saisit de nouveau son communicateur : "Amiral, que se passe t'il là-haut ? Pourquoi le Kyramud était-il si loin ?".

- Je suis désolé, mon seigneur, nous avons eu un élément perturbateur des plus imprévus, répondit l'amiral. Il semblerait que Styneth est réglé la chose mais je n'en sais pas beaucoup plus.

Oldae fut surpris lorsqu'il entendit le nom de Styneth puisque le capitaine n'était pas sensé être dans l'espace mais sur la terre ferme. Oldae se retourna et chercha le capitaine parmi les personnes qui l'entouraient mais ne le vit pas. Il sonda les environs pour être certain, rien. Styneth avait filé sans que le Sith s'en aperçoive, trop occuper à suivre les combats.

- Par tous les dieux, amiral, ne pourriez-vous pas être plus précis ? s'étonna le Sith.

Avant qu'il ne puisse entendre la réponse de son amiral, une personne tenta de le joindre. Le Sith mit la conversation avec Anderson de côté et lança la seconde conversation. Il fut à peine surpris d'entendre la voix du capitaine.

- Oldae, le Kyramud à décollé mais le commando est submergé par les troupes du schisme qui ont réussis à embarquer ! Demande autorisation d'intervenir pour maintenir le contrôle du vaisseau, s'écria le capitaine.

Le Sith manqua de lâcher un juron mais se contenta de soupirer. La situation était particulièrement embêtante, si le Kyramud ne venait pas s'écraser sur l'armée de Cadera, la coalition allait être décimée. Il n'y avait pas le choix, il fallait prendre une décision rapidement où ce serait la défaite assurée.

- Autorisation accordée, accepta Oldae.

- Si jamais le commando s'en est pas tiré j'aurais besoin d'aide pour contrôler le vaisseau demande autorisation d'amener Oracle. Je sais que c'est dangereux mais je peux pas en prendre le contrôle seul.

Le sith hésita longuement, laisser Oracle sortir était dangereux et ce serait une nouvelle transgression à sa décision de ne plus laisser l'aide de camp sortir du Ralroost. Il voulut répondre négativement mais il jeta un dernier regard au champ de bataille et comprit qu'il n'avait pas le choix.

- Si elle est sous bonne garde, approuva le Sith.

- Elle le sera, acquiesça le capitaine.

- Qu'est ce qu'il s'est passé là-haut ? en profita Oldae pour demander.

- Une longue histoire, passionnante, que je m'empresserai de raconter quand j'en aurai le temps mais là je dois vous laisser, bonne chance au sol et prenez soin d'Ilis et de Riley s'il vous plaît, répondit Styneth.

Le Sith n'insista pas, le temps manquait.

- Que la force soit avec vous, dit simplement Oldae.

- Alors non, là j'aimerais bien que la chance soit avec moi! Mais merci j'y penserais, releva Styneth avant de mettre fin à la communication.

Oldae soupira et reporta son regard vers la bataille. D'où il était, il ne pouvait pas faire grand chose, il devait laisser le capitaine s'en occuper et se concentrer sur la bataille. Il n'allait pas falloir tarder à sonner la retraite et ce serait le tour des 300 combattants de rentrer dans la bataille pour tenir la passe. Le point fort de la bataille de Sundari se profilait et se déroulerait dans la passe de la faille, là où à peine trente hommes pouvaient avancer alignés. L'endroit idéal pour que les 300 meilleurs combattants de la coalition arrêtent l'armée du schisme du combattant.
Oldae sentait l'excitation gagnait le coeur des hommes qui attendaient à côté de lui. La majorité était des mandalorians, des nobles pour la plupart, vêtus de leurs armures nobiliaires comme celle qu'avait Styneth. Des ouvrages magnifiques. Les jambes étaient lourdement protégées par plusieurs couches successives de dur-acier, emboitées les unes par rapport aux autres pour permettre d'offrir une flexibilité et un mouvement optimal au porteur afin qu'il ne soit pas gêné dans ses déplacements et dans ses mouvements. Les protections de jambes montaient jusqu'au bassin, et laissaient un fin interstice dans la flexion du genou, bien qu'il soit difficile de pouvoir en tirer parti au vue de la finesse de l'ouverture. Seule la partie inférieure du bassin, au niveau de l'aine, n'était pas protégée par l'épaisse carapace métallique. Les mandalorians portaient en dessous une sorte de vêtement noir, collant et élastique, une sorte de toile dont il gardait le secret et qui se révélait extrêmement résistante. Le poitrail était protégé par une large plaque, particulièrement véloce, qui protégeait les cotes et le dos par un ensemble de plaques emboitées les unes par rapport aux autres, en suivant une enchevêtrement complexe entre les parties. Au niveau du dessus de la poitrine, l'armure s'écartait et montait jusqu'aux épaules mais laissait le cou entièrement démunie si trois plaques arrondies installées l'une sur l'autres ne venaient pas protéger le cou et le dessous du visage. Le casque était ovale, légèrement plus large au-dessus et plus fin vers le bas où il devenait alors anguleux, presque droit. Le casque s'ouvrait par le dessus et au milieu. Une première ouverture, qui s'actionnait par un petit mécanisme derrière le casque ouvrait le dessus et dévoilait le crâne alors qu'un autre mécanisme, au niveau de la carotide droite, permettait d'ouvrir le casque verticalement en son milieu et de le retirer par l'arrière. Il n'y avait pas d'ouverture pour les yeux, seulement quatre petits capteurs rouges qui retransmettaient directement les images extérieures à la rétine du porteur. Les protections de clavicules étaient basses et faiblement protégées par rapport au reste de la tenue, bien qu'une plaque triangulaire de dur-acier venait recouvrir une plaque arrondie, plus fine posée en dessous. Les épaulières, en revanche, étaient larges et montantes, offrant une large protection qui couvrait le dessus du bras et palliait à la faiblesse des protections des clavicules. Une plaque arrondie prenait le relais de l'épaulière, en partant de son dessous, et se prolongeait jusqu'au coude. Le dessous du bas était protégé par une empilement de petites et épaisses plaques, reliés les unes aux autres par des mécanismes de chenilles miniatures. Les avants-bras étaient de larges protections composés d'une suite d'épaisseurs dont la dernière formait une carapace uniforme qui englobait presque tout l'avant-bras et s'arrêtant au niveau des mains, qui étaient couvertes par des gantelets mécanisés. L'ensemble de l'armure représentait un poids certain qui était minorité, maitrisé et modulé par des mécanismes complexes entre les différentes jonctions de l'armures. Un ouvrage magnifique.
Les mandalorians n'étaient pas les seuls, des Nekghoules dont Olik Tarson et son énorme hachoir d'os étaient aussi présents auxquels venaient s'ajouter les cinquante gardes d'Oldae et leur chef, le lieutenant Idaho. Les quatre Sith au service d'Oldae était aussi présents : Dark Desius, Dark Kiln, Dark Ebelion et Dark Ilis.
Ces 300 hommes mourraient probablement dans la faille pour permettre d'obtenir la victoire, ils le savaient, ils y étaient préparés. Ils étaient prêts à mourir pour l'honneur, la gloire et la victoire.

Malgré le repli de la deuxième rangée de carrées, le flanc droit et le flanc gauche ne tardèrent pas à céder, et ce malgré l'appui des fantassins lourds de la troisième rangée qui avaient littéralement ouverts en deux l'armée du schisme, laissant derrière eux un monticule de cadavres. Mais eux-aussi arrivaient à leurs limites, les troupes de Cadera avaient repris le dessus et éradiquer les derniers fantassins lourds perdus et isolés dans la masse grouillante du schisme.
La troisième rangée serait bientôt engagée, il fallait sonner la retraite pour attirer Cadra dans la souricière. Le Sith saisit son communicateur et contacta le Mandalore qui avait trouvé refuge dans la troisième rangée de carrés: "Mandalore, il faut battre en retraite, maintenant, nous allons déclencher le piège".

- Bien reçu, seigneur Sith, approuva le Justifié.

Immédiatement, un cor retentit dans les rangs de la coalition et la première rangée commença à reculer dans la faille, tout en demeurent face à l'ennemi. Il était temps ! Oldae composa le canal du général Terold et s'écria "Général, lâchez la chasse et les besalisks."

- A vos ordres, mon seigneur, approuva le général.

Le général, situé dans l'armée de réserve relaya immédiatement les ordres et, quelques instants plus tard, le dessus des montagnes cerclant la plaine de Sundari furent couvertes par des centaines de besalisks et une centaine de chasseurs.

- Amiral, pilonnez-moi les rangs du schisme, ordonna Oldae dans son communicateur.

- A vos ordres, approuva l'amiral. A toutes les batteries, visez-moi ses salopards et envoyez les six pieds sous terre !

Dès lors, l'enfer se mit à pleuvoir sur l'armée de Cadera, une pluie de missiles et de projectiles lourds tomba du ciel et vint s'écraser sur les lignes arrières du schisme tandis que les besalisks loyalistes reprenaient le contrôle du ciel et que la chasse frappait les premières lignes du schisme, creusant la distance avec les forces coalisées.

- Mandalore, retraite immédiate, ordonna Oldae.

Un cor sonna trois fois de suite et la troisième rangée de carrés se désagrégea pour s'engager dans la passe. La chasse se dispersa et commença à frapper les les flancs, appuyée par les besalisks et la flotte, obligeant les troupes de Cadera à s'insinuer dans la faille pour se protéger des tirs. Le plan fonctionnait à merveille, les forces de Cadera s'était prise dans la ferveur de la bataille et avait continué à avancer, croyant massacrer l'armée de la coalition. Maintenant, trop loin de la ville après avoir passées les rangées successives, les forces du schisme du combattant étaient contraintes de s'engouffrer dans la faille si elles ne voulaient pas être décimées et avoir une chance de remporter la victoire.
Oldae quitta des yeux le champ de bataille et fit signe aux 300 lames, il était temps d'y aller.

La passe était vide, un léger cour d'eau se prélassait entre les grandes parois blanches et noircies de la faille. Les forces de la coalition était déjà passées par là, non sans difficultés et, derrière elles, le vrombissement de l'armée de Cadera se faisait entendre, une quinzaine de mètres plus loin. De nombreux soldats de la coalition avaient tenté d'arrêter l'armée du schisme, de la ralentir, pour permettre au gros des troupes de la coalition de passer. Leur sacrifice n'avait pas été vain, ils avaient réussi à faire gagner de précieuses secondes.
Les troupes du schisme approchaient, certes, mais cette armée ne pourrait pas passer aisément. La passe était l'endroit le plus fin de la faille, à peine trente hommes pouvaient passer alignés. Et, de l'autre côté, près de 300 lames les attendaient. Les 300 meilleures lames de la coalition, choisies spécialement pour cette tâche qui serait celle d'arrêter l'armée du schisme dans cette passe en attendant que le Kyramud vienne s'y écraser, scellant le sort de la bataille.
Le calme régnait du côté des 300 lames, un calme irréel, contrastant avec les cris et les clameurs des hordes mandalorians qui se dessinaient en masse de l'autre côté de la passe, à une quinzaine de mètres. Mais un homme s'était invité parmi les 300. Il se tenait à quelques pas de la faille, à une dizaine de mètres de l'armée hurlante de Cadera. Il était noir, grand, portait une armure d'or et de pourpre. Tous les hommes présents dans la passe le connaissait. Dans une main, il portait une longue épée dorée, tâchée de sang ; de l'autre, il portait un étendard, celui de Mandalore le Justifié. Il n'était pas seul, à côté de lui se tenait un homme plus petit, d'un mètre quatre-vingt à peu près. Il portait une grande armure noire faite en grande partie de cortosis, et un casque de la même matière. A sa hanche, un sabre laser pendait. Mais à l'instar du géant, l'homme vêtu de noir était infiniment plus terrifiant. Cet homme vêtu de noir était un seigneur noir des Sith et son nom était Dark Oldae. Le géant noir leva son drapeau dans les airs et s'écria : "Mon nom est Artus, survivants des arènes, et je suis Mandalore dit le Justifié. Que celui qui me reproche se titre, vienne me le prendre !"
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MessageSujet: Re: Sundari    Ven 23 Déc - 0:15



Dark Oldae




Partie IV

Chapitre VI: La bataille de Sundari [-3653]

Les cris se faisaient entendre au loin, répercutés par les parois de la faille. L'armée du schisme approchait, précédée par les hurlements des ses combattants et les martèlements de ses pas. Une centaine de mètres, deux probablement, peut-être même plus. Quelques dizaines de soldats de la coalition, des loyalistes qui avaient compris qu'ils n'atteindraient pas la passe à temps étaient entrain de se sacrifier pour faire gagner du temps au reste des troupes. L'honneur, la bravoure et la dévotion dans l'esprit, mêlés à l'ardeur des combats et au sang qui leur étaient montés à la tête, ils se battaient avec acharnement. Par petits groupes, ils profitaient de la finesse de la faille pour tenter d'arrêter les soldats de Cadera. Des secondes précieuses qui permettraient probablement de remporter la victoire. Mais la vaine résistance de ses fervents loyalistes ne servait en réalité qu'à enrager d'avantage la bête qu'était désormais devenue l'armée de Cadera. Pareille à une bête blessée, elle voulait reprendre l'avantage après l'avoir perdu en étant forcé de s'engouffrer dans cette souricière et les cris qui se répercutaient dans la faille en disaient longs sur son état d'esprit. Oui, l'armée de Cadera approchait, précédée de ses vrombissements, tel un dragon de Krayt enragé qui se préparait à fondre sur sa proie pour la dévorer.
Le Mandalore se tenait devant la passe, sa francisque dans une main et un étendard dans l'autre. Son armure et sa grande épée étaient couvertes de sang. Il n'avait plus de casque, probablement l'avait-il perdu lors des combats mais cela ne semblait pas le déranger. Bien au contraire, il portait fièrement son regard vers la passe, là où approchait son ennemi. Il semblait serein, fermement décidé à en découdre et fondamentalement convaincu de sa victoire sur Cadera et ses guerriers. Le Justifié avait manifesté sa volonté de participer à la bataille dans la passe aux côtés de ses meilleurs guerriers mais le Sith le lui avait refusé ce privilège, prétextant qu'il était trop dangereux pour le symbole de la Grande Traque de participer au point fort de la bataille de Sundari. Visiblement, fort de son titre et de ses prétentions, le Mandalore n'avait pas suivi les ordres du Sith et se tenait désormais devant la passe, arborant un calme inconsidéré et une excitation enfantine dans les yeux.
L'homme qui était à ses côtés semblait, en revanche, beaucoup moins serein à l'idée que le Mandalore soit ici. L'idée que le symbole de la Grande Traque joue sa vie pour faire valoir son titre le désespérait. Oldae ne comprenait pas cette volonté des mandalorians à se battre pour leur foutu honneur, au prix d'y laisser leur vie. Morts, cet honneur ne leur servirait à rien si ce n'était à couvrir la stèle de leur tombe. Autant rester en vie et guetter le moment de se couvrir d'honneur. Pourquoi le traquer et forcer le destin au point de perdre la vie ? Une conception bien particulière que le Sith avait du mal à appréhender.

- Il me semblait vous avoir demandé de rester en arrière, seigneur Mandalore, indiqua Oldae.

- En effet, il me semblait aussi, seigneur Sith, approuva le Justifié.

- Il me vient donc à l'esprit de vous demander ce que vous faites-y, cet endroit n'est pas tout à fait l'arrière, lui rappela le Sith. Bien au contraire, il semblerait que vous soyez pertinemment à l'endroit où je vous avais déconseillé d'être.

- Je suis ici en connaissance de cause, Sith, ne vous inquiétez pas.

- Croyez-moi, j'aimerai bien, acquiesça l'inquisiteur. Je me dois cependant de vous rappeler que si vous mourrez, toute cette guerre n'aura servi à rien.

- Cette guerre couvrira nos noms d'honneur, seigneur Sith. C'est largement suffisant pour moi.

- Je crains que l'honneur ne nous apportera pas ce que nous voulons, malheureusement, indiqua Oldae. Je dois vous rappeler que l'empire n'a pas décider de s'engager dans cette guerre pour veiller à couvrir ses hommes, ni même les votres, d'honneur, Mandalore.

- Cessez de vous battre pour des futilités, seigneur Sith. L'honneur vous suffira.

- Je crains que l'honneur est trop pour moi, je me contenterai d'un traité, Mandalore.

Oldae détourna son regard de la passe et regarda derrière lui, où, une dizaine de mètres plus loin, se tenaient les 300 meilleures lames de la coalition, armées d'une determination à toute épreuve. Restait-il à savoir si cette détermination serait suffisante pour remporter la victoire.
Le Sith porta son regard vers son conseiller, Dark Desius, et l'héla "Seigneur Desius, venez je vous prie". Le Kel Dor approuva et sortit des rangs pour rejoindre son seigneur et se planta à ses côtés.

- Que puis-je pour vous, mon seigneur ? demanda Desius.

- Veillez sur le Mandalore pour moi, seigneur Desius, j'ai toute confiance en vous, ordonna Oldae. Qu'il ne lui arrive rien.

- Soyez-en convaincu, je ne laisserai personne le toucher, accepta le Kel Dor centenaire.

- Je n'ai pas besoin d'une nourrice, seigneur Sith, dit le Justifié en portant son regard vers Dark Desius puis vers Oldae.

- Epargnez-moi donc, Mandalore. Je ne pourrai pas combattre sans vous savoir sous bonne garde.

Le Mandalore siffla entre ses dents pour montrer son mécontentement mais ne s'opposa pas à la demande du seigneur Sith. De toute façon, le temps manquer pour parlementer, l'ennemi arrivait. A une quinzaine de mètres, les hordes de pourpres et d'azures de Cadera s'apprêtaient à déferler dans la faille.
Le Justifié s'avança de quelques pas, suivi immédiatement de Dark Oldae qui s'arrêta à son côté, les mains jointes dans le dos comme à l'accoutumé. Le mandolarian aspira une grande goulée d'air et porta son étendard vers le ciel comme si il cherchait à planter la pic qui se tenait au bout dans les nuages noirs qui damaient le ciel de Sundari.

- Mon nom est Artus, survivants des arènes, et je suis Mandalore dit le Justifié. Que celui qui me reproche se titre, vienne me le prendre ! s'écria le mandalorian.

De l'autre côté de la faille, des cris et des beuglements se firent entendre en représailles. Les troupes de Cadera ne semblaient pas avoir apprécié les paroles de leur ennemi. Le public était de qualité dans la passe et il semblait particulièrement affectionné le Mandalore. L'ensemble prédisait une bataille des plus passionnantes.
Oldae soupira lorsqu'il entendit la provocation manifeste du Justifié. Les mandalorians avaient vraiment de fâcheuses manies et celle de courir après l'honneur ne semblait pas être la pire, loin de là. Bien qu'il soit coutume de provoquer son ennemi avant le combat, il fallait éviter de le galvaniser lorsqu'il avait l'avantage ou cet excès de confiance se transformerait rapidement un acte de décès manifeste.
Il était trop tard de toute façon. Au point où ils en étaient, une provocation ou deux ne changeraient pas grand chose à la situation. L'heure d'entrer en scène était arrivée pour les 300 lames. Le point fort de la bataille de Sundari allait commencer dans cette passe où trente hommes ne pouvaient pas passer alignés. Dans cette passe, les 300 meilleures lames de la coalition mettraient en échec près de 60 000 combattants.

- Allez, seigneur Sith, nous n'avons plus le choix, l'honneur demeure notre seules perspective désormais, lui lança le Justifié en se mettant en garde.

- Il me faudra bien avouer que vous avez raison, approuva le Sith en tendant sa main vers l'avant, en direction de la passe.

Tout à coup, une des sacoches à sa ceinture se vida et une sphère de poudre noir s'éleva dans les airs devant le Sith. Les premiers hommes de Cadera arrivèrent dans la passe et s'apprêtèrent à la traverser, suivis de dizaines de milliers d'autres, lorsque la sphère noir fusa vers eux et se désagrégea dans leurs rangs, se répandant parmi la cinquantaine d'hommes qui s'engouffraient dans la passe.
Un claquement de doigts, un éclair, et la passe s'embrasa dans une explosion. Ainsi commença la bataille de la passe de Sundari.
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MessageSujet: Re: Sundari    Sam 24 Déc - 1:05



Dark Oldae




Partie IV

Chapitre VI: La bataille de Sundari [-3653]

La lame passa à deux doigts de la gorge du Sith qui esquiva d'un pas de côté avant de retirer l'une de ses lames cramoisies de la gorge d'un guerrier mandalorian. Puis, d'un moulinet de sa lame double, il sectionna le bras menaçant de son assaillant avant de séparer la tête du reste du corps de son adversaire. Le corps de l'indomptable mandalorian venu sauver son frère d'arme s'écroula sur le sol quelques instants après que sa tête ait foulé le sol humide de la passe, un rictus d'incompréhension sur le visage.
Les combats faisaient rages dans toute la passe, de chaque côté des hommes tombaient et les cris des blessés agonisants se répandaient dans la faille. Le fin cour d'eau qui se prélassait langoureusement dans la passe avait troqué son eau claire contre un ruisseau pourpre, généreusement alimenté par les sillons de sang qui s'y déversaient depuis les cadavres. Sur le sol, entre les combattants qui se fracassaient les uns contre les autres, qui se découpaient et qui se charcutaient dans une clameur malsaine, les corps des guerriers vaincus jonchés le sol. La finesse de la faille avait rapidement fait disparaitre le sol légèrement marécageux et humides des lieux, et les combattants se battaient maintenant entre les corps démembrés et ensanglantés. Seules quelques petites touffes d'herbes devenues rouges se disputaient les espaces vacants entre les corps mutilés aux piteuses expressions.

Les combats duraient depuis plusieurs minutes, peut-être même des dizaines. En réalité, il était difficile de déterminer avec précision depuis combien de temps les têtes avaient commencé à tomber, rapidement suivies des corps à qui elles appartenaient. Le temps avait perdu son cours normal en ces lieux de morts. Une minute apparaissait comme une éternité pour l'agonisant dont le sang se répandait trop rapidement à son gout sur le sol humide de la passe et dont le regard se troublait d'avantage après chaque battement, guettant avec une curieuse fascination le moment où les souffrances se tairaient pour le grand inconnu. Pour le tueur jubile pour qui la passe apparaissait davantage comme un terrain de jeu où exercer un art sadique, les minutes défilaient bien trop vite.
Il était difficile d'évaluer quelle armée semblait l'emporter. Au nord de la passe, des dizaines de milliers de guerriers rugissants attendaient avec impatience le moment où ils pourraient fracasser le crâne d'un loyaliste. De l'autre, une centaine de combattants tentaient de faire acte de résistance face à une armée de plus de cent fois son nombre. Et pourtant, les combats ne semblaient pas tourner en la stricte faveur des chiens enragés du schisme. Les coalisés rebutaient les sécessionnistes de l'autre côté de la passe, assaut après assaut, charge après charge, sans jamais céder ou montrer le moindre signe de faiblesse. La force dans le corps, la rage dans le coeur et l'honneur dans l'esprit, les coalisés tenaient bon avec une bravoure indomptable qui aurait fait déposer les armes à pus d'un guerrier. Pour un coalisé qui tombait, cinq barbares de Cadera l'accompagnaient dans la mort.
Les grands noms des 300 lames taillaient un à un les guerriers du schisme. Olik Tarsan, le grand Nekghoule à la peau verdâtre, envoyait ses ennemis dans l'autre monde à grands coups de hachoir d'os, brisant les plaques des armures et déchirant la chair avec une facilité exaspérante. Curieusement, son arme qui apparaitrait comme rudimentaire pour un profane aux arts martiales et militaires des Nekghoules, d'une simplicité enfantine il faudrait cependant l'admettre, se révélait dangereusement efficace pour fracasser les soldats de Cadera contre les parois de la faille avant de faire exploser leurs membres à l'aide de coups puissants, projetant des gerbes de sang dans les alentours et tapissant les parois avec de drôles de motifs sanguinolents. Les autres Nekghoules présents dans la faille expérimentaient aussi des techniques que les politiciens de Coruscant auraient caractérisés de "bestiales" et qui consistaient à abattre trois rangées de dents concentriques sur le corps d'un mandalorian impétueux. Le malheureux découvrait alors la désagréable sensation de sentir trois rangées de dents acérées à la taille décroissante se planter dans son corps fébrile et de le déchiqueter en le secouant comme un morceau de chiffon avant de l'envoyer plus loin une fois le travail préalable achevé. Autrement dit, une fois que le malheureux était mort, la gorge arrachée ou la nuque brisée. Dès qu'ils en auraient le temps, les créatures de Taris iraient alors se repaitre de ce qui n'était plus qu'un sac de viande, de sang et d'os. Une mort des plus orthodoxes, même pour un mandalorian.
Les Tarisiens n'étaient pas les seuls à réaliser des prouesses guerrières, les nobles loyalistes du Justifié, vêtus de leurs armures nobiliaires, taillaient adroitement la chair de leurs ennemis à large coup de sabre. Le Mandalore semblait d'ailleurs y prendre un plaisir certain abattant sa francisque ensanglantée sur tous les corps ennemis qui se présentaient à lui.
D'autres, moins attirés par l'art de la lame, se contentaient de réaliser une série de trous dans le corps des sécessionnistes à l'aide d'armes à feux aux propriétés diverses et anecdotiques au vue de l'efficacité commune de ces objets contondants. Bien que, l'une des ces armes, une sorte de fusil court à large crosse et au canon de deux pouces de diamètre, réussissait la prouesse de faire des trous de quatre pouces dans le corps de leurs cibles. Inutile de préciser que cette arme réalisait des ravages dans les rangs de Cadera, rendant les triples épaisseurs d'acier des armures mandaloriennes aussi inutiles que des planches de bois pourri.

Mais, indéniablement, les coalisés qui faisaient le plus de ravages étaient ceux qui portaient des lames cramoisies. Entièrement vêtus de noir, tels des spectres envoyées par la mort, ils fendaient les rangs du schisme avec un habilité et une violence redoutable.
Dark Desius, le maître des illusions centenaire, se tenait toujours non loin du Justifié, constamment un oeil rivé vers ce dernier et portait un long sabre à la main, le pommeau légèrement incurvé. Le sabre et la posture caractéristique du Sith en disait long sur l'école du sabre qu'il pratiquait. Toujours une main dans le dos, il parait les coups avec des légers mouvements de poignet et frappait toujours à l'aide de gracieuses fentes ou de large coups circulaires. L'école du noble Sith, ou Makashi chez les chevaliers Jedi, était le style le plus élégant qui existait parmi toutes les écoles du sabre. L'utilisation de ce style témoignait de l'âge du Kel Dor, il n'avait pas participé à la grande guerre, parti en exil avant qu'elle ne commence, et utilisait un art du sabre tombait en désuétude suite aux affrontements de masse. Le Makashi était un style redoutable en combat singulier mais qui perdait son véritable sens dans les combats de masse, car il nécessitait de grands mouvements. Mais le Sith n'était pas un ignorant, il connaissait la faiblesse de son style et recourait à son véritable art : les illusions. Tout autour de lui, des copies illusoires chargeaient les soldats de Cadera. Dès qu'ils les touchaient, la douleur illusoire se répandait dans leur esprit et les malheureux s'écroulaient sur le sol en se tordant de douleur avant que le sorcier ne les achève pour de bon.
Plus loin dans la passe, Dark Ilis utilisait ses deux sabres pour trancher les corps de ses ennemis. Elle ne pouvait pas utiliser l'alchimie dans la cohue des combats, l'espace manquait pour cela et ses deux mains étaient prises par ses sabres, ou elle aurait pu utiliser l'alchimie moléculaire. Mais elle n'en était pas pour autant gêné. Avec un style souple, elle traversait les rangs du schisme avec vitesse et adresse, comme une danseuse exécutant sa prestation devant une foule attentive.
Mais celui qui était au devant des combats étaient Dark Oldae, épaulé par ses deux assassins, Dark Kiln et Dark Ebelion. Les trois Sith entièrement vêtus de noir, et dont les visages étaient dissimulés derrière des masques, abattaient méticuleusement les troupes du schisme en première ligne à la recherche de Cadera.  

Le Sith jeta un regard vers le ciel pour voir où était le Kyramud mais il n'avait pas encore bougé. Le capitaine et son aide de camp devait être encore entrain de nettoyer l'intérieur pour reprendre le contrôle de la passerelle. Oldae pria intérieurement un instant pour que Styneth se dépêche de faire bouger la vieille carcasse mandalorienne pour l'envoyer se fracasser dans la faille, et, si possible, fracasser l'armée du schisme et son chef par la même occasion.
Malheureusement, Oldae n'eut pas le temps de finir sa prière intérieure, qu'un groupe de mandalorians assoiffés le chargèrent. Les deux premiers furent cueillis par les éclairs du Sith et le dernier eut simplement le temps d'esquisser une expression de surprise avant de recevoir un large coup diagonal qui l'envoya instantanément rejoindre ses frères d'armes dans l'autre monde.
Depuis le début des combats, les assauts étaient incessants et les deux assassins qui combattaient aux côtés d'Oldae commençaient à fatiguer. Dark Kiln bloqua le coup de sabre d'un ennemi et le saisit par la gorge avant de le fracasser sur le sol, écrasant la trachée du mandalorian. Un ennemi tenta de se jeter sur lui alors qu'il n'était pas relever mais le seigneur noir vint en aide à son assassin et lança une illusion de "brise os" et l'assaillant s'écrasa sur le sol, à la merci de Kiln qui, sous son casque, arbora un sourire carnassier.
Au même moment, Dark Ebelion se retrouva isolé de son seigneur par quatre mandalorians qui le prirent à partie. Mais le Folh était un bon bretteur, Oldae l'avait pressenti comme un futur maître du sabre, et le jeune assassin ne tarda pas à se débarrasser de ses assaillants. Il trancha la jambe d'une premier, bloqua le coup d'un deuxième avec son bras, lui plantant ses serres acérés dans la peau, et le frappa un buste d'un large coup, le tuant sur le coup. Il lâcha le cadavre qu'il tenait par le bras pour bloquer le sabre du troisième mandalorian, rapidement rejoins du dernier. Ebelion échangea quelques coups avec ses adversaires, parvint à bloquer une fente et cueilli à la gorge le fendeur d'un revers avant d'abattre le dernier d'un shiak (fente utilisée des Jedi).

Oldae ne tarda pas à devoir affronter de nouveaux assaillants. Il lança une illusion de "brise os" sur l'un des assaillants, souleva un deuxième qu'il envoya sur une des parois et engagea les trois derniers. Il sectionna la gorge d'un de ses assaillants en détournant la lance d'un deuxième, qu'il envoya valser d'un coup de pied appuyé par la force, le mettant hors d'état. Le Sith se contenta d'esquiver les deux coups qui vinrent du dernier combattant avant de s'abaisser légèrement et d'abattre son adversaire d'un coup sous l'épaule.
Le Sith se redressa et regarda les alentours pour jauger la situation. Il vit son fidèle lieutenant égorger un homme qu'il avait mis au sol avant d'abattre un deuxième d'une balle dans la tête et d'engager un troisième mandalorian. Malheureusement pour lui, Idaho ne vit pas arriver un nouvel adversaire et reçu un coup de sabre dans le dos, au niveau de l'omoplate et s'écroula sur le sol. Ses assaillants tentèrent de l'abatte mais le lieutenant fut secouru pas un mandalorian et un soldat d'élite d'Oldae.
Le seigneur noir ne s'attarda pas sur son lieutenant, il survirait, il le savait, le lieutenant en avait vu des pires pendant la guerre. Oldae se préparait à charger les forces du schisme qui étaient parvenues à enfoncer une partie du front et à pousser les combats de l'autre côté de la passe lorsqu'il fut arrêté par un cri. A sa droite, un homme à la voix grave s'écria "Cadera !". Oldae regarda vers la source du cri et parvint à voir le Justifié s'avançait avec assurance et rage vers la passe en taillant les impertinents qui tentèrent de l'en empêcher. Oldae ne voyait rien à la travers la masse de combattants mais supposa que le Justifié avait trouvé Cadera, ce qu'une rapide sonde des lieux lui certifia. Mais le problème était que Cadera n'était pas seul, le Jedi était avec lui et il émanait de ce dernier une envie manifeste d'abattre le Mandalore.
Une sueur froide traversa l'échine du Sith et il manqua de se faire embrocher par son manque de vigilance par un mandalorian un peu trop courageux. Il esquiva adroitement la pic du guerrier qu'il saisit par la force et qu'il fracassa violemment sur le sol en représailles. Il sentait le Jedi et le Justifié se rapprochait, il regarda devant lui mais la voie était impraticable, des dizaines d'hommes se battaient entre eux, encombrant la voie et rendant la traversée impossible.
Le Sith ne pourrait jamais arriver à temps. Il n'avait pas le choix, le Justifié n'avait pas la moindre chance face au Jedi. Une rapide sonde des lieux lui apprit que six de ses hommes, aux prises avec une quinzaine d'ennemis, le séparait du Justifié. Il n'avait pas d'autres choix. Le Sith tendit son bras vers l'endroit où devait être le Jedi et un serpent de poudre noir se répandit autour de lui. Il ferma les yeux, une pointe anomale de remord dans le coeur, et claqua des doigts. Une traînée de flammes se répandit dans la passe et, telle une bête affamée, les flammes dévorèrent les combattants qui se tenaient devant le Sith, alliés comme ennemis, laissant dans les sillages du brasier une barrière de flammes et des corps carbonisés.

Se faisant face, d'un côté de la barrière de flammes le Mandalore, de l'autre Cadera et le Jedi. Leurs regards étaient braqués vers le Sith, une lueur d'incompréhension dans les yeux. Si les autres combattants avaient été surpris par les arcanes du Sith, ils n'en montrèrent rien et les combats continuèrent comme si rien ne c'était passé. Les flammes commençaient à perdre en intensité, disparaissant progressivement, ne demeurant que sur les corps carbonisés où il restait encore un peu de chair à consumer.

- Dark Ebelion, Dark Ilis ! ordonna Oldae.

Les deux Sith comprirent immédiatement et s'élancèrent vers leur seigneur.
Le sorcier se redressa alors qu'Ebelion et Ilis se plaçaient à son côté, face à la passe, pour endiguer les combattants qui voulaient se débarrasser de l'homme qui était à l'origine de l'explosion. Oldae porta son regard vers le Jedi et s'écria "Dark Kiln, rapportez-moi la tête de ce Jedi". Il n'eut même pas besoin d'attendre une réponse, l'assassin fila sur sa gauche, fit tournoyer sa lame flamboyante dans sa main et chargea le Jedi qui s'élança à son tour vers son assaillant pour éviter que Cadera soit pris dans le duel, laissant les deux leaders mandalorians face à face, séparés par une paroi de flammes qui n'allait pas tarder à disparaitre.
Le Justifié planta son regard vers le seigneur noir et s'écria à son tour : "Seigneur Sith, je veux sa tête, ne te mets pas en travers de ma route".
L'inquisiteur porta son regard vers son interlocuteur et soupira. Il ramena son sabre à sa ceinture et tendit son bras vers les deux chefs mandalorians. Sa dernière sacoche de poudre se vida et son contenu fusa vers les deux mandalorians avant de former un cercle autour d'eux. D'un claquement de doigt, et en veillant à contenir les effets de l'explosion, un cercle de flammes se dessina autour du Mandalore et de Cadera.

- Faites ce que vous avez à faire, lança Oldae.

Le Mandalore laissa un sourire carnassier se dessiner entre sur ses lèvres et se mit en garde. Son adversaire, un grand homme aux cheveux noirs d'une quarantaine d'années, portait une armure de plates aux épaulettes larges et arrondis, et tenait une longue lance au bout de laquelle pendait un fanion bleu qui battait au vent. Il ne portait pas de casque ce qui permettait de voir un visage carré, à la large mâchoire recouverte par une barbe noire et courte qui montait jusqu'aux tempes.
Les deux hommes se regardèrent, tous deux prisonniers de leur arène de flammes. Un seul ressortirait vivant, l'autre ressortirait avec les pieds devant, restait à savoir lequel des deux auraient cette chance. Ces deux hommes se connaissaient bien, ils ne s'étaient probablement jamais vu mais ils avaient été les plus grands ennemis qui puissent être pendant plusieurs années. Leurs armées s'étaient affrontées à de nombreuses reprises, ils avaient combattu l'armée de leur ennemi mais ils ne s'étaient jamais battu l'un contre l'autre. Les deux personnalités de la Grande Traque s'apprêtaient désormais à en finir avec cette guerre et avec cette traque incessante pour l'avenir de l'empire mandalorian.

Oldae ne s'attarda pas sur les deux mandalorians qui ne tardèrent pas à engager le duel. Il ne pouvait plus rien y faire. S'il intervenait, le Mandalore ne lui pardonnerait jamais, autant fallait-il parier sur sa victoire. Le Sith reporta son regard sur les combats de la passe et vit que les combats étaient en leur défaveur, ils allaient perdre à cette allure et le Kyramud ne bougeait toujours pas.
Il s'apprêtait à s'élancer dans les combats lorsqu'il sentit la présence de milliers d'hommes en approche sur la fasse Est de la faille. Il porta son regard vers les hauteurs et vit des milliers d'hommes apparaître. Les soldats se répartirent en ligne et mirent en joue avant d'ouvrir le feu sur les troupes du schisme prisonnières dans la faille. La pluie de balles se mit à fondre sur les rangs du schisme et massacra les guerriers de Cadera, pris au piège entre deux parois. La riposte ne tarda pas à arriver et des milliers de tirs montèrent dans les airs pour cueillir les embusqués qui furent frappés de plein fouet à leur tour. Mais leur position offrait une protection naturelle, les tirs les touchaient difficilement tandis qu'ils profitaient de l'avantage de la hauteur pour pulvériser les sécessionnistes.
Oldae reconnut immédiatement les hommes de Styneth. Etrangement, ce ne fut pas de la colère qu'il ressentit mais de la bénédiction pour cette transgression. Les soldats de Styneth avaient littéralement changé la donne. Les forces du schisme étaient paniquées et se concentraient maintenant sur les embusqués, délaissant la passe, offrant la possibilité aux derniers coalisés encore en vie de se reformer.

- En avant, tenez-bon, nous pouvons l'emporter, s'écria Oldae en tirant sa lame double. Tous vers la passe !

Les combats continuaient de faire rage tout autour. La dernière cinquantaine de coalisés qui résistaient, continuaient de combattre avec acharnement mais il arrivait que même la motivation ne soit pas suffisante pour remporter la victoire. De l'autre côté de la passe, le combat se prolongeait entre Dark Kiln et le Jedi et ce dernier prenait l'ascendant sur le premier. Oldae n'eut pas le temps d'intervenir, ni même d'esquisser un mouvement, que le Jedi bloqua un coup descendant et d'un pas rapide en avant, et d'un demi-tour, il planta sa lame dans le torse de Kiln, le Jedi montrant son dos. L'assassin lâcha son sabre et s'écroula sur le sol avant d'expirer.
Mais à peine Kiln fut-il tombé sur le sol qu'un mandalorian se jeta sur le Jedi. Ce dernier ne le vit pas venir et ne put qu'écarter la lame avant de se faire faucher et plaquer au sol par son assaillant. Oldae reconnut le capitaine mandalorian qui servait sous les ordres de Styneth : le capitaine Vada'mee. Il faisait parti des 300 lames à avoir été menées dans la faille et avait réussi la prouesse de rester en vie malgré la violence et la barbarie des affrontements.
Le mandalorian tenta de frapper le Jedi, qu'il tenait fermement cloué au sol, mais fut projeté par une violence poussée de force qui l'envoya s'encastrer contre l'une des parois. Vada'mee lâcha un râle de douleur lorsqu'il percuta la pierre et que les bords tranchants et abruptes rencontrèrent sa peau. Il retomba sur le sol mais reprit ses esprits suffisamment rapidement pour esquiver un large coup vertical du Jedi qui entailla la roche mais que la mandalorian esquiva d'une roulade de côté.
Oldae, qui suivait le combat entre le Jedi et le capitaine mandalorian d'un oeil insistant, fut coupé dans sa contemplation par un nouveau groupe de mandalorians. Il n'attendit pas que les soldats arrivent sur lui et se lança à leur rencontre. Il en cueillit trois avec des éclairs avant de lancer l'illusion du " supplice du bûcher" sur un quatrième et de décapiter les deux derniers.
Pendant ce temps là, de l'autre côté de la faille, Vada'mee faisait preuve d'une adresse remarquable. Le capitaine esquiva une série de coups avant de charger brusquement son adversaire qui peina à parer le coup et la lame manqua de rencontrer sa gorge. Cependant, d'un mouvement du sabre, le Jedi désarma la mandalorian qui recula immédiatement, constatant le danger, avant de s'élancer de nouveau. Vada'mee tenta de frapper le Jedi au ventre d'un uppercut mais il rencontra la main du Jedi qui, d'un mouvement subtile du poignée appuyé de la force, retourna le bras du mandalorian et lui asséna un violent coup de pied dans la jonction du coude. L'os se brisa dans un bruit sourd qui fit écho dans la faille et le bras prit alors un angle anormal à 50° tandis que le cri de douleur du capitaine se répandit dans la passe. Mais alors que le Jedi, qui tenait toujours fermement le bras brisé, derrière sa victime, allait planter sa lame, une lame noire fendit son torse. Les yeux du Jedi s'écarquillèrent et le pauvre chevalier hoqueta avant de s'effondrer.
Vada'mee se relava et leva fièrement son sabre à la lame ténébreuse en poussant un cri de victoire. Il était l'un des premiers mandalorians a avoir abattu un Jedi depuis la fin de la grande guerre galactique et il le savait.

Les soldats de Styneth avait retourné la bataille en l'avantage de la coalition et le Jedi était mort, la victoire se profilait désormais. Il ne restait plus que le Kyramud. Comme pour répondre à son propos, son communicateur se mit à sonner et Oldae l'activa. Ilis se mit à reculer et se plaça derrière lui pour pouvoir assurer la sécurité du seigneur Sith au plus proche tandis qu'Ebelion tranchait les têtes des assaillants à grands coups de Djem So (cinquième forme du sabre laser Jedi).

- Le commando est mort et les systèmes de navigation assistés sont hors service, je vais devoir faire écraser le vaisseau manuellement, s'écria le capitaine à travers le communicateur.

Oldae n'hésita pas, il ne pouvait pas se le permettre.

- Faites le, approuva t'il.

Ilis se retourna vers Oldae, visiblement contre cette idée.

- Non Adrian il fau... tenta t'elle.

- Ne t'en fais pas Ilis je survivrais, lui coupa Styneth. T'en fais pas j'ai déjà fait pire que ça, je survivrais je te le promet. Et par contre Oldae je sais que vous l'avez giflé la dernière fois alors vous avisez pas de recommencer sinon je fais écraser le vaisseau en plein sur vous !

Le capitaine coupa aussitôt la communication, empêchant le Sith de répondre aux dernières paroles de Styneth. Le Sith porta son regard vers le ciel et vit le Kyramud se retourner. Il bougeait. La victoire était assurée. Styneth avait réussi.
Oldae reporta son regard vers la bataille qui faisait toujours rage, les combattants plongés dans l'ignorance de ce qu'il allait arriver. Les troupes du schisme restaient bien plus nombreuses alors que les milliers de corps de son armée jonchaient maintenant le sol de la faille de Sundari, et la victoire restait encore accessible à ses yeux. Grossière erreur pour ces guerriers prétentieux qui étaient tombés dans un piège des plus sournois.

Le Kyramud se plaça la pointe vers le bas et commença à amorcer sa descente vers le sol, là où était son objectif. Les soldats dans la faille ne tardèrent pas à remarquer le mouvement du Kyramud est la trajectoire anormale dans laquelle il s'amorçait, et de nombreux regards se portèrent vers le ciel recouvert de nuages noirs. Il ne fallut pas longtemps pour que les troupes de Cadera comprennent de quoi il en retournait. Des ordres se mêlèrent aux cris et se fut la panique dans les rangs du schisme. Toute l'armée commença alors à se replier et tomba dans la débâcle. Les hommes de Cadera se bousculèrent et se marchèrent dessus pour tenter d'évacuer la faille au plus vite, mais en vain. Pareilles à des bêtes piégées, leur instinct de survie reprit le pas sur leur volonté et les guerriers de Cadera n'eurent qu'une seule chose en tête : survivre.
Plus vite qu'elle était arrivée, la masse grouillante d'azure et de pourpre se mit à s'enfuir, la queue entre les jambes, laissant derrière elle un sol tapissé de cadavres, de blessés et de sang.
Le premier réflexe su Sith fut de regarder où était le Justifié. Il ne fut pas dur de le localiser. Le Mandalore lançait une série de jurons en direction de l'autre côté de la passe où Cadera, blessé à l'épaule, tentait de s'enfuir après avoir profité de l'agitation et de la cohue. Le champion des arènes voulut s'élancer mais Oldae se plaça devant lui, lui barrant le passage.

- Ecartes-toi, seigneur Sith, écartes-toi ou je te tue, le menaça le Mandalore. Laisses moi tuer ce fils de ****, je vais l'envoyer rejoindre ses ancêtres et en finir avec cette guerre.

- Si vous y allez, vous mourrez et cette guerre n'aura eu aucun sens.

- Ecartes-toi, ragea le Justifié.

- Ilis ! ordonna le Sith.

La jeune femme apparut juste derrière le Mandalore. D'une béquille, elle fit flancher le géant et le saisit par la gorge pour lui faire une clé. Malgré sa petite corpulence, la clé de l'alchimiste parvint à immobiliser le grand guerrier. Elle murmura une série de mots inaudibles pour une oreille qui n'était pas habituée aux sons gutturaux de la lange Sith et une brume violette s'éleva autour d'elle, s'enroulant sur le Mandalore comme un serpent avant de pénétrer par ses orifices. Les yeux du Justifié devinrent blancs et ses muscles se contractèrent tandis qu'il se mit à trembloter. Un filet de bave se mit à couler le long de sa joue droite alors qu'il se mettait à hoqueter comme plongé dans un cauchemar. Aussi vite qu'elle était venue, la crise prit fin et le Justifié s'évanouit. Sa tête retomba lourdement et ses muscles s'assoupirent

- Je m'excuse, Mandalore, dit le Sith. Mais vous ne m'avez pas laissé le choix. Il est en vie ?

- Il n'y a pas plus vivant que lui, gloussa la jeune femme. Il ne se souviendra de rien de ce qui lui arrivait ces cinq dernières minutes. Un énorme trou noir.

- Parfait, approuva Oldae avant de porter son regard vers le ciel.

Le vaisseau entamait sa chute et l'immense carcasse du Kyramud se mit à s'enflammer alors que des morceaux de ces parois se détachaient de la structure pour se désagréger dans les flammes.
Il n'y avait pas un moment à perdre, le vaisseau allait s'écraser au nord de la faille emportant avec lui les troupes de Cadera mais aussi la plupart des coalisés encore présents. La majorité avait disparu en voyant le vaisseau entamer sa chute. Les forces de Styneth avaient déguerpi tout aussi vite qu'elles étaient apparues et les mandalorians loyalistes fuyaient maintenant sans même savoir qu'ils laissaient leur chef derrière eux.
Seuls les gardes d'Oldae, les Sith, les derniers Nekghoules et Vada'mee soutenu par deux de ses frères étaient encore présents. Une trentaine d'hommes, pas plus. Idaho gisait inconscient à l'épaule d'un des gardes dont l'armure noire était couverte de sang. Ils n'auraient pas le temps de s'enfuir, fuir ne changerait rien de toute façon, le cataclysme que provoquerait le crash les emporterait dans la mort.

- Tous, venez ici ! s'écria Oldae.

Les hommes s'exécutèrent et entreprirent de rejoindre le Sith à toute vitesse pour se placer derrière lui.

- Tu comptes faire quoi au juste, Oldae ? demanda Ilis alors que desius et elle se mettait chacun d'un côté du Sith.

- Nous n'avons plus le choix, j'aurai préféré le faire dans de meilleures conditions mais on dit que les pires situations sont les meilleures pour ce genre d'exercice, répondit Oldae alors que le vaisseau se révélait dangereusement proche du sol.

- De quoi tu parles au juste ?

- Le cercle, répondit Oldae.

Il avait entrepris de réunir des Sith autour de lui pour former un cercle de maîtres du côté obscur. Pendant plusieurs mois, il les avait étudié, s'était reproché d'eux dans l'unique but de former un cercle pour ce genre de situation. Styneth était le premier à être devenu un compagnon de cercle mais il n'était pas en mesure de participer à l'exercice à l'instant. Il ne restait plus que Desius et Ilis.

- Le cercle ? dit la jeune femme. Nous ne nous sommes jamais entrainés à cet exercice, Oldae, c'est trop dangereux de le faire maintenant.

- Nous n'avons pas le choix, rétorqua le Sith.

- Vous vous en sentez capable ? demanda le Kel Dor.

Le Sith se contenta d'hocher la tête pour approuver.

- Alors je suis avec vous, approuva Desius.

Ilis regarda les deux hommes avec stupéfaction et finit par soupirer.

- Vous ne devriez pas le suivre dans ses combines, seigneur Desius. Ou vous allez vous retrouver à tomber d'une falaise et à plonger dans un lac gelé, alors qu'il y a un blizzard dehors, pour avoir joué avec des forces qui vous dépassent, lui dit Ilis avec un sourire. Je suppose que je n'ai pas le choix, je suis avec toi, Anarell.

Oldae sourit derrière son masque et prit une longue goulée d'air froid. Il était temps de former un cercle. Les premiers essais avec le capitaine avait bien fonctionné malgré sa maitrise rudimentaire de la force à l'époque. Il n'y avait pas de raison que ça ne fonctionne pas aujourd'hui.
Il coupa tout contact avec le monde extérieur et se laissa aller dans une profonde transe. Il maitrisait cette exercice avec une facilité déconcertante puisqu'il passait la plupart de son temps libre à méditer. Il cessa de percevoir le monde extérieur par les images et les sons, il cessa de chercher à connaitre ce qui l'entourait par les cinq sens, ils n'étaient pas suffisamment affutés. Ils manquaient de précision et de finesse. Seule la force permettait de ressentir le monde physique et immatérielle, de voyager entre eux comme si aucune frontière ne les séparait, de se fondre en l'un ou dans l'autre par le seul effort de la volonté.
Oldae se mit à ressentir ce qui l'entourait à travers la force. Les formes des éléments qui l'entouraient, des personnes, des objets et les reliefs de la nature se dessinèrent dans son esprit à travers les courants de la force. Il se mit à ressentir la présence des personnes qui l'entouraient, Desius à sa droite, Ilis à sa gauche, et une trentaine d'autres derrière lui. Il parvenait aisément à les ressentir, à les capter, à ressentir comme si il ne faisait qu'un avec eux. Son séjour sur Tepasi lui avait été d'une grande aide pour cela. Quatre mois attachés dans une cellule humide avec pour seule compagnie les nuisibles qui avaient élu domicile dans la cellule crasseuse. Quatre mois c'était long et le Sith avait été forcé de s'occuper comme il le pouvait. Se mettre à parler à lui-même ne l'avait guère intéressé. Alors, pendant quatre mois, il avait laissé son esprit vagabonder dans la forteresse, apprenant à ressentir tout ce qui l'entourait.

Le Sith se mit alors à chercher à rentrer en contact avec les deux autres Sith, il se mit à tisser un lien avec eux, comme si il tissait une toile dans les fils étaient les liens et la toile le cercle. Il parvint aisément à se relier à Ilis, il la connaissait depuis si longtemps, il l'avait formé pendant plusieurs années et les deux Sith avaient partagé les temps de la guerre ensemble. Les prises étaient nombreuses, l'amitié, le respect, l'espoir. L'une comme l'autre, il était aisé pour le maître du cercle, le catalyseur, de tisser des liens avec elle et de s'y lier jusqu'à ne former plus qu'un. Cela fut plus dur avec le Kel Dor mais Oldae parvint à se lier au centenaire par la profonde reconnaissance que ce dernier entretenait à son égard pour avoir tuer l'assassin de sa femme. La rancoeur et la haine donnaient naissances à des émotions puissantes et elles n'étaient pas nécessairement néfastes.

Oldae sentit la force l'envahir mais ce n'était pas le coté obscur qui se répandait dans son corps, ou pas seul en tout cas. Il sentait la force de ses deux compagnons Sith se répandre en lui, remplir ses réserves jusqu'à les faire exploser. Il était lié à eux. Le maître du cercle était tout puissant dans son oeuvre, il partageait les émotions des ses compagnons et leur force. Oldae était un tout, tout en étant trois. Ilis et Desius vivaient le même phénomène. C'était ça le pouvoir du cercle, relier les compagnons entre eux. Le catalyseur servait de relais entre les membres, il leur permettait de se connecter entrer eux, il était leur lien commun, leur attache. Le maître était le centre du cercle, s'il le désirait il pouvait puiser dans la force de ses compagnons pour combattre. Mais avant tout, les compagnons servaient à partager une même réalité dans la force, tisser un lien étroit. Il ne s'agissait pas de voir par les yeux de l'autre. Il s'agissait de ressentir à travers l'autre. Ce que l'un vivait, l'autre le ressentait. Les membres du cercle vivaient dans une parfaite coordination, celle de la symbiose.
Le seigneur noir tendit ses mains en avant, immédiatement suivi des deux autres Sith. Pour la première fois depuis six mois, il se mit à puiser dans le cristal de son sabre et l'énergie se répandit dans le cercle jusqu'à en faire déborder les réserves de chacun des compagnons. Six mois avaient été suffisant pour stocker beaucoup d'énergie, puiser une partie seulement suffisait largement pour abreuver le cercle et les Sith qui le composaient.
En face de la trentaine de guerriers, placés d'un coté de la passe, le Kyramud s'écrasa sur l'armée de Cadera qui tentait en vain de rejoindre la ville et qui peinait à réussir à sortir du piège qu'était devenue la faille. Le vaisseau mandalorian s'écrasa sur le sol et traça sa route sur près de quatre cents mètres avant de se figer, lapant le sol de la plaine et arrachant les parois de la faille qui furent fauchées par la puissance du phénomène. La puissance de l'impact fit craquer la terre tout autour de la traînée du vaisseau et une immense vague de poussière meurtrière se souleva pour s'abattre de tous les côtés, emportant avec elle les soldats du schisme survivant de la collision.
L'énorme vague de poussière se répandit dans la faille, décrochant des morceaux de parois et des blocs de roche, emportant les soldats de Cadera, les clouant au sol ou contre les parois, ou les soulevant dans les airs avant de les laisser se fracasser sur le sol avec une violence inimaginable. La trainée se répandit, goulue créature jamais rassasiée, déchirant le corps des milliers d'hommes qu'elle croisa sur sa route.
La vague ne tarda pas à arriver à la passe où attendaient le petit groupe de survivants. D'un effort commun, les trois Sith déployèrent tout leur pouvoir et dressèrent la plus puissante barrière de force qu'ils n'aient jamais créé. Ensemble, ils utilisèrent toute leur force pour dresser une immense barrière qui recouvrit l'avant du groupe de survivants. Et comme la pointe d'une lance qui fend la mêlée, la barrière fendit la vague. La créature de terre et de poussière se fracassa contre la barrière de force et continua son chemin comme si rien n'était, nullement ébranlée, laissant derrière elle un groupe de survivants qui avaient vu la mort plus proches que quiconque.

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MessageSujet: Re: Sundari    Sam 24 Déc - 10:43

Dark Erebus



Des flammes sortaient par tout les interstices de l'épave, chaque ouverture, chaque vitre était léchée par des flammes venant de l'intérieur, tandis que ça et là quelques petites explosions retentissaient.
Une main explosa ce qu'il restait d'un carreau vitré, noirci par les flammes, en passant au travers, elle palpa la plaque métallique autour et y trouva une poignée qu'elle tourna puis re-rentra par ou elle était sortie. Quelques secondes plus tard une jambe vint arracher la cloison au reste du vaisseau et l'envoya à quelques mètres plus bas. La main suivis par son bras finis par ressortir s'accrochant au blindage, crantant ses griffes au plus profond du métal afin d'avoir la meilleure prise possible. S'en suivis un autre bras qui s'accrocha de l'autre coté de l'ouverture, enfin dans un effort physique ultime Erebus parvint à sortir de l'épave du vaisseau.
Peut avant le crash il s'était propulsé le haut possible dans le vaisseau afin d'être le plus loin possible de l'avant du vaisseau qui serait le premier à toucher le sol, aidé par son grappin il avait réussi à atteindre un point plus ou moins élevé du vaisseau avant le crash le protégeant d'une partie du choc. La moitié du vaisseau était encastré dans le sol et des pièces détachées avaient été dispersées à des centaines de mètres à la ronde, partout des réacteurs, tourelles, plaques de blindage jonchaient le sol dont la terre était complètement noircie par l'impact. Autour des cadavres carbonisés ou broyés pour la plupart jonchaient le sol, parfois écrasés par des plaques de métal, parfois noircis par les flammes qui les consumaient encore. Une horrible odeur de chair grillée se mêlait à celle du métal fondu, celle de la terre brûlée ainsi qu'une vague odeur de carburant brûlé qui causait de petits foyer de flammes un peu partout autour de l'épave. Le mastodonte s'était écrasé en long dans la faille, dans son endroit le plus large, ainsi il ne bloquait pas complètement la faille, laissant 8 mètres à gauche pour pouvoir passer et s'étalant sur 300 mètres de long dans la faille. Partout sur des kilomètres dans la faille et même un peu autour régnait un épais nuage de fumée grise foncée qui limitait la visibilité à quelques mètres seulement

Erebus se laissait tomber quelques mètres plus bas avant de se relever pour regarder tout autour de lui. Son casque avait fondu par endroit lui donnant ( au casque ) une sorte de sourire malsain terrifiant ainsi que des yeux exorbitants et difformes accentuant encore le coté terrifiant d'Erebus. Il avait une pièce métallique enfoncée dans la cuisse droite qui la traversait de part en part, et une autre dans l'épaule droite. Mais ce qui attira l'attention d'Erebus était son bras droit, tout la peau avait fondu laissant à nue un squelette métallique sur lequel on discernait encore les muscles humain du bras à moitié noircis par la chaleur et les flammes sur lesquels brillaient des pistons et autres mécanismes métalliques. Sa tenue avait à cet endroit et jusqu'à sa clavicule intégralement brûlée, seul demeurait de la clavicule au coude des os métalliques surmontés par les muscles à moitiés carbonisés eux même complétés par divers dispositif métallique qui eux étaient restés en bon état. Son avant bras lui était resté plus ou moins identique, le gantelet était cependant trop endommagé et hors d'usage tandis que les morceaux de chair qui le reliait au reste du bras ( en plus de la fixation synthétique ) étaient eux aussi noircis par les flammes. Il bougea son bras et l'observa sous tout les coutures découvrant finalement sa vraie composition dont oracle parlait. Il ouvris et referma sa main plusieurs fois afin de vérifier que tout allait bien, puis bougea son bras observant les mécanismes à nus en action dans un petit bruit de piston. Son bras droit était en fait composé d'os en métal surmontés de ses muscles normaux eux même améliorés par divers mécanismes métalliques sur lesquels étaient posé une couche de peau afin de donner l'illusion d'un bras normal. Ce mécanisme se poursuivait sur toute la clavicule droite jusqu'à la jonction avec la colonne vertébrale qui d'après les dires d'oracle était de toute façon elle aussi métallique. La douleur était elle atroce, répandue sur tout le bras jusqu'à la clavicule et ce combiné à celles de plusieurs brûlures dans tout le corps ainsi qu'au 2 pièces métallique enfoncées respectivement dans son épaule droite, et dans sa cuisse droite. Il observa le reste de son armure ou du moins ce qu'il en restait... Les parties en tissus qui avaient brûlés étaient noircis par les flammes tandis que son plastron en métal était complètement déformée, cabossée et trouée par endroit. Le filtre à air de son masque était endommagé et accentuait grandement le bruit de sa respiration, lui donnant un coté mécanique bruyant que toute personne près de lui pourrait très bien entendre. Par chance la pièce métallique dans son épaule droite avait en partie été arrêtée par l’imposante épaulière qu'il portait ce qui lui permettait de garder l'usage de son bras droit dépecé. Enfin ses deux gantelets étaient défectueux et libéraient petit à petit leur réserve de brume noire autour d'Erebus, son harpon lui semblait fonctionnel mais son communicateur était hors service. Sa blessure à l'abdomen elle venait d'une mauvaise chute pendant le crash, il s'agissait d'une entaille plus ou moins profonde qui ravivait une vive douleur en lui à chaque mouvements, mais il ferait avec il avait connu pire. Il retira le morceau de métal enfoncé dans sa cuisse mais ne retira pas celui dans son épaule, il avait peur de créer un dysfonctionnement dans son bras mécanique ce qui lui causerais de gros soucis ce dernier fonctionnant encore uniquement grâce à l'épaulière d'Erebus qui avait encaissé en partie le projectile. Ses os métalliques feraient le travail le temps nécessaire, enfin il espérait.

Il observa son environnement et ne distingua que fumée et cadavres, dans l'atmosphère résonnait de temps à autres quelques cris de douleurs ou d'agonies, ponctuant le bruit du brasier ambiant combiné à une légère brise qui ne dégageait absolument pas les environs de l'épaisse fumée qui régnait partout. Il devait retrouver Ilis et le Capitaine mais il ne devait pas non plus oublier Cadera et s'assurer qu'il était bien mort ou le tuer manuellement dans le cas contraire. Mais d'abord Ilis, le Capitaine et Riley c'était sa priorité. Il leva sa main gauche et après s'être concentré la ferma faisant se déplacer derrière lui sa brume noire, et repoussant la fumée plus loin dégageant un peu son champ de vision. Il se rendit compte que l'endroit était un véritable charnier et que des centaines, peut êtres même des milliers de corps étaient autour. Il commença à marcher, la brume noire dans son sillage, vers la sortie de la faille coté Coalition, il s'était écrasé en plein dans la formation du schisme et il devait traverser le charnier en direction des lignes Coalisée si il voulait retrouver des visages familiers. Son bras droit le faisait atrocement souffrir mais il devait passer outre, la journée n'était pas fini. Il se retrouva seul au milieu des débris à moitié fou à hurler à tout bout de champ jurant dans tout les sens, exprimant un mélange de colère, de lassitude et de fatigue
Il s’arrêta après une centaine de mètre, autour de lui résonnaient des cris et des bruits de pas lourds ponctués par des bruits de chair déchirés, une sorte de souffle résonnait ponctué par des rugissements et des sifflements, soit la faune locale était devenu des plus coriaces soit c'était Riley mais une chose est sûre un prédateur rodait dans les environs.

-Riley!

Un dernier cri s'éleva interrompu par la mort probable de son émetteur ainsi qu'un bruit d'os brisé, devant Erebus au milieu de la fumée deux terrifiants yeux rouges brillèrent, des pas lents froissant la terre calcinée firent approcher la lueurs des yeux de Riley vers Erebus. Sa tête d'ordinaire noire était quasi complètement rouge du sang de ses victimes. Il s'approcha prudemment de son maître, tenant un buste arraché dans la main gauche. Le prédateur pencha la tête à plusieurs reprises, examina son maître en long en large et en travers. Erebus posa un genoux à terre et tendis sa main vers la créature qui s'avançait petit à petit. Le monstre atteignit finalement la main et Erebus la releva avant de gratter brièvement le crane de la bête. La bête grogna puis fis volte face avant de s’arrêter plus loin attendant son maître qui se releva et la suivis. Riley semblait savoir où il allait et ne s’arrêtait même pas en chemin pour dévorer des cadavres qui l'étaient déjà. C'est à peine si elle rugissait pour éloigner quelques téméraires charognards qui fuyaient dés qu'ils l’apercevait, c'était la nourriture de Riley, et c'est pas quelques misérables créatures qui lui la déroberais, les Tuk'ata étaient  déjà de véritables super prédateurs seuls, en meute aucun autre animal n’était suffisamment fort pour pouvoir les défier sur leurs terrains. Les rares introductions de ces bêtes ailleurs que sur Korriban avaient conduits à de véritables massacres et des disparitions d'espèces à la pelle. Elle s’arrêta finalement près d'un corps inconscient à des centaines de mètres du lieu du crash. Erebus la reconnus immédiatement, il s'agissait d'Ilis. Il accouru comme il le put à ses cotés et la pris dans ses bras afin de vérifier son état de santé. Elle allait bien, elle n'était qu'inconsciente. Il la souleva sur ses épaules et la porta un peu plus loin dans un endroit ou la fumée se faisait déjà plus rare. Elle n'aurait pas besoin de lui pour s'éveiller, elle n'était que sonnée. Il la posa dos contre la falaise délicatement puis se releva et se tourna vers Riley.

-Toi tu reste ici et tu veille sur elle, lui dit il en pointant du doigt le sol a ses pieds pour lui faire comprendre l'ordre.

La bête qui manifestement avait compris l'ordre protesta en rugissant bruyamment, Erebus foudroya le sol devant elle ce qui la calma instantanément lui faisant comprendre qu’elle n'avait d'autres choix. Riley tourna sur lui même puis se coucha près d'Ilis enroulé sur lui même grognant toujours en guise de protestation. Il amena le torse arraché près de sa gueule et commença à le dévorer. Erebus se tourna et repartit, il devait retrouver Vada'mee et Cadera, sauver l'un et tuer l'autre. Il retourna au cœur du charnier scandant le nom de son capitaine favoris, n'ayant pour tout réponse que de vagues râles lointains de souffrance sinon le bruit habituel des flammes et de la légère brise faisant voler un peu de terre. Il s'avança au milieu des corps, retournant près de l’endroit où il avait trouvé Ilis, tout autour la plupart des corps de soldats étaient dévorés, Erebus connaissait le coupable, la voracité de Riley n'avait de limite que la quantité de nourriture à disposition. Il continua son chemin, hurlant le nom de son capitaine au milieu des morts, il pensa aussi à Oldae et à Desius qui avaient aussi été engagés dans la bataille, il faudrait qu'il essaye de les retrouver eux aussi. Il déambula encore et encore au milieu du chaos ambiant, passant à cotés de cadavres qu'il ne regardait même plus, il continuait à crier seul au milieu des décombres cherchant son capitaine, essayant de le retrouver par tout les moyens. Il s’arrêta un instant et compris qu'il ne le retrouverais peut être pas, il observa le champ de bataille autour de lui ne voyant rien de plus que d'habitude derrière lui la traînée de brume noire le suivais toujours, il savait que son apparence actuelle accentuerais son coté monstrueux acquis auprès du schisme et bien devant mobiliser toute ses ressources pour ne pas hurler de douleur ça lui allait bien comme ça, les rares survivants qui l'avaient vus passer amplifieraient encore le mythe. Il entendis des pas derrière lui, puis autour de lui. Il pris ses deux sabres en main et se figea attendant de voir l'évolution de la situation. Un petit groupe de survivants du schisme l'encercla bientôt, au moins 6 hommes loin d'être suffisant pour l'abattre même dans son état. Il fis propager la brume noire qui le suivait et un rire maléfique se répandis dans la zone, résonnant tout autour.

-Ahaha, vous pensez être à la hauteur?

-Abattez le! Pour Cadera!

Celui qui prononça l'ordre fut happé au milieu de la fumée et les 5 survivants reçurent chacune un membre de leur commandant en cadeau. Ça n'en découragea qu'un qui partit en courant, les autres ouvrirent le feu au cœur de la fumée mais Erebus n'y était plus depuis longtemps déjà. Du haut d'une plaque de métal derrière la section il foudroya 3 des hommes et se rua sur le quatrième qui était peut être le plus terrorisé des quatre. Il le plaqua contre la bord de la falaise et le souleva d'une main à plusieurs centimètres au dessus du sol. Il ressentait l'étendu de sa terreur et s'en délectait, sa respiration ainsi que son bras droit laissant apparaître ses muscles et ses os métalliques aidaient bien à cela.  

-Où est Cadera.

-Je je je ne sais pas! Je le jure!

-Mensonge. ( Il resserra son étreinte sur la gorge du soldat )

-Il.... est au nord du site du crash... pitié.... laissez...moi...vivre.

Erebus le laissa retomber au sol et se tourna, se dirigeant vers le nord, derrière lui l'homme qui saisit la dernière once de courage en lui attrapa un blaster proche et visa Erebus. Ce dernier activa son sabre au dernier moment et renvoya le tir dans le thorax du tireur qui s’effondra, mort. Il repartit, déambulant vers le nord et la supposée position de Cadera, la faille n'était pas large, si Cadera était vraiment là bas il le trouverais. Il repassa devant l'épave du vaisseau toujours en train de brûler ardemment, il n'y prêta qu'un regard et poursuivis sa route vers la cible. Ses blessures le faisait de plus en plus souffrir et il devait faire un effort colossal à chaque pas pour avoir une démarche naturelle et ne pas boiter. La douleur sur son bras était devenu presque insupportable, entre les chairs brûlés sur tout le bras et la pointe en acier planté dans son épaule il avait un mal fou à l'ignorer. La blessure à l'abdomen elle se faisait de plus en plus pressante et il fallait qu'il en finisse vite. Il traversa la champ de bataille dans l'autre sens, la fréquence des cadavres étaient moindre et surtout ils étaient généralement intacts, Riley n'avait pas eu le temps de passer par là  encore. Il regardait vaguement les corps tous étaient du schisme, normal pensa t'il, le schisme avait du perdre des dizaines de milliers d'hommes dans l’opération. Il entendis plusieurs rafales de tirs devant lui, qui s'interrompirent après quelques secondes, il s'avança et tomba sur une section du bataillon fantôme qui venait d'éliminer plusieurs hommes du schisme. Les hommes se tournèrent et le virent arriver se levant immédiatement et le saluant.

-Démon! C'est un honneur chef!

-Quel est l'état du bataillon?

-On est tous vivant plus ou moins, on s'est replié quand on à vu le vaisseau arriver.

-Parfait, vous avez une idée des forces du schisme en présence?

-Oui quelques hommes se sont regroupés au nord, près de Cadera, ils préparent la retraite vers la ville probablement. Il doit pas rester grand monde ici, la plupart des survivants doivent déjà s'être repliés vers la ville.

-Il faut qu'on empêche l'armée du schisme de s'en tirer, vos communications fonctionnent?

-Affirmatif.

-Envoyez 200 hommes au sud, éliminez les derniers survivants ennemis et occupez vous des blessés, essayez de retrouver le Capitaine j'ai pas encore réussi à le retrouver. Laissez 400 hommes en faction ici et établissez une ligne de défense éliminez les hommes du schisme qui vous croiserez et qui tenterons une sortie.

-Et le reste du bataillon?

-Sortez de la faille et progressez sur les hauteurs jusqu'à l’embouchure nord, là établissez un périmètre et éliminez les forces du schismes qui tenterons d'en sortir. Il faut en piéger le plus possible

-Compris démon, on se met en route!

Le sergent saisit son communicateur et retransmis les directives au bataillon, Erebus distingua au sommet des falaises des centaines d'hommes qui au pas de course se dirigèrent vers le nord tandis que certains descendaient en rappel et se mettaient en position ici même, s’abritant derrière chaque bout de métal ou chaque butte de terre. La discipline du bataillon se mettait en place, le schisme était condamné. Erebus franchis les lignes et se dirigea vers le nord croisant au passage quelques hommes du schisme qu'il élimina sans soucis majeurs. Il s’arrêta et vis au loin un grand groupe de mandaloriens profitant d'un endroit élargi de la faille pour se réunir. Ils devaient être au moins 80 et reconnut Cardera au centre assis en tailleur au milieu de ses derniers officiers. Il n'était pas repéré pour l'instant, c'est parfait, le démon serait la dernière chose que les hommes du schismes verraient. Il trouva un corps pas loin et plongea sa main à l'intérieur avant de laisser traîner sa main ensanglanté sur son masque créant une trace de main ensanglantée sur son masque, la guerre psychologique c'était tout un art, un art qu'Erebus maîtrisait plutôt bien. Il se retourna et repartis vers les lignes du bataillon fantôme où il retrouva ses hommes.

-Je les ai trouvé, suivez moi et mettez vous en position hors de vue jusqu'à mon signal.

-Compris, on à reçu des communications de la Coalition, ils nous envoient des renforts.

-Dites leurs de rester en dehors de ça, on s'en charge, qu'ils s'occupent de réorganiser l'arrière on vas en finir nous même avant même qu'ils ne soient là.

Il repartit vers le nord et s’arrêta de nouveau devant le "campement" du schisme, il répandis sa brume noire tout autour et son rire démoniaque retentis tout autour. Il souleva une pièce métallique qu'il enfonça dans le sol dans le champ de vision des hommes du schisme, puis un autre qu'il empila sur le premier et ainsi du suite, jusqu'à créer une sorte de promontoire fait de débris de vaisseaux. Les hommes du schisme se mirent en cercle visant au hasard autour d'eux pour essayer de voir le démon. Erebus s'accrocha au sommet du promontoire et s'y propulsa avant de s'y asseoir surplombant une foule manifestement hostile. En chœur les soldats le braquèrent mais n'ouvrir pas le feu. Tout autour les troupes Fantômes se mettaient en place, discrètement ils se mirent position tout autour du camp encerclant les hommes de Cadera à leur insu.

-C'est lui Commandant! C'est le démon!

-Futurs vaincus je vous salut!

Cadera se releva et s'adressa à Erebus.

-Que voulez vous?

-Je viens vous proposer de vous rendre, vous n'êtes que 81 ne résistez pas et vous aurez la vie sauve, peut être.

-Nous sommes nombreux, tu es seul Démon! Hurla un des hommes.

-J'ai déjà entendu ça quelque part, ne serait ce pas de la bouche de quelqu'un qui a fini coupé en deux?

-C'est comme ça que cela fini? Vous allez tous nous massacrer?

-Pas forcément, si vous vous rendez il y à peut être une chance que vous viviez. Vous avez 30 secondes pour vous rendre, après vous mourrez tous.

-Il bluff!

-25 secondes.

-Cessez votre décompte démon, nous ne nous rendrons jamais.

-Très bien, bataillon fantôme tuez les tous j'ai pas le temps pour ces conneries.

Soudain une pluie de tirs s'abattit sur la position du schisme, les centaines d'hommes du bataillon fantôme ouvrirent le feu et balayèrent les troupes du schisme qui en un instant perdirent la moitié de leurs hommes. Certains parvinrent à se mettre à couvert et à riposter mais ils furent trop peu, trop tard et eux aussi furent balayés... Erebus assista à la scène assis sur son promontoire de fortune, impassible devant le massacre sous ses yeux, il repéra Cadera au fond du campement ouvrant le feu sur les hommes d'Erebus et coordonnant tant bien que mal les tirs de ses troupes. Erebus attrapa son arme et la récupéra sous les yeux médusés de quelques soldats du schisme, puis il redescendit de son promontoire et rejoignit sa section sans ce soucier des tirs ennemis.

-Amenez moi le au camp, vivant si possible. Tuez tout les autres et dites à ceux qui sont à l'embouchure de la faille de pousser dans votre direction afin de prendre les dernières forces ennemis en tenaille. On ne fait pas de prisonniers.

-Bien démon!

Erebus repartit vers le sud pour la 3ème fois, vers Ilis et peut être les autres. Il repassa encore devant l'épave du vaisseau toujours dans le même état et croisa quelques uns de ses hommes au passage. L'un des médecins de son unité lui proposa son aide qu'il déclina, demandant au médecin de s’occuper des autres blessés. Il se dirigeait vers l'endroit où il avait laissé Ilis et Riley complètement épuisé et souffrant de toute part quand deux hommes le rattrapèrent avec Cadera sur les épaules.

-Le voilà chef.

-Suivez moi

Erebus les conduisit là ou se trouvait Ilis et Riley et leurs fit déposer près de Riley qui était allé se chercher un autre cadavre à dévorer entre temps, l'empilant sur un véritable monticule de cadavres qu’il s'était crée pour s'occuper. Ilis elle était d'après les dire des hommes pas très loin, s'occupant d'aider les blesser. Les hommes jetèrent Cadera à moitié inconscient près des corps empilés, Riley se leva et vint à coté du nouvel arrivant, le sentant, respirant ce qui serait peut être sa nouvelle proie. Erebus lui fis un signe et la bête compris qu'elle ne devait pas y toucher pour le moment. Il se posa assis dos à la falaise attendant soit l'arrivée d'Oldae soit le retour d'Ilis qui ne tarderais probablement pas à revenir. Cadera lui reprenait ses esprits, son visage à quelques centimètres de la gueule de Riley et à quelques mètres du démon, le bourreau de sa révolution, l'homme qui avait détruit la moitié de sa flotte, pris deux de ses forteresse et tué en tout des dizaines de milliers d'hommes.

-Vous avez été compliqué à abattre Cadera laissez moi le dire, la prochaine fois, enfin dans une autre vie, faites en sorte de choisir un autre camp et une autre période.

-C'est donc comme ça que ça fini hein? Vous allez me livrer au "Justifié" et il me tuera en public pour récupérer toute la gloire?

-Oh non JE vais récupérer toute la gloire de votre mort, le démon sera votre bourreau et la galaxie entière le saura.

-Pourquoi ne me tuez vous pas directement?

-J'ai la flemme, je suis fatigué et j'ai besoin de 2 minutes, c'est vous qui attendez la mort pas moi j'ai tout mon temps.

-Le justifié va conduire Mandalore à sa perte...

-C'est un idiot fini et je le supporte pas mais il a gagné au moins et moi j'aurais droit à ma statue. Vous en faites pas je vous tuerais vous garderez ça pour vous, mais là je suis un peu fatigué donc vous attendrez un peu. C'est con quand on y pense, vous auriez fait ça 1 ans plus tôt j'aurais été dans votre camp avec une flotte gigantesque et j'aurais maté les troupes du justifié sans la moindre difficulté. Mais là malheureusement vous avez choisi les mauvais alliés et la mauvaise période.

-Finissons en.

-Si vous le souhaitez tant.

Erebus se leva activa son sabre jaune et s’apprêta à trancher la tête de Cadera quand il fut interrompu par quelqu'un derrière lui.

-Oh vous sentez cette odeur? Ne serait'ce pas le stratège de l'année qui arrive ? Ah non c'est vrai je suis déjà? là ça c'est le prétendant au titre.

-Beau boulot, capitaine. D'une précision infaillible, comme toujours.

Riley grogna, sentant que son futur énième repas serait peut être reporté, il se retourna et jeta son dévolu sur un autre cadavre qu'il saisit au cou avant de commencer à le déchiqueter.




Dernière édition par Veers le Dim 15 Jan - 1:23, édité 1 fois
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Dark Plagueis Le Sage
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MessageSujet: Re: Sundari    Jeu 5 Jan - 17:07



Dark Oldae




Partie IV

Chapitre VI: La bataille de Sundari [-3653]

Oldae marchait entre les corps, aux positions grotesques, qui tapissaient le sol de la faille et de la plaine sur des centaines de mètres, peut-être même jusqu'aux portes de la ville. Des dizaines et des dizaines de milliers de corps, démembrés, carbonisés, déchiquetés, parfois même éviscérés, recouverts par une fine pellicule de poussière qui se mélangeait au sang coagulé pour donner une croute rougeâtre. Quelques survivants airaient comme des âmes en peine en cette terre de désolation, laissant les blessés agonisants sur le sol. Ils n'en avaient plus pour très longtemps. Si la fumée des lieux ne les tuait pas, les bêtes s'en occuperaient. Et si les bêtes ne se montraient pas assez voraces ou les blessés insuffisamment résignés pour laisser les bêtes en finir, les coalisés écumeraient le champ de bataille. Dans les deux cas, les blessés n'avaient que peu de chances. Peut-être fallait-il mieux qu'ils comptent sur la fumée pour finir le travail. Et si la fumée ne le désirait pas, un couteau ou un blaster ferait l'affaire. Ces armes étaient les amies les plus fidèles d'un homme, en toute circonstance.
La fumée née de l'épave et des corps calcinés, et la poussière qui s'était répandu comme un fléau lors du crash laissaient progressivement place à l'odeur putride des cadavres en décomposition, au plus grand plaisir des nécrophages qui commençaient déjà à pulluler, cherchant à se repaitre de ce festin avant que les charognards ne fassent de cet endroit leur terrain de prédilection.
La putréfaction envahissait déjà les lieux, une odeur âcre et étouffante s'élevait et flottait au-dessus de la plaine. Le Sith traçait sa route entre les corps inanimés, faisant fuir les petits nécrophages qui s'acharnaient à déchiqueter les corps. Il tenait un morceau de tissu humide sur les ouvertures de son casque, pour empêcher la fumée d'entrer et l'odeur d'envahir son odorat. Il entendait les cris des rapaces qui sifflaient au loin, ils ne tarderaient pas à fondre sur la plaine comme les pluies battantes du solstice d'automne et viendraient tenir compagnie aux cadavres. Oldae avait dû mal à reconnaître l'endroit où il se trouvait. Plus rien n'était pareil. Le Kyramud avait fait de l'espace cerclant la ville un véritable enfer. La plaine autrefois au relief vallonnée et aux couleurs chatoyantes, mêlant la fraîcheur de la nature verdoyante et les couleurs sombres des marécages, avait laissé place à un désert de mort, une fine couche noircie et craquante sous les pieds.
A chaque pas entre les morts , le Sith soulevait des nuages de poussière qui se répandaient dans son sillage. Se repérer n'était pas facile, le dôme de fumée empêchait de percevoir les formes qui s'étalaient de chaque côté, seule la capitale permettait de savoir que l'on avançait vers le nord. Les contours de la ville se dessinaient timidement derrière le voile de fumée qui s'élevait sur plusieurs mètres.
Mais il était pas nécessaire de se fier à Sundari pour le Sith, il parvenait à se repérer à l'aide de la force, usant de sa perception pour se repérer à travers les courants de la force et déambuler entre les épaves et les tas de corps.

Il était un homme chanceux. Il était difficile de le nier. Tout d'abord, il était en vie, un détail purement formel mais ô combien pratique et controversé au vue des milliers de cadavres qui jonchaient le sol. Il était victorieux, encore une fois, une situation qui substantiellement se révélait relativement confortable, bien plus que celle d'être perdant tout du moins. Et, au-delà de toutes ces perspectives réjouissantes qui venaient prendre le relais aux horreurs de la passe, le Sith pouvait se réjouir de savoir que Cadera, celui-la même qu'il croyait enfui au coeur d'un désert de mort, avait été capturé par un homme qui, selon toutes le lois de la physique moderne, devait avoir fini compacté dans la carcasse nonchalante du Kyramud.
En réalité, Oldae n'était nullement surpris par la survie du capitaine. Il avait à de trop nombreuses fois assisté à des événements qui, selon ces mêmes lois de la physique moderne, auraient dû mettre à terme à la vie de Adrian Styneth définitivement. Mais, outre le don de polariser les ennuis autour de lui, le capitaine avait un don certain pour désabuser les lois de la physique.

Oldae continua de tracer sa route entre les corps, se guidant à l'aide de la force, pour rejoindre Ilis qui était partie avant lui dans la plaine désolée. Il ne tarda pas à retrouver la jeune femme, accompagnée par un groupe de soldats qui s'affairaient à éliminer les survivants récalcitrants.
En voyant le seigneur noir approcher, la jeune femme se retourna et gambada souplement vers lui, un large sourire aux lèvres.

- Je vois que tu sembles de bonne humeur, dit Oldae en la voyant s'approcher.

- Je le suis, très même. Nous avons gagné, les personnes les plus importantes sont vivantes. Que demander de plus ?

- D'en finir définitivement, soupira le Sith. La guerre du schisme n'est que le commencement. Et la tête de Jadus qu'une simple étape vers l'avenir.

- Ne t'inquiète pas, nous serons toujours avec toi, la rassura la jeune femme. Détends-toi, tu es tout crispé, tu vas mourir de surmenage à cette allure. Il faut que tu apprennes à décompresser.

- Crois-moi, le surmenage n'est pas la mort qui m'effraie le plus. Comment va le capitaine ?

- Vivant et blessé. Rien d'anormal jusque là, l'inverse l'aurait d'avantage été.

- Il est vrai, sourit Oldae sous son masque. Allons-y, le capitaine nous attend, il semblerait avoir un présent à nous offrir.

- Je te rejoindrai plus tard, j'ai à faire avant, des survivants traînent encore dans la ronde, déclina t'elle. Il est possible que des groupes de résistance se forment, il y a nécessité que je reste.

Oldae hocha la tête et laissa la jeune femme pour reprendre sa route et rejoindre le capitaine où l'attendait le chef du schisme du combattant, vaincu et prisonnier de ses ennemis.
Les rejoindre ne fut pas difficile. Les bruits de tirs précédaient les troupes de Styneth, occupées à abattre les derniers soldats de Cadera encore en vie.
Le Sith n'eut pas d'ennui en traversant les rangs des hommes de Styneth, certains le saluèrent, d'autres l'ignorèrent simplement, faisant semblant d'être trop occupés pour le remarquer. Oldae arriva rapidement près d'un large cercle formé par des centaines de soldats, à l'intérieur duquel il ressentit la présence de Styneth et de Cadera ; le premier le sabre tiré et le second gisant sur le sol.
Les hommes du cercle ne purent déroger à leur obligation et saluèrent le seigneur Sith en s'écartant pour le laisser rentrer à l'intérieur du groupe.

Le capitaine semblait blessé à plusieurs endroits. Son bras droit avait entièrement été dévoré par les flammes, consumant la peau, et laissant apparaître les structure mécaniques du capitaine. Une plaie lui barrait l'abdomen et une partie de son épaule droite avait été enfoncée par un morceau de débris qui avait été en partie arrêté par l'épaulière de son armure, mais qui laissait tout de même une large ouverture que l'objet contendant encombrait, minimisant l'hémorragie. Une partie du casque avait fondu et une trace de sang s'étendait sur toute la partie encore intacte. La cuisse avait aussi subi des dommages et une croute de sang coagulé commençait à s'y accumuler.
La créature de Styneth, Riley, grogna lorsque le nouvel arrivant fit son entrée dans le cercle et s'écarta pour s'affaler sur une pile de cadavres éventrés et déchiquetés par ses crocs, laissant avec regret le festin alléchant que représentait le chef du schisme du combattant.
Styneth leva son sabre et se prépara à l'abattre sur Cadera lorsqu'il arrêta sa lame et déclara "Oh vous sentez cette odeur ? Ne serait-ce pas le stratège de l'année qui arrive ? Ah non c'est vrai je suis déjà. Là, ça, c'est le prétendant au titre".

Oldae s'approcha et déclara à son tour "Beau boulot, capitaine. D'une précision infaillible, comme toujours".

Le capitaine se retourna vers Oldae, lui laissant voir la partie du casque consumé par les flammes.

- Votre nouveau style est des plus douteux, capitaine. Je vous conseille vivement de revenir à un style plus sobre.

- Vous trouvez ? Personnellement, je trouve l'ensemble particulièrement classe, s'amusa Styneth. Vous êtes juste jaloux de ne pas avoir la même. Si vous voulez, on se refait ça quand vous voulez mais, cette fois, c'est vous qui montez dans la carcasse enflammée.

- Vous savez bien que les lois de la physique n'ont pas de prises sur vous, capitaine, ou cela faisait bien longtemps que vous seriez morts à notre plus grand dam pour nous tous, soyez en convaincu, répondit Oldae avec un sourire amusé derrière son masque. Personnellement, je trouve que votre état actuel est relativement encourageant, nous avons été forcé de constater, à plusieurs reprises, que vous sortiez souvent dans un état critique de ce genre de plan que je me tue à élaborer.

Le Sith se rapprocha de Cadera, affalé sur le sol, regardant la scène avec un oeil attentif, une minuscule lueur d'appréhension dans le regard. Il tentait de garder son calme, de demeurer impassible, fier de son rang, de son nom et de ses exploits. La situation n'était pas en sa faveur, mais il gardait la tête haute, son regard porté vers le Sith. Il n'avait plus rien du commandant majestueux qui avait affronté le Justifié. Une large plaie partait de son pectoral droit pour remonter jusqu'à la clavicule, laissant une profonde entaille rougie dans l'armure. Une coupure lui barrait le front, laissant une croute de sang coagulé se former autour tandis que du sang séché tachait sa barbe noire. Il essayait de rester fier, un mandalorian de sang et d'âme.
Le seigneur noir s'arrêta à trois pas, peut-être quatre du commandant sécessionniste. Les deux hommes se toisèrent un moment, l'un et l'autre fixant le visage de l'autre, attendant que l'un d'entre eux finisse pas céder et abaisser le regard. Mais même vaincu, le mandalorian restait infranchissable.
Lasse, Oldae laissa un fin filet de sa pression spirituelle se répandre autour de lui. Rien d'impressionnant, ni même de dangereux. L'objectif n'était pas là. L'objectif était la peur. Au coeur de la pression spirituelle du Sith, confondue à elle, régnait l'aura de peur. Un simple filet, presque imperceptible pour un esprit qui n'était pas sensibilisé à la force, suffisait à faire naître la peur dans le coeur d'un être vivant. Oldae ne cherchait pas à le terroriser, simplement à affirmer qu'il menait le jeu, que le mandalorian pouvait continuer sa caricature de guerrier invincible sans même déstabiliser le Sith. Qu'en réalité il était à sa merci.
L'aura de peur ne tarda pas à faire effet. Quelques instants suffirent, une fraction de seconde, un battement de cils et une gouttelette de sueur commença à glisser sur la tempe de Cadera. Ses yeux, toujours portés vers le Sith, ne tardèrent pas à scintiller d'une perfide lueur de peur et à cligner avec intensité. Plus maître de lui-même, pantin d'un esprit engourdi par la peur, le chef du schisme essayait de continuer à paraître impassible, cherchant à minimiser les effets de la sorcellerie qui s'emparait de lui.

- Je suppose que vous savez qui je suis, seigneur Cadera, il me semble inutile de me présenter à vous.

- Tu es le Sith qui est derrière la victoire de Cadera, tu es Dark Oldae, le chien envoyé par l'empire pour s'assurer le soutien de l'empire mandalorian, une nouvelle fois.

- Je ne suis pas un chien de l'empire, tout du moins je ne considère pas comme tel. Peut-être le suis-je, je préfère me dire que je ne le suis pas. La vie est plus simple lorsque l'on se contente de rester à la place qu'on nous a donné. Si être un chien me permet de survivre, alors j'embrasserai avec plaisir ce destin. Vous auriez dû faire de même, mettre vos talents au service d'un puissant clan, les Ordo vous aurez ouvert les bras. Mais vous avez décider de nier cette possibilité, vous l'avez volontairement omis et vous avez laissé votre orgueil vous conquérir. Et vous avez levé cette révolte alors que la Grande Traque faisait rage en prétendant porter l'avenir de votre peuple. Vos désillusions doivent vous accabler désormais que vous gisez devant moi sur votre planète mère.

- Je ne nourris pas de tel dessein, seigneur Sith, je cherche à assurer un avenir à mon peuple, nous avons une histoire, une culture, des traditions et le Justifié va les réduire à néant. Vous le savez aussi, l'empire le sait, les mandalorians sont menés à disparaitre, ils n'ont plus leur place dans cet univers bipolaire. Rejoindre un bloc est la seule chose qu'ils peuvent faire pour survivre. Mais rejoindre l'empire, c'est annoncer notre fin. L'empire ne pourra pas gagner la guerre, vous la perdrez et vous le savez. Je me refuse à vous laisser entrainer mon peuple dans votre chute.

- Ne croyez pas que l'empire est perdu, vous le condamnez trop tôt, seigneur Cadera. L'empire a défait la république galactique et les Sith ont vaincu l'ordre Jedi. Ne jouez pas les devins escrocs, vous vous en mordrez les doigts, si ce n'est pas encore fait.

- Vous servez un maître décadent. Tous les régimes ont sombré au cours de l'histoire, tous, un par un. Tous sauf un : la république. Elle a survécu, elle a survécu là où tous les autres ont sombré. Il n'y a qu'une seule issue pour les mandalorians et ce n'est pas l'empire.

- Votre peuple a choisi de suivre un homme qui pouvait les rallier. Vous, qu'avez-vous fait ? Vous vous êtes érigé en opposant à un système millénaire, prétendant pouvoir laver les affronts que les peuples mandalorians ont subi de la part de la république en se ralliant à elle. Et vous parlez de tradition, seigneur Cadera ? Cessez votre hypocrisie, elle ne berne que les idiots. Si elle vous anime réellement, c'est que vous en êtes un.

- Vous ne pouvez pas comprendre ! ragea Cadera. Vous n'êtes pas un mandalorian, vous ne pouvez pas comprendre ce que je ressens pour mon peuple. J'ai vu l'avenir de mon peuple et il sera celui d'un vaincu, humilié, relégué au second plan. Les mandalorians n'ont plus leur place dans cette galaxie, tout du moins pas avec cette volonté de se présenter comme une superpuissance galactique. La tripartite galactique est un mythe qu'entretient le Justifié. En réalité, Mandalore ne sera qu'un pion de la puissance à qui elle prêtera allégeance ou elle sera éliminée. Alors autant suivre la république plutôt que le bourreau impérial que vous servez.  

- Et vous croyez que vous rallier au perdant d'une guerre décennale est la solution à votre problème ? Vous préférez infliger l'humiliation suprême à votre peuple en vous ralliant à une puissance décente, alors que l'empire tend les bras aux guerriers mandalorians et leurs traditions ?

- Vous, qu'êtes-vous ? Pour quoi vous battez-vous ? Vous êtes un Sith, vous n'avez que faire de mon peuple si ce n'est aussi du votre. Vous n'aviez aucune cause à défendre !

- Détrompez-vous, seigneur Cadera, nia Oldae. Pour vous comme pour moi, cette guerre n'est pas une finalité, c'est une étape, une étape vers une finalité qui se veut lointaine. Vous avez raison, mon empire se meurt, il se vide de tout son être et il mourra si l'on n'arrête pas cette hémorragie. Ne croyez pas être le seul à vous battre pour un peuple ou une cause. J'ai une cause et un peuple pour lesquels je me bats, pour lesquels je consacre chacun des mes jours et chacun des mes actes. Si vous aviez été plus favorable à mes objectifs, ou à ceux de l'empire, je me serai rangé à votre côté mais vous avez choisi la voie de la sécession et vous avez échoué. Vous êtes vaincu, vous et votre armée. Je n'ai nul pitié à vous donner ni de plaidoyer à fournir pour donner sens à mes actes.

- Vous n'êtes rien, en réalité ! Vous n'êtes qu'un être avare de pouvoir, qui masque son irrésistible besoin de puissance et de pouvoir derrière une cause aux prétentions idylliques !

- Peut-être avez vous raison, peut-être que je ne tends que vers ma propre pérennité mais quel mal y a t'il ? L'homme est ainsi fait, il tend vers sa propre survie, c'est un instinct. Je ne me sens ni de taille ni animer par suffisamment de volonté pour aller à l'encontre de cet instinct, il me suffit à moi-même. Si la force a instauré cet équilibre et cette nature aux être vivants, qui suis-je pour m'y opposer ? Mais dès lors que cette pérennité s'offre moi par un chemin aux prétentions idylliques, certes plus ardu, alors je suis prêt à m'y lancer. Ne croyez pas que je ne vis que pour moi-même, je suis un serviteur de l'empire avant d'être mon propre serviteur, seigneur Cadera.

- Je vous méprise, vous êtes un hypocrite, seigneur Sith. Les Sith ne vivent que pour eux-mêmes, ils ne conçoivent pas de se battre pour une cause qui n'est pas directement la leur. En vous battant pour le justifier, vous avez marqué la fin d'un peuple, d'un peuple tout entier ! L'un des peuples les plus célèbres et fier de la galaxie. Ces millénaires qui ont fait Mandalore et son empire, le Justifié va les détruire et vous l'y aurez aidé. Vous vous méprenez sur l'homme que vous avez aidé, vous allez lui donner du pouvoir, beaucoup de pouvoir et il va l'utiliser jusqu'à en abuser. Il mènera son peuple dans sa chute par ses abus. Cet homme n'a rien d'un véritable Mandalore. Ce n'est qu'un homme que vos services secrets ont découvert dans une arène et vous avez tout fait pour l'amener jusqu'où il est aujourd'hui. Mais cet homme n'est en rien alimenté par les désirs de son peuple (Cadera tourna la tête pour dévisager les spectateurs parmi lesquels se trouvaient des mandalorians). Vous, mes frères, vous êtes les artisans de votre fin. De la votre, de celles de vos enfants et de vos femmes. Vos ancêtres vous maudiront pour ce que vous faites à Mandalore ! Nous avons fait confiance deux fois aux Sith et deux fois nous sommes tombés, devenant plus faibles chaque fois. Souvenez-vous bien de ce que je vous dis : Mandalore le Justifié est le précurseur de la fin de notre empire. Peut-être ce ne sera pas sous son règne, probablement pas, mais si vous vous alliez de nouveau avec l'empire des Sith, il ne sera plus possible de faire marche arrière.

Oldae fit quelques pas, les mains jointes dans le dos.

- Ce que vous dites me rappelle la citation d'un très ancien philosophe Alderanien, seigneur Cadera. Son nom s'est perdu dans le temps mais ses travaux demeurent encore très célèbres. Ce dernier disait que "c'est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser : il va jusqu'à ce qu'il trouve des limites". Si le Justifié abuse du pouvoir que son peuple lui a donné, alors il trouvera ses limites. Peut-être cela entrainera t'il la fin de votre peuple ou peut-être serait-ce votre peuple qui sera le bâtisseur de ces limites, argumenta Oldae. Je crois que vous vous trompez lourdement sur les choix de votre peuple. Vous êtes un idéaliste qui voit en une république affaiblie la sauvegarde d'un peuple qui ressuscite de ses cendres derrière un Mandalore qui a eu le courage de déclarer qu'il ferait front contre la république. Un homme qui a su avoir le charisme, la force et le courage de dire que Mandalore n'était pas perdue malgré la défaite de la voie Hydian. Vous croyez réellement que votre peuple désire suivre la république, celle qui l'a fait tomber à deux reprises ? Vous vous voilez la face en déclarant que l'empire Sith fut l'artisan de l'effondrement des mandalorians à deux reprises. Les véritables artisans sont les Jedi et leur république , et vous vous voudriez vous alliez à eux ? Et vous dites représenter les traditions de votre peuple. De quelles traditions parlez-vous au juste ? Celle de l'asservissement ? De la déchéance ? Ou de la médiocrité ? Vous suivez les préceptes de Mandalore le Sauveur, un homme mort il y a plus de deux siècles. Les temps du Sauveur ont changé, une nouvelle guerre a eu lieu, la galaxie est devenue bipolaire, l'ère du changement s'est mise en marche. Même le clan Ordo se refuse de soutenir la république, humilié par la défaite sur le route Hydian. Alors, si même l'un des plus grands clans de Mandalore et l'un des plus proches des idéaux qui vous animent si refuse, alors comment pouvez-vous croire que c'est là l'avenir de Mandalore ?

- Parce que vous tomberez, vous et vos frères, votre fin est proche. votre empire est perdu, réplique Cadera. Le temps ne connait pas de fin, il suit son cours et, tel un cercle, il se renouvelle. La république est immuable, elle suit le temps, vit avec lui. Votre empire n'aura pas cette chance.

- Vous auriez peut-être fait un meilleur Mandalore pour votre peuple, Jicoln Cadera. Mais vous êtes né deux siècles trop tard, ou peut-être plusieurs siècles trop tôt, et dans un camp différent du mien et de l'empire.

- Ma cause n'est pas morte ! Ma rébellion n'est pas terminée, le schisme ne sera pas vaincu par le Justifié !

- Non, vous avez raison, votre révolution n'est pas morte. Pas encore. Mais elle mourra, j'y veillerai personnellement. Et vous, son chef, son créateur, vous mourrez avant elle, croyez-moi sur parole, déclara le Sith en tendant la main vers Cadera.

Pareille à une main invisible, la force s'enlaça autour du cou de Cadera et le souleva du sol. Le mandalorian tenta de se débattre, de se délivrer de l'étreinte du Sith. Il se saisit le cou avec les mains et se laboura la peau avec les ongles, comme si il voulait arracher la main invisible qui l'étreignait. Bientôt des sillons ensanglantés se dessinèrent sur sa peau. Sa vision se brouilla alors que les muscles de son cou se contractaient, que les veines saillaient sur son front et sur son cou, et qu'un tin violet pâle commençait à prendre le pas sur la rougeur de sa peau. L'emprise était trop forte, la force d'un homme n'était pas suffisante, rien n'y faisait. Il suffisait au Sith de refermer les doigts et il mourrait.

Résigné, il laissa retomber ses mains et ses muscles se détendre.
Mais le seigneur noir n'en avait pas décidé ainsi, il desserra ses doigts et le bougre mandalorian s'écroula sur le sol.
Il crachota sur le sol, tentant de reprendre de l'air dans ses poumons asphyxiés et plantant ses doigts dans la terre meuble de Sundari. Un fin filet de bave se mit à couler de ses lèvres et à humidifier le sol poussiéreux.

- Mais, avant de vous tuer, j'ai besoin de vous, seigneur Cadera. Vous allez me dire ce que je veux savoir, dit Oldae.

Le Sith ne parvenait pas à se fondre dans l'esprit de son prisonnier. La résistance mentale du guerrier était impressionnante, une sorte de facilité naturelle. Oldae n'était pas suffisamment doué pour forcer les résistances naturelles de Cadera sans risquer d'abimer le contenu de sa mémoire et de perdre à jamais le précieuses informations. Ce genre de phénomène arrivait parfois, certaines espèces possédaient un don similaire, mais des individus au sein d'une race dépourvue de cette faculté étaient très rares. Comme quoi, même sa perception avait ses limites. Les méthodes conventionnelles allaient donc devoir primer sur les méthodes classiques des adeptes de la force.

- Je ne dirai rien, seigneur Sith. Tu n'obtiendras rien de moi, cracha difficilement Cadera.

- Des dignitaires du schisme ont survécu, ils ont parvenu à fuir avant les combats. Vous sembliez avoir envisagé votre défaite et à préparer le terrain sans que j'en sois informé et j'en suis très surpris. Vos derniers hommes se cachent dans la ville, dites-moi comment y rentrer, seigneur Cadera. Je sais aussi qu'il vous reste des installations militaires quelque part, continua le Sith comme si il n'avait rien entendu des paroles du mandalorian. Vous allez mourir aujourd'hui mais votre rébellion va survivre et cela me gêne. J'ai des engagements et, bien que j'ai déjà fait plus qu'il n'en fallait pour y répondre, je supporte difficilement que vos rats m'échappe. Alors vous allez m'aidez à les trouver. Vous allez m'aider, seigneur Cadera, et je les tuerai après vous avoir tué.

- Je ne dirai rien, enfoiré, s'écria Cadera en se relevant brusquement et en balançant son poing vers le visage du Sith.

La main s'arrêta à quelques centimètres du visage d'Oldae, impassible comme à l'accoutumé. Le mandalorian tenta de bouger son poing mais il demeurait immobile, retenu par une force invisible.

- Ne nous compliquez pas la tâche par des actes vains et ennuyeux, déclara Oldae dans un soupir.

Soudain, un bruit sourd retentit, comme un craquement, pareil à un os qui se brise et le poignée se brisa, laissant l'os ensanglanté ressortir de la peau vers le haut, pareil à une pointe rougeoyante sur fond blanc qui se dresse difficilement. Une fraction de seconde plus tard, plusieurs autres craquements retentirent, tantôt un par un tantôt par deux ou trois, et bientôt les cris de Cadera remplir l'air de la plaine encore enfumée de Sundari.
Avec un soin presque maniaque, le Sith s'affaira à briser un à un les os de la main droite du mandalorian. Les métacarpes furent les premiers. Des craquements sourds lorsque l'os se contractait sur lui-même pour finir par imploser sous la pression. Le premier métacarpe, puis le second et enfin les trois derniers d'un coup.
Les doigts ne tardèrent pas à connaitre un sort similaire. Avec la même attention, pareil à un artisan qui s'affairaient à son ouvrage avec une patience irréprochable, Oldae brisa un à un les doigts de sa victime. Le pousse fut le premier à connaitre le funeste sort de se retrouver à se tourner sur lui-même. Comme une toupie mal proportionnée, le pousse tourna sur lui-même. D'abord sans difficulté puis accompagné d'un craquement lorsqu'il dut se désinsérer du métacarpe, ou tout du moins ce qu'il en restait. Le deuxième tour de pouce fut plus facile, un simple craquement se fit entendre, presque inaudible, lorsque le pouce finit de se séparer de son insertion osseuse pour terminer sa rotation.
Oldae continua son oeuvre, sans se soucier du temps qui défilait, se fiant aux seuls cris de sa victime pour poursuivre avec assiduité son oeuvre. Il ne tenta pas d'extravagance. Seuls l'index et l'annulaire connurent un destin qui se voulait différent de leurs trois autres camarades. Une sorte de variante tordue qui traduit les fantasmes sadiques du bourreau. L'index se retrouva plié vers l'arrière, réalisant une petite arabesque aux contours peu naturels. L'annulaire se retrouva à être brisées en trois partis. Le Sith travailla, bien que certain prétendrait qu'il s'amusait dans l'exercice ô combien subtile de la torture, à briser les trois phalanges de l'annulaire, une à une, partant de la troisième pour finir par la première. L'ensemble de l'opération fut couverte par les cris de Cadera, incapable de se mouvoir, clouer au sol par la douleur, tenant fermement sa main qui se désarticulait devant ses yeux, impuissant.
La main droite du mandalorian donnait des formes peu reluisantes. La peau avait cédée au niveau des métacarpes, laissant entrevoir les contours des os brisés. Il était difficile d'expliquer l'état du reste de la main. Les doigts partaient dans des directions différentes, arborant des profils anormaux si on comparait à leur forme d'origine.

- Cessons ces pratiques barbares, cela ne nous apporte rien. A vous comme à moi, soupira le Sith. Dépêchez-vous de me dire tout ce que vous savez et je vous promets une mort noble, tel que le mérite un homme de votre stature.

- Je ne dirai... rien, salopard, rétorqua le blessé.

- Vous l'aurez voulu, vous ne pourrez pas dire que je ne nous avez pas prévenu, prévint le Sith avant de soulever le mandalorian du sol.

Cadera, impuissant, fut soulevé du sol. Mais le Sith ne le saisit pas, il laissa le corps flotter en face de lui.

- Voilà une vilaine blessure, cela doit être douloureux, insinua Oldae en regardant la blessure infligée par le Justifié.

La fente de l'armure de Cadera commença à s'écarter, dévoilant une vilaine plaide plusieurs dizaines de centimètres de long et probablement le tiers en profondeur. La plaie se remit à saigner abondamment alors que l'armure qui la maintenait comprimée avait cessé son oeuvre de garrot.
D'un subtil mouvement des doigts, Oldae fit s'approcher sa victime de lui, sous les regards choqués des spectateurs, troublés par les actes barbares qu'avait perpétré le Sith sur la main de Cadera. Styneth, qui commençait à être habitué aux pratiques lugubres du seigneur noir demeurait impassible, scrutant la scène d'un air faussement distrait.

Oldae laissa sa victime s'approchait de lui, flottant dans les airs, maintenu et porter par la force, la peur dans les yeux, la terreur dans l'esprit et la douleur dans le corps. D'un geste brusque, il plongea sa main dans la plaie béante et l'enfonça de moitié, arrachant un hurlement au mandalorian.

L'intérieur du corps humain était particulier, chaud, sanguinolent, étroit et tremblant. Les battements rapides et irréguliers du coeur de Cadera se répercutaient dans le bras du Sith et remontaient jusqu'à son épaule. Oldae avait enfoncé sa main au niveau de l'épaule, légèrement en-dessous, afin d'éviter de toucher un organe et de tuer son prisonnier d'un geste malheureux. Il avait veillé à ne pas enfoncer sa main trop profondément pour ne pas toucher un os et de ne pas déchirer les muscles et les parois que le coup du Mandalore n'avait pas atteint. Seuls ses doigts étaient plongés dans le corps tremblotant de sa victime et un simple mouvement, même subtile, suffisait à arracher des cris au supplicié.

- Parlez, Cadera, ordonna Oldae.

- Jamais !

Le Sith fit légèrement bouger ses doigts dans la plaie et une série de cris retentirent.

- Combien de vos dignitaires ont fui ?

- Je ne dirai rien...

Un nouveau mouvement, plus prononcé, et de nouveaux cris.

- Combien ?

- Je ne dir... commença Cadera avant qu'un nouveau mouvement dans sa blessure lui arrache de nouveaux cris et qu'il se résigne. Deux... Ils sont deux...

- Ou sont-ils ?

- Sur Metic I, dans le système Tevil I, répondit difficilement le guerrier.

Il disait la vérité, Oldae parvenait à le sentir.

- Vous voyez, ce n'était pas si difficile, seigneur Cadera, déclara le Sith en arrachant sa main de la plaie et en mettant fin à son étreinte.

Le malheureux mandalorian tomba lourdement sur le sol, dans un râle de douleur, meurtri et humilié d'avoir livré ses frères, alors que le Sith, dans un geste gracieux vers le sol, éclaboussa la terre noirâtre du sang de sa victime. Sa main était écarlate, couverte du sang encore chaud de Cadera, glissant sur son membre et laissant des gouttelettes pourpres tomber sur le sol.

- Metic I est-elle votre seule installation ? demanda le Sith.

- Non... sur Tendilo, nous avons récupéré des installations minières mais il n'y a rien, ce ne sont qu'une suite de complexes sans importance. Abandonnés depuis deux semaines. Une cache si la situation se retournait contre nous.

- Vous aviez prévu plusieurs voies de repli, je suis impressionné. Vous êtes un fin stratège, le félicita Oldae. Est-ce tout ?

- Oui, acquiesça le mandalorian. C'est tout.

- Vous mentez, seigneur Cadera. Je le sens.

- Je ne mens pas, je vous assure, j'ai tout dis.

- Vous mentez, répéta Oldae.

- Je... je... ne mens pas...

- Oh que si, déclara le Sith en tendant sa main ensanglantée vers Cadera.

Mais alors qu'il allait utiliser la force pour soulever le corps de sa victime, un grognement se fit entendre de l'autre côté du cercle. Le Sith tourna la tête pour en voir la source et comprit que l'origine du bruit était le Tuk'ata de Styneth qui s'était relevé de son tas de cadavres pour se rapprocher des deux hommes.

- Oh ? susurra le Sith alors que le regard de Cadera se portait à son tour vers la créature qui se rapprochait lentement, les yeux rivés sur le mandalorian, une soif vivace dans le regard et la gueule couverte de sang encore chaud. Il semblerait que Riley se soit épris de vous, seigneur Cadera. Connaissez-vous les Tuk'ata ?

Un silence lourd, aucune réponse de la part de l'interrogé qui fixait toujours avec une appréhension la bête qui s'était arrêtée et qui le fixait avec envie.

- Qui ne dit non, consent, à ce qu'on dit, supposa Oldae. Etes-vous sûr que vos dernières bases se trouvent sur Metic I et Metilo ?

- Oui, j'en suis certain, je ne mens pas, assura Cadera.

- Je suppose que nous n'avons pas le choix. Riley, il est à toi.

La créature grogna de satisfaction et dans un rugissement elle bondit sur Cadera. Les puissants muscles permirent à la bêtes de couvrir la distance en un seul saut et quelques instants après elle se retrouvait sur le mandalorian. D'un violent coup de gueule, elle envoya le corps du chef du schisme trois mètres plus loin où il percuta durement le sol, et bondit de nouveau. Cadera n'eu pas le temps d'esquisser un mouvement que les deux imposantes pattes antérieures de la bête bloquèrent ses bras au sol et y enfoncèrent leurs épaisses griffes, lui arrachant un nouveau cri de douleur. Riley ouvrit grande sa gueule, dévoilant de longs crocs aiguisés, rougeoyants du sang des dévorés, et se prépara à les abattre sur le cou charnu de sa proie lorsque le Sith l'arrêta "Il suffit !".
La créature s'arrêta net, laissant ses plus longues dents à un poil de la peau blanchie de Cadera, et dans un grognement de mécontentement releva la tête pour refermer sa gueule, toisant toujours le visage de sa proie de ses deux yeux rouges.
Le front de Cadera perlait de sueur et le sable venait se coller à sa peau moite, lui donnant un tin de plus en plus grisonnant. Le mandalorian, terrorisé, fixait la gueule de la grande créature qui se tenait à quelques centimètres de son visage. Des gouttes de sang qui tombaient de la gueule du Tuk'ata se mélanger au sable et à la sueur qui couvraient son visage.

- Est-ce tout ? demanda de nouveau Oldae.

- Je vous le promets, c'est tout ce qu'il nous reste. Nous n'avons rien d'autre. Le complexe de Fantion II a été vidé, il ne reste plus que les infrastructures et elles sont vides, promit Cadera.

- Je suppose que vous dites vrai, accepta le Sith, sentant que le supplicié lui avait dis la vérité. Il ne nous reste plus qu'une question et je vous assure que tout sera bientôt fini. Comment entrer dans cette ville ? Ou est l'entrée secrète ?

Cadera quitta un instant la tête de Riley pour regarder son interlocuteur.

- Il n'y a pas d'entrée secrète, seules les portes de la grande muraille permette d'y rentrer, dit-il.

- Une cité de cette envergure possède nécessairement une entrée secrète pour sortir ou entrer dans la ville en cas de problèmes. Dites-moi où elle est.

- Qu'allez-vous faire ? demanda Cadera, la voix tremblante.

- Je tuerai vos derniers hommes, puis je ferai tuer les dizaines de milliers de civils qui vous ont ouvert les portes de leur ville, répondit froidement Oldae.

- Je ne peux pas vous laisser faire ça, ils n'y sont pour rien, nous les avons forcé.

- Je ne suis pas dupe, le clan Tel'iv, à la tête de cette ville, a toujours était pro-républicain. Markos Tel'iv fut l'un des lieutenants les plus fidèles de Mandalore le Sauveur. Cette ville est une gangrène qu'il nous faut éliminer pour qu'elle ne soit pas un terreau fertile à la renaissance d'une rébellion. D'autant que je ne vois pas le Justifié leur pardonner pour vous avoir accueilli, ils seront massacrés, au mieux réduis en esclavage.

- Il y des dizaines de milliers de personnes, peut-être même une centaine de milliers, vous ne pouvez pas tous les massacrer, implora Cadera.

- Détrompez-vous, des dizaines de milliers de soldats de la coalition attendant avec impatience de voler les richesses de cette ville. Je ne compte pas leur empêcher de prendre leur du. Alors dites-moi comment entrer dans cette ville.

- Je ne dirai rien !

- Riley, la jambe est à toi, déclara Oldae, forcé d'en venir e nouveau à la violence.

La créature fit un bond sur le côté pour se détacher du corps de sa victime et, d'un autre petit bond, elle sauta sur la jambe de Cadera. Les longs crocs pénétrèrent la chair avec une facilité exaspérante. Les jambières cédèrent sans difficultés, laissant la jambe aux bons soins de la bête et les cris à ceux de Cadera.
Dès qu'elle eut planté ses crocs dans la jambe droite de sa victime, elle souleva le corps d'un mouvement vers le haut avant de l'asséner violemment sur le sol. Avec des mouvements de tête de chaque côté, elle balança le corps encore en vie tantôt à droite tantôt à gauche, le laissant toujours se frapper violemment sur le sol et le tenant fermement par la jambe, les crocs profondément incrustés dans le membre. Le tibia et le péroné avaient déjà dû céder, brisés en plusieurs morceaux et le genou n'allait pas tarder, mis à mal par les violents coups de têtes.
Justement, un coup de tête un peu trop violent ne tarda pas à avoir raison de la prise qu'entretenant la bête sur le jambe. Le genou lâcha violemment, et les crocs s'arrachèrent de la jambe, emportant une partie du mollet avec eux. Cadera fut projeté au loin et roula sur le sol avant de s'arrêter sur le dos.

Malgré la douleur qu'avait dû lui infliger la torture de Riley, le mandalorian n'avait pas perdu connaissance. Il respirait difficilement sur le sol, chaque respiration paraissait un supplice infini qui se traduisait par des gargouillements rauques couverts par un léger sifflement. Son regard était perdu vers le ciel, flou, alors qu'un fin filet de sang coulait sur sa joue et que sa jambe atrophiée se vidait de son sang.
Riley n'apprécia pas de perdre son festin et, dans un rugissement aigu, se jeta de nouveau sur Cadera. Mais, encore une fois, son projet fut mis à mal par la voix du Sith "Il suffit".
Une nouvelle fois, la créature fut forcée de s'arrêter, montant ouvertement sa contrariété par une suite de grognements à l'égard du Sith. Mais rien n'était perdu, le moment viendrait où elle pourrait se repaître tranquillement, alors la créature se contenta de tourner autour de Cadera, le toisant de ses deux yeux pourpres, le souvenir du gout de la chair et du sang de Cadera dans l'esprit.

Oldae s'approcha de son prisonnier et s'arrêta à son côté, le toisant de toute sa hauteur, impassible derrière son masque noir.

- Comment peut-on entrer ?

Aucune réponse.

- Vous savez, il y a des médecins et des infirmiers ici. Votre blessure est grave, dans quelques minutes vous serez mort. Mais elle ne vous sera pas fatale si vous êtes soigné à temps.

Les yeux de Cadera s'écarquillèrent quelque peu et une drôle de lueur apparue en leur sein.

- Alors, dites-moi où est l'entrée de cette ville que je cherche et je vous accorderai la mort. Si vous refusez, alors je ferai en sorte que vous surviviez et je continuerai cet interrogatoire le temps qu'il faudra. Alors, seigneur Cadera, épargnons-nous ces pratiques dégradantes et finissons-en.

Un gargouillis se fit entendre dans la bouche du prisonnier et sa mâchoire se mit à bouger comme si il essayait d'articuler quelque chose.
Mais ce ne fut pas des mots qui sortirent de la bouche de Cadera. Dans un raclement sonore, le mandalorian cracha sur la robe noire du Sith en projetant un immonde crachat rougi mêlant salive et sang. Puis, dans un petit ricanement, il dessina un large sourire sur ses lèvres.
Soudain, son corps se souleva violemment du sol et le Sith le saisit avec force à la gorge.

- Ne croyez pas que vous obtiendrez ce que vous voulez. Je ne vous tuerai pas sur un excès de colère. Au contraire, vous ne me donnez envie que d'une seule chose : prolongez cet interrogatoire, déclara Oldae d'un ton grave.

Le Sith leva son autre main, serra le poing et l'asséna violemment sur le visage de Cadera. Un premier coup, suivi d'un deuxième. Puis un troisième. Puis encore deux autres. Le Sith veilla à ne pas frapper trop fort pour ne pas tuer sa victime mais, bientôt, toute la face droite du visage de Cadera était gonflée, une teinte violette de la mâchoire à l'arcade.
Le Sith lacha le cou mais réceptionna le corps tombant par les cheveux de son autre main, le souleva et asséna un violent cou de genoux dans le ventre, qui fit cracher ses poumons au mandalorian.
Le bourreau souleva le corps par les cheveux pour mettre son visage en face de celui de sa victime. Les yeux de ce dernier clignaient difficilement, l'oeil droit ne se soulevait presque plus, gonflé et l'arcade sanguinolente. Avec sa main libre, le Sith attrapa violemment les parties génitales de sa victime et les serra violemment. Comme par magie, les deux yeux se rouvrirent, le droit plus difficilement que le gauche certes, et un râle de douleur sortit des lèvres de Cadera entre deux hoquets de souffrance. Il continua sa pression, toujours de plus en plus fort, pressant avec force le contenu. Encore. Encore. Laissant ses yeux, masqués par son casque, toiser le visage endolori de Cadera.

- Comment entrer ?

- Dans les falaises ouest, dans une crique, sous une crête en forme de grizzli, il y a un tunnel qui mène jusqu'à la ville. Il donne sur le palais, hoqueta le mandalorian, aux prises d'une douleur indescriptible.

Il ne mentait pas, Oldae le sentait, l'homme n'avait plus la force de le faire.
Le Sith lâcha le corps qui retomba une énième fois sur le sol et saisit son communicateur : "Général Terold, préparez les forces de la deuxième armée, cette bataille n'est pas encore finie. Envoyez Oriane et des soldats sur Metic I, les derniers lieutenants de Cadera s'y trouve".

Oldae se tourna ensuite vers Styneth et déclara : "Je vous le laisse, vous savez ce que vous avez à faire. Dans trois heures, vous partirez avec cent de vos hommes pour passer par le passage secret. Je vous charge d'ouvrir les portes principales, le reste de nos forces attendra hors de portée des batteries de la ville jusqu'à ce vous ouvriez les portes. Je compte sur vous. Profitez du temps que vous avez pour reprendre des forces, nous nous retrouverons dans la ville".

- Comptez sur moi, approuva le capitaine.

Oldae hocha la tête et s'éloigna du chef du schisme, qui gisait douloureusement sur le sol, entre la vie et la mort.
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MessageSujet: Re: Sundari    Ven 6 Jan - 20:03

Dark Erebus



Erebus souleva le corps de Cadera et de sa main droite activa son sabre gris.

-Et maintenant le moment que vous attendez tous!

Il trancha la tête de Cadera d'un mouvement sec et laissa son corps retomber lourdement au sol tandis que Riley se jetait dessus pour le dévorer intégralement affamée après ces longues minutes à attendre sa proie. Il ne mettrais pas longtemps à finir son repas déjà bien entamée. Erebus brandit la tête de Cadera devant ses hommes qui l'acclamèrent et scandèrent son nom en chœur, c'était bientôt fini, la ville était le dernier bastion du schisme, l'ultime effort.

-Sergent Crenshaw, vous avez retrouvé le capitaine?

-Affirmatif monsieur, il a été blessé au bras et a été transporté au Ralroost

-Compris, dites lui de revenir dés qu'il sera remis, au plus tôt possible. Rassemblez les troupes et mettez les en position devant la ville, faites appeler le peloton de marcheurs de Carver et mettez le en position lorsque le capitaine sera de retour vous passerez sous ses ordres.

-Et vous allez envoyer qui avec vous là bas?

-Les volontaires peut être.

Tout les hommes s’avancèrent d'un coup pour manifester leur envie de venir.

-Ouais non on va faire autrement on peut pas aller là bas avec 2700 hommes, Crenshaw, appelez Tarsan et dites lui de venir avec 30 de ses meilleurs lézards et sélectionnez vous même 70 hommes, qu'ils se tiennent près pour dans 2h30.

-Compris.

-Allez soldat en avant la journée n'est pas terminée et le bataillon fantôme veillera à ce qu'elle se finisse dans le sang pour nos adversaire! Ais'je raison?

-Ouais!

-Aller vous préparer, vous dirigerez la première vague le bataillon Fantôme s’illustrera une fois de plus et conclura cette campagne n'oubliez pas, pas de pillage et pas de meurtres chez les civils, si vous voyez quelqu'un torturer des civils je vous donne le droit des les arrêter par un quelconque moyen que ce soit évitez de les tuer quand même je voudrais pas créer un scandale. Je sais que le bataillon n'est pas comme ça, mais si un autre soldat comme un acte de violence sur un civil vous faites en sorte de l’arrêter je ne tolérerais aucun massacre sur la population quels que soient les ordres du justifié. Compris?

-Compris, rétorquèrent les hommes autour de lui

-Parfait, allez vous armer, vous vous tiendrez devant la porte est, lorsqu'elle sera ouverte le bataillon fantôme s’engouffrera dans la brèche.

Erebus salua ses hommes et partit vers une navette pour rejoindre le Campement, il laissa Riley qui finissait d'engloutir le cadavre de Cadera. Ce mort de faim perpétuel se releva ensuite et couru vers un autre charognard qu'il s'empressa de faire déguerpir, c'était sa nourriture pas la leur et il le leur ferait bien comprendre. Riley ne craignait plus ou moins personne ici, les plus gros prédateurs du coins devaient faire la moitié de sa taille et étant donné que même certains Rancors hésitaient à s'en prendre à des tuk'atas seuls ( lorsque les tuk'atas étaient en meute c'était même les rancors qui devenaient les proies... ) là les quelques carnivores présents n'y penseraient même pas et déguerpiraient dés qu'ils verraient Riley arriver.

Erebus traversa la passe une fois de plus, autour de lui toujours autant de cadavres et des hommes s'agitant de toute part pour rapatrier les blessés ou autre, les hommes de son bataillon s’arrêtaient tous pour le saluer, les autre le regardait parfois longuement murmurants avec leurs voisins pour se confirmer si il était bien le démon. Ils voyaient également la tête de Cadera, qu'Erebus tenait dans sa main droite, peut être la dernière partie de son corps à exister désormais. La fatigue commençait à peser sur Erebus, mais il n'avait pas le temps de se reposer. Il arriva finalement au campement qu'il traversa entièrement sous le regards de tout les hommes qui y étaient présents. Tous regardaient l'état d'Erebus avant de se rendre compte qu'il tenait la tête de Cadera dans la main droite. Dans leurs esprits se mêlaient curiosité et peur, l'état physique d'Erebus augmentait encore son coté apeurant et les hommes se demandaient quel sorte de monstres pouvait il être pour être toujours aussi stoïc avec de telles blessures et même comment pouvait il être en vie.

Il arriva finalement devant son vaisseau où l'attendait son pilote, ce dernier eu un moment de stupeur en voyant l'état d'Erebus mais ne le montra pas et se contenta de le saluer avant de rentrer et de préparer le vaisseau au décollage. Il s’apprêta à monter dans le vaisseau quand il fut arrêté par une voix familière derrière lui, une voix qu'il appréciait tant qui le relaxait tant.

-Adrian tu vas bien?

-Oui je suppose.

Ilis le pris dans ses bras et retira son masque,

-Tu tiens à ce point peu à la vie?

-Mais si et puis je suis toujours vivant tu sais très bien que je ne meurt jamais. Mais moi aussi je suis content de te revoir, consciente du moins.

-Ah oui j'oubliais que tu m'avais laissé seule inconsciente et sans défense avec Riley!

-Mais il t'aurais jamais touché il est pas comme ça.

-Bien sûr! lui rétorqua Ilis manifestement à moitié furieuse.

Elle l'enlaça de plus belle et toucha le bras droit d'Erebus par mégarde, ce qui lui provoqua une vive douleur qui le fit hurler.

-Oh excuse moi ça fait mal quand j'appuie là? lui dit elle en touchant à nouveau l'épaule gauche d'Erebus.

-Ah mais ça fait mal arrête! Tu vas voir quand tu vas être blessé je serais bien là pour me moquer de toi!

-Allez va voir Oracle qu'elle te retape un peu, on se revoit plus tard.

-Ça marche, et quand je reviendrais tu fera bien moins la maline!

-On verra! Ricana t'elle avant de repartir vers ses occupations au camp

Erebus embarqua dans le vaisseau qui décolla immédiatement après vers la flotte en orbite, il laisserai oracle s'occuper de lui pour le soigner et le réparer puis il retournerais sur la surface pour prendre la ville. Le vaisseau se posa dans le hangar du Ralroost, Erebus en descendit et se traina vers les quartiers d'Oracle sous les yeux médusés des membres d'équipage.

-Capitaine ça va?

-Pas maintenant Sanders, je me fait réparer par Oracle et je suis à vous.

-Pas de problème capitaine, Valkrin va passer dans pas longtemps je lui dirais d'attendre pour venir vous voir.

-Dites lui de venir dans la soirée, je le verrais là.

-Compris.

Erebus pénétra dans les quartiers d'Oracle qui l'attendait, elle eu un moment de surprise en le voyant puis se leva et se dirigea vers lui.

-Vous êtes dans un salle état maître.

-Je sais, faites en sorte de me réparer comme il faut, je dois retourner sur la surface dans 2h.

-Je vais remplacer votre armure et vous soigner autant que possible, cela risque d'être très douloureux.

-Je me doute.

-La 1.61 est hors d'usage, je vais vous donner la 1.31 revalorisée en attendant que je puisse remettre complètement en était la 1.61, il faudra aussi que je change votre bras droit.

-Faites donc, mais endormez moi avant.

-Compris.

Oracle toucha le front d'Erebus qui instantanément tomba dans l'inconscient.


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MessageSujet: Re: Sundari    Sam 7 Jan - 6:10

Dark Erebus



Erebus rassembla son bataillon dans une des plaines vertes entourant la ville, il s'était placé sur une petite hauteur pour surplomber ses hommes et faisait les cents pas, faisant des allers-retours répétés sur sa butte. Il se tenait dos à la ville, bien en vue des derniers défenseurs du schisme. Avec un peu de chances ces derniers pourraient l'entendre déblatérer son habituel discours adressé à ses hommes et cela accroîtrais encore la pression psychologique sur leurs épaules. Il arborait sa vieille armure qu'il utilisait au début mais qu'il avait fait remplacer depuis un moment. Elle avait été maintenu aux standards par oracle et serait donc parfaitement fonctionnelle, son bras droit n'avait pu être soigné et ses chairs étaient encore carbonisées, seul le mécanisme avait été changé à cause des dégâts infligé lors du crash. Il avait devant lui ses 2700 hommes alignés parfaitement, droits comme des I, fiers comme des coqs. Certains arboraient encore les stigmates des batailles précédentes, des casques noircis, des pièces d'armure endommagées. Ceux là avaient survécu à l'enfer de Charros IV et étaient les plus respectés. Derrière Erebus se tenait Oldae qui souhaitait lui parler, Erebus lui avait demander d'attendre la fin du discours pour cela, secrètement il espérait l'impressionner et ainsi flatter son propre ego. Il finalisait son discours dans son esprit, tenant son casque dans sa main droite révélant son visage à ses hommes pour la première fois.

-Bataillon Fantôme! Aujourd'hui sera un jour de victoire. Nous avons écrasé les forces du schisme dans la passe ce matin, et avant ce soir notre bannière flottera au dessus du palais de cette ville! Aujourd'hui, nous prêtons serment!

-Conformément à notre rang, tous sans exception!

-Sur le sang de nos pères sur le sang de nos fils, nous avons jurés de revenir victorieux!

-Même s'il nous faut mourir!

-Ceux que nous affrontons sont des pleutres et des lâche, planqués dans leur ville fortifié, derrière leur petit bouclier, cachés espérant être épargné par la furie du démon et de ses hommes!

-Nous en ferons de la poussière!

-La gloire n'attend pas les faibles ni les incompétents, lorsque nous vaincrons les derniers éléments du schisme il en sera fini de ces lâches et nous rentrerons en guerriers, cette bataille sera peut être la dernière que je livrerais à vos cotés, lorsque tout sera fini, je compte sur vous pour rester les meilleurs soldats qu'il m'ait été donné de commander et je vous demande d'être aussi efficace avec le Capitaine Vada'mee que vous l'avez été avec moi. Bataillon Fantôme jamais je ne vous oublierais.

-A jamais victorieux!

Il enfila son casque,

-Rappelez vous de ce jour mes hommes, car il vous aura vu devenir des légendes, nous sommes le bataillon Fantôme et ce soir nos ennemis dînerons en enfer. Croyez moi ceux qui sont partis nous envient et aujourd'hui nous concluront cette guerre en leur honneur. Allez en avant soldats, on fait ça vite et bien et on en fini avec cette guerre, vous vous tiendrais devant les portes est pendant que je m'introduirais dans la ville avec 100 des hommes et le sergent Crenshaw. Lorsque nous vous auront ouvert les portes le Capitaine Vada'mee dirigera l'attaque sur la ville de notre coté, ramassez votre matériel, savourez vos dernière victuailles avec appétit et soyez prêts, la gloire n'attendra pas.

-Ouais!

Erebus salua une dernière fois ses hommes puis descendit de son promontoire tandis que derrière lui il entendait son nom scandé à l'unisson par ses hommes. La dernière bataille pour eux approchait, peut être la dernière fois qu'il combattrait avec eux. Cela avait été pour lui un grand honneur d'avoir combattu avec eux, ils l'avait suivis partout, dans ses plans les plus dingues, toujours sans broncher et opérant avec une efficacité inégalée. Ils se souviendraient de lui, cette figure mystérieuse mais bel et bien humaine qui les avaient guidés en enfer. Il arriva aux cotés d'Oldae qui l'avait attendu depuis un moment. Derrière eux les hommes scandait encore son nom, "Démon!" "Démon!".

-Votre commando est prêt Seigneur Erebus?

-Complètement on y va, mes troupes prendront d'assaut la ville par la porte est, si on divise le reste des hommes pour prendre les portes sud et ouest on pourra écraser les dernières résistances du schisme.

Le binôme croisa Carver assis sur le toit de son marcheur toujours aussi impeccable jusque dans les moindres détails. Il se leva immédiatement lorsqu'il aperçut les deux hommes arriver et s'empressa de saluer Erebus et Oldae.

-Capitaine, Seigneur Oldae c'est un immense honneur.

-Vous êtes prêts Carver pour la bataille?

-Toujours monsieur, le peloton suivra les troupes lors de l'avancée sur la ville. Puisse votre commandement éclairé nous conduire une fois de plus à la victoire.

-Comme toujours Carver, bonne chance.

-A vous aussi monsieur.

Carver salua de nouveau les deux hommes puis monta dans son marcheur afin de finaliser les derniers préparatifs avant la bataille. Oldae se tourna vers Erebus,

-Bonne chance que la force soit avec vous.

Erebus n'attendit pas Oldae pour commencer à partir vers son objectif, il se retourna et répondit à Oldae d'un ton des plus confiants.

-Souhaitez donc ça aux défenseurs du schisme, pour ma part c'est comme si j'avais déjà gagné! Crenshaw! Tarsan! Allez on y va on à une guerre à terminer.

Erebus cependant s’arrêta puis se tourna vers Oldae.

-Bon vous venez? Non parce que bon vous allez vous ennuyer avec les autres en venant avec moi vous pourrez vous occuper un peu, vous aurez de quoi tuer il y aura de l'action ça va être génial!

Oldae hésita

-Mmh pourquoi pas...

-Ouais génial on vas s'éclater!

Le commando de 100 hommes se mit en marche derrière Erebus et Oldae, le groupe laissant derrière eux les hommes du bataillon. Le commando travers aune série de plaine autour de la ville, traversant champs sur champs tous d'une magnifique verdure, comme si la guerre les avaient complètement épargnés. Le groupe marcha 2 heures avant d'arriver au passage recherché. Il n'était pas gardé et les hommes pénétrèrent le tunnel sans problèmes. Ils le traversèrent longuement puis tombèrent finalement sur deux gardes gardant la porte menant au palais. Les deux malheureux gardes furent couvertes de tirs et ce qu'ils restait de leurs cadavres glissèrent contre la porte noircie d'impacts. Oldae saisit la porte à l'aide de la force et l'enfonça violemment la projetant au passage contre le mur d'en face. Le commando déboula dans le palais rempli de gardes ennemis qui avaient été alertés par la centaine de tirs sur leurs deux compères. Une violente fusillade s'en suivit, Oldae et Erebus n'eurent aucun mal à se frayer un chemin au milieu des gardes tandis que les hommes s'engouffraient dans la faille avec eux massacrant eux aussi bon nombre de gardes du schisme.
Couloirs par couloirs le palais fut nettoyé et les hommes du schisme exterminés. Le groupe tomba sur une grand salle, plutôt un très long couloir peut être 200 mêtres, très large aussi probablement une trentaine de mêtre, d'un coté il donnait sur l'extérieur du palais, la ville donc, et de l'autre une grande porté ornée d'Or qui menait manifestement à la salle du trône.
Soudain résonnèrent des bruits de pas répétés et nombreux arrivant depuis l'extérieur du temple. Oldae lança son sabre sur une des colonnes qui s’effondra en travers du couloir donnant un couvert au commando que ce dernier exploita aussitôt en s'y positionnant à couvert attendant l'arrivé des renforts adverses, prêts à tirer. Deux groupes se séparèrent du principal et si mirent en position près des autres entrées sur les cotés afin de prévenir toute tentative de débordement. Le couloir avait quelques portes sur les cotés qui pouvaient êtres de potentiels points de débordement, la position de la colonne effondrée en rendait certaines inutiles car donnant pile poil sur les champ de tir des hommes mais 2 portes étaient derrière la colonne, coté salle du trône et ces protes devaient donc êtres gardées afin d'éviter d'être surpris par une attaque venant des flancs.
Oldae se tourna vers Erebus peu avant que les hommes du schisme ne se montrent.

-Nettoyez la salle du trône et trouvez un moyen d'ouvrir les portes on va les repousser.

-Compris.

Erebus ouvrit les portes devant lui et tomba sur un long couloir, très fin celui ci peut être 3 ou 4 mètres de large devant lui une petite dizaine de gardes qu'il massacra sans soucis majeurs avant de se retrouver devant l'autre porte entendant au passage une violente détonation, probablement la salle du trône. Il se concentra et déploya sa brume noire tout autour de lui avant d'ouvrir la porte précédé par sa fumée si caractéristique, accompagnée par un rire sournois et démoniaque jetant un froid parmi tout ceux présents dans la salle du trône. Les gardes tirèrent dans la fumée aveuglément espérant toucher le démon sur un coup de chance. Deux sabres surgirent hors de la fumée et éliminèrent une bonne partie des gardes. Puis Erebus bondit hors de son écran de fumée et se rua sur le garde le plus proche, lui arrachant le cœur avec sa main droite avant de récupérer ses sabres dans ses deux mains et d'achever les derniers gardes le laissant seul vivant avec 3 hommes. Deux d'entre eux étaient vêtus comme des officiers mandaloriens tandis que le troisième semblait être un dignitaire civil. Erebus élimina sans difficulté les deux premiers avec sa foudre puis s'approcha du troisième, il avait besoin de lui pour savoir comment ouvrir les portes.
Il le saisit à la gorge et le plaqua contre le premier mur qu'il trouva.

-Je vous dirais ce que vous voulez ne me faites pas de mal je vous en prie j'ai une femme des enfants et...

-Silence, où puis je ouvrir les portes de la ville?

-La salle de contrôle derrière cette porte!

De la fumée sortait de la porte, manifestement il arrivait trop tard c'était donc ça l'explosion.

-Pitié ne me tuez pas!

-Où est la salle de contrôle du bouclier?

-La porte à gauche, ils n'ont pas eu le temps de la saboter je peut les abaisser si vous voulez!

Erebus fut pris de pitié pour cet homme, et relâcha son étreinte.

-Allez y.

-Merci, merci beaucoup comment voulez vous que je vous aide? Dites moi je ferez ce que vous voulez pour vous aider!

-Vous avez d'une prison dans cette ville?

-Oui au nord, le complexe de Filias

-Faites évacuer toute la ville et entassez les civils là bas ils seront épargnés comme ça. Il ne leur arrivera rien je vous en fait la promesse. Rejoignez les et mettez à l'abris votre femme et vos enfants.

-D'accord d'accord merci!

-Allez dépêchez vous!

L'homme parti en courant vers la salle de contrôle du bouclier puis en ressortit quelques instants plus tard, il salua brièvement Erebus puis partit en courant vers une des sorties secondaire de la salle du trône. Erebus n'avait pu se résigner à le tuer... La destruction de la salle de contrôle des portes était malheureuse mais bon Erebus avait un autre plan.

-Jimmy tu me reçois?

-Affirmatif blondie qu'est ce qu'il te faut?

-Tu te souviens de la spéciale?

-La spéciale spéciale à ne jamais refaire sous peine de passer en cours martiale républicaine?

-Cette même spéciale.

-Oh oh t'es un vrai enfoiré Blondie!

-Détruit les portes est puis sud et ouest en premier puis détruit toute la ville à l'exception du complexe carcéral au nord de la ville et du palais au centre. Lorsque nos troupes seront entrées tu servira de plateforme d'appuie.

-J'en trépigne d'impatience putain ça m'avait manqué! Je serais là dans 10 minutes.

Erebus sortit de la salle et rejoignis Oldae occupé à foudroyer un groupe de soldats devant lui, il se tourna pour faire face à Erebus une fois ses affaires terminées.

-Alors?

-Les contrôles des portes étaient foutus mais j'ai pu abaisser le bouclier.

-A quoi ça nous avance?

-On doit tenir 10 minutes.

-Il vont nous submerger les pertes sont déjà lourdes...

Oldae avait raison, au moins 20 hommes étaient déjà morts et les hommes du schisme ne cessaient d'arriver.

-Sergent faites replier vos troupes dans la salle du trône et défendez la contre d'éventuels assaillants.

-Et vous démon?

Erebus se tourna un instant vers Oldae puis repris.

-On va les retenir un peu loin d'ici histoire d'amoindrir le nombre qui vous tombera dessus.

-Compris, Soldats on se replie à la salle du trône en vitesse! Bonne chance démon.

-A vous aussi sergent.

Le flux de soldat du schisme s'était interrompu, mais c'était reculer pour mieux sauter, ils reviendraient plus nombreux très bientôt. Le binôme s'avança et se dirigea vers la sortie devant eux, il franchirent la colonne effondrée plus tôt et se retrouvèrent à l'extérieur, face à eux un imposant escalier donnait sur la cour du temple tandis qu'ils pouvaient admirer la ville de là où ils étaient.

-J'espère que votre solutions sera à l'heure.

-Il le sera.

Face à eux les troupes du schisme commencèrent à gravir les escaliers. Erebus déploya sa brume noire autour de lui tandis qu'Oldae faisait appel à la force.
Erebus acitva ses deux sabres et se rua sur les homes qui arrivaient à sa gauche tandis qu'Oldae maniant la force avec une aisance rare propulsa un groupe de mandaloriens au loin avant d'en carboniser d'autres. Le binôme usant au maximum de toute sa puissance repoussa les hommes du schisme vague après vague, se couvrant mutuellement et chacun sauvant l'autre à plusieurs reprises, Erebus poussa Oldae de quelques centimètres à l'aide de la force lui permettant d'esquiver un tir bien placé d'un mandalorien, Oldae ne tarda pas à lui rendre la pareille en écrasant contre le mur du palais 4 soldats qu'Erebus n'avait pas vue et qui arrivaient dans son dos.



Les deux hommes se mirent dos à dos, sabres en main, encerclés par la brume noire d'Erebus qui flottait autour d'eux comme un voile de mort, autour d'eux les hommes du schismes qui ne cessaient d'arriver toujours plus nombreux s'empalant sur les deux siths dont la défense ne faiblissait pas du moins en apparence. Le schisme finit par encercler les deux hommes et cessèrent le feu un instant pensants avoir gagnés tandis qu'Erebus et Oldae posaient un genoux à terre pour souffler un peu. Les assauts s’enchaînaient depuis plusieurs minutes et les deux hommes commençaient à sévèrement fatiguer sous le nombre adverse. Oldae se releva le premier et tendis la main à Erebus qui la saisit sans broncher pour se relever.

-Vous êtes encerclés rendez vous! Gueula un des hommes

-La seule chose par laquelle nous sommes encerclés sont des hommes apeurés et bientôt mort, leur répliqua Oldae d'un ton froid.

-On vas voir ça raclure de sith!

Erebus sentait sa colère l'envahir, il se mit à murmurer

-Ils ont tués Ilis... Ils ont tués Ilis, ilis est morte, ils l'ont tués...

-Qu'est ce que vous dites? lui répondit Oldae complètement étonné.

Cette pensée l'envahissait, il savait que c'était faux mais son esprit voyait des images d'Ilis en boucle, comme si d'un coup il ne voyait qu'elle, il se rappelait de se cauchemar dans lequel il l'avait violemment assassiné. Sa colère l'envahit d'un coup.

-Je vois... tu as de la motivation toi! Tu veux y aller?! hurla Erebus.

Erebus frappa le sol avec un violence rare, ses yeux brillèrent, ses muscles se raidirent. Il se releva les bras en éventail, griffes sorties.

-Allez!! Hurla t'il de nouveau tandis que sa rage achevait de le transformer.

Les hommes du schisme chargèrent finalement le binôme, l'ultime effort, le dernier combat. Erebus se rua sur les hommes en fasse de lui ,les tailladant à grand coup de griffes et usant sa foudre à tout bout de champ, carbonisant ses cibles dans d'atroces souffrances. Oldae fort de sa double lame se défaisait sans mal de ses opposants et ceux malgré leur nombre, faisant usage de son sabre à merveille il parvint à dévier les tirs des mandaloriens tout en repoussant les attaques au corps à corps. Un homme armé d'un lance le chargea et il eut à peine le temps de faire un pas de coté pour l'esquiver et le laisser poursuivre sa course dans le vent. Erebus attrapa sa lance au passage et après un demi tour sur lui même parvint à embrocher le soldat avec sa propre lance avant de s'en servir de projectiles contre un des hommes devant lui qui se retrouva empalé par la lance et qui fut projeté un peu plus loin sous le choc. Erebus se retourna vers un des hommes et le saisit au bassin avant de le soulever au dessus de lui et de l'écarteler en deux à la force décuplée de ses bras. Il jeta les deux morceaux du défunt soldat à ses pieds et hurla face aux hommes du schisme face à lui, une sorte de hurlement bestial, un hurlement de rage et de défi. Devant lui le sol était jonché de cadavres horriblement mutilés baignant dans une véritable mare de sang qui coulait le long des escaliers tel une rivière. Les hommes du schismes reculèrent très légèrement, leur motivation flanchait sévèrement et ils se figèrent dans une incertitude globale, ne voulant pas se faire massacrer par les deux guerriers.
Soudain la brume noire enveloppa les deux guerriers et les sépara des hommes du schisme, Erebus posa un genoux à terre complètement essoufflé, Oldae lui resta debout, les sens en alerte. Les sens d'Erebus revenaient à la normale tandis qu'au dessus d'eux un vacarme assourdissant retentis. La couche de nuage s'écarta bientôt pour laisser passer l'Inexpugnable.

-Je vous présente le Marteau du Noyau et le commandant de haute flotte James Endymion Valkrin, mais appelez le Jimmy vous serez sympa.

Un souffle balaya le palais et dispersa la brume noire ce qui permit de voir pleinement le Marteau du Noyau dans toute sa splendeur, ce dernier jetait une ombre sur une bonne partie de la ville... Ses réacteurs vrombissaient encore faisant un vacarme assourdissant qui eu vite fait d’apeurer les soldats du schisme. Mais ce n'était que le début, plus loin émergea un autre Thrantas, puis un autre et ainsi de suite jusqu'au Ralroost qui apparut en dernier au dessus du coté nord de la ville. Cinq Thrantas et l'Inexpugnables flottaient désormais au dessus de la ville. Quelques instants plus tard la flotte déchaîna toute sa puissance de feu sur la ville et plus particulièrement sur les portes qui cédèrent en un clin d'oeil. Le Marteau du noyau pris ensuite pour cible la citadelle juste en dessous de lui, qui était le point central de la défense de la ville, hérissée de défenses anti-aériennes. Ces dernières ouvrirent le feu mais elles ne firent qu’érafler le bouclier du mastodonte qui répliqua de toute sa puissance de feu et réduit la citadelle en cendres très rapidement la faisant s’effondrer en flamme dans un vacarme épouvantable. Les hommes du schisme ne se firent pas prier et prirent leurs jambes à leur cou pour la plupart, les plus téméraires chargèrent une dernière fois les deux siths qui les massacrèrent dans un ultime bain de sang. Au loin les troupes Coalisées investirent la ville dont les défenses étaient déjà ébranlées.
Les premiers membres du bataillon Fantôme arrivèrent au palais en premier avec Vada'mee en tête au sommet du marcheur de Carver. Derrière le commando sortait de la salle du trône victorieux eux aussi. Erebus salua Oldae puis descendit les escaliers et se plaça au sommet d'un des bâtiments du palais, surplombant les quelques centaines d'hommes du bataillon en contrebas. Il leva le poing et ses hommes se mirent à scander son nom suivis par d'autres dans la ville et bientôt son nom résonna dans toute la ville scandé pour tout les soldats de son bataillon et probablement même par d'autres soldats.



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Dark Plagueis Le Sage
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MessageSujet: Re: Sundari    Dim 8 Jan - 13:46



Dark Oldae




Partie IV

Chapitre VI: La bataille de Sundari [-3653]

Le Sith jeta son regard tout autour de lui, le sang battait dans ses tempes alors qu'il sentait les gouttes de sueur perlaient sur son front et ses membres fatigués se raidir. Des dizaines et des dizaines de cadavres jonchaient le sol, tout autour de lui, sur le devant du palais et dans les grands escaliers.
Les deux Sith étaient parvenus à tenir le palais pendant plusieurs minutes et avaient arrêtés vague après vague le flot d'assaillants qui gisaient désormais sur l'asphalte de la ville, devenu pourpres par les sillons de sang des soldats abattus.
Oldae savait que quelque chose s'était passé pendant la bataille dans la faille, qu'un facteur inconnu avait fait son apparition. Il avait tenté de joindre à plusieurs reprises l'amiral et ses capitaines mais avait simplement reçu pour réponse qu'une flotte républicaine était apparue et qu'elle s'était entretuée puis que Styneth était parvenu à régler le problème par lui-même. Faute de temps, et fort de sa confiance à ses officiers, le Sith n'avait pas insisté, préférant régler les choses en temps voulu une fois la bataille définitivement terminée.
Et, enfin, elle était terminée. La fameuse flotte républicaine était apparue au-dessus de la ville et avait pilonné la citadelle, laissant derrière elle une ruine fumante, des soldats en déroute, et une ville en proie aux armées de la coalition.

La guerre était enfin finie. Plusieurs mois de campagne pour obtenir la victoire. Bientôt tout serait fini, bientôt Oldae pourrait rejoindre la capitale impériale victorieux et obtenir vengeance auprès des seigneurs noirs qui l'avaient envoyé à la mort.

Le Sith regarda les vaisseaux qui flottaient au-dessus de la ville. Les Inexpugnables étaient des montres de technologie républicaine, peut-être les meilleurs vaisseaux créés par la république. Il ignorait la taille précise de ces engins mais la taille des Hammerhead passait pour celle d'une brindille à côté d'un arbre. L'ombre de la flottille recouvrait toute la ville et même ses alentours. Un spectacle intimidant, même pour lui.

Oldae quitta des yeux le spectacle des croiseurs de guerre et porta son regard sur le devant du palais à la recherche du capitaine qu'il localisa en contre-bas entrain de s'entretenir avec des soldats de son bataillon.
Le Sith hésita un instant à les rejoindre mais cette idée fut mise à mal par le son de son communicateur qu'il activa après un soupir.

- Mon seigneur, la ville est à nous, les dernières poches de résistance du schisme seront bientôt tombées. Il semblerait qu'une partie des citoyens tente de se replier du côté du complexe carcéral, au nord de la ville, déclara la voix du général Terold. Que faisons-nous ?

- Il y a trop d'habitants pour livrer la ville au pillage, il nous faut avant toute chose contrôler les populations pour éviter des insurrections civiles voir armées. Regroupez tous les habitants dans le complexe carcéral, faites cela dans le plus grand calme et évitez les violences sur les civils, répondit le Sith avant de reprendre. Faites abattre tous les chefs de clans mandalorians de la ville et leurs héritiers, abattaient tous les soldats du schisme du combattant, sans exception, et faites abattre les plus grands notables de la ville, ils sont les plus susceptibles d'être l'origine d'insurrections. Sélectionnez des marchands issus de la bourgeoisie capacitaire pour former un gouvernement provisoire chargé de s'occuper des problèmes sanitaires et de la gestion des populations. Les petits marchands sont faciles à corrompre et cherchent avant tout à conserver leurs acquis, il sera facile de les garder sous notre coupe. Nos hommes pourront se livrer au pillage une fois que les habitants auront été installés dans le complexe carcéral et les poches de résistance abattues ; limitez les violences civiles, la guerre est finie, mettons fin à ses horreurs, nos hommes rentreront bientôt chez eux.

- A vos ordres, mon seigneur, approuva le général. Voulez-vous que je vous envoie une navette ?

- En effet, j'ai besoin de me rendre sur le Marteau du Noyau, il semblerait qu'un nouvel allié ait fait son apparition, il me revient de le remercier comme il se doit et de voir les termes de nos futurs rapports.

- Je comprends, je m'en occupe immédiatement, soyez prudent, mon seigneur, acquiesça le général avant de mettre fin à la communication.

Le Sith regarda autour de lui et héla un jeune mandalorian qui s'affairait à fouiller les affaires des cadavres qui gisaient dans les escaliers. Ce dernier leva les yeux vers l'entrée du palais et son visage devint cramoisie lorsqu'il comprit que son interlocuteur était le seigneur noir. Il tourna la tête tout autour de lui comme pour se disculper et se releva en tapotant ses mains sur ses cuisses avant de rejoindre le Sith en courant et de le saluer maladroitement.

- Que puis-je pour vous, mon seigneur ? demanda le soldat, d'une voix tremblante.

- Prévenez le seigneur Erebus que je vais sur le Marteau du Noyau, qu'il m'y rejoigne dès qu'il pourra.

- A vos ordres, mon seigneur, approuva le soldat avant de partir en courant après un salut.

La navette n'avait pas tardé. A peine le Sith avait fini sa phrase qu'une navette impériale descendait doucement vers le parvis du palais et détractait sa passerelle vers l'entrée de l'édifice.
D'un petit bond, le Sith s'engouffra dans le ventre du vaisseau qui s'engagea vers le ciel pour rejoindre l'Inexpugnable.

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MessageSujet: Re: Sundari    Dim 8 Jan - 16:07

Dark Erebus



Erebus se tourna et vis la navette d'Oldae décoller vers le Marteau du Noyau.

-Oh merde!

Erebus couru vers la navette et s'y accrocha avec son harpon qui l'y tira rapidement. Il parvint à s'accrocher à la porte arrière et l'ouvrit à la force de ses deux bras. Il parvint à y entrer finalement tomba juste sur Oldae.

-Ah, salut j'ai raté le taxi mais je l'ai rattrapé finalement.

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MessageSujet: Re: Sundari    Dim 8 Jan - 17:10



Dark Oldae




Partie IV

Chapitre VI: La bataille de Sundari [-3653]

Le Sith soupira lorsqu'il vit Styneth entrer en écartant les parois du sas.

- Nous n'étions pas pressés, capitaine. Vous auriez pu me rejoindre par des moyens plus conventionnels.
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MessageSujet: Re: Sundari    Dim 8 Jan - 17:14

Dark Erebus



-Jimmy va peut être essayer de vous tuer lorsqu'il vous verra vaux mieux qu'il me vois avec vous, répondis Erebus en retirant son masque.

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MessageSujet: Re: Sundari    Dim 8 Jan - 17:17



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Partie IV

Chapitre VI: La bataille de Sundari [-3653]

- Jimmy ?
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MessageSujet: Re: Sundari    Dim 8 Jan - 17:19

Dark Erebus



-Le commandant de cette flotte, James Valkrin mais tout le monde l'appelle Jimmy

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MessageSujet: Re: Sundari    Dim 8 Jan - 17:22



Dark Oldae




Partie IV

Chapitre VI: La bataille de Sundari [-3653]

- Celui dont vous m'aviez parlé lors du voyage pour Nar Shadaa ?
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MessageSujet: Re: Sundari    Dim 8 Jan - 17:25

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-Lui même, vous fiez pas à sa tronche d'enfant sache avec ses cheveux blonds bouclés il est peut être plus puissant que vous en terme de pouvoir dans cette galaxie

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MessageSujet: Re: Sundari    Dim 8 Jan - 17:26



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Chapitre VI: La bataille de Sundari [-3653]

- Je ne manquera pas de me rappeler vos paroles, capitaine, s'amusa le Sith. Espérons simplement qu'il sera de notre côté ou nous serons forcés de prendre les mesures qui s'imposeront. Son entrevue avec le lieutenant Griggs n'avait rien donné, espérons qu'il en sera différemment aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: Sundari    Dim 8 Jan - 17:29

Dark Erebus



-L'énervez pas je vous prie, je voudrais pas vous retrouver mort un de ces jours.

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MessageSujet: Re: Sundari    Dim 8 Jan - 17:31



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Chapitre VI: La bataille de Sundari [-3653]

- Ne vous inquiétez pas pour moi, capitaine.
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MessageSujet: Re: Sundari    Dim 8 Jan - 17:57

Dark Erebus



La navette se posa dans l'un des nombreux hangars du vaisseau et après quelques instants les deux siths en sortirent, les hommes travaillant dans les hangars trop occupés à travailler ou à dormir sur les chasseurs posés ne les remarquèrent qu'à peine. Une voix résonna soudain dans le hangar,

-Putain Blondie t'es encore plus moche qu'avant! Qu'est ce qui t'es arrivé?

Erebus releva la tête, au dessus de lui sur une passerelle se tenait Jimmy,

-Une longue histoire jimmy

-Et sinon c'est quoi le machin noir derrière toi?

-Euh c'est mon boss, on peut te parler?

-Ouais vas y je vous attend sur la passerelle.

Les deux siths continuèrent leur route et traversèrent le hangar avant d’enchaîner les couloirs pour finalement tomber sur la passerelle où les attendait Jimmy, affalé dans son fauteuil orné d'or. Il n'avait pas changé et avait gardé sa bouille d'enfant sage.

-Ça fait longtemps Jimmy

-Ça fait un bail ouais, voici le seigneur Oldae

-Mhh seigneur Oldae hein? 3ème armée de campagne sous les ordres de Malgus je me trompe?




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MessageSujet: Re: Sundari    Dim 8 Jan - 18:29



Dark Oldae




Partie IV

Chapitre VI: La bataille de Sundari [-3653]

- En effet, commandant, celui-la même. Je vous remercie de nous avoir prêté main-forte pendant cette bataille, votre aide fut précieuse pour éviter que d'avantages d'hommes ne meurent pendant cette guerre, le remercia le Sith. pourrais-je connaitre les raisons de votre désertion ?
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MessageSujet: Re: Sundari    Dim 8 Jan - 18:42

James "Jimmy" Valkrin

-Bof, disons qu'autrefois je m'amusais bien au service de la république lorsqu'un officier était trop importunant il finissait malencontreusement suicidé, j'avais mes potes, on passait notre temps à draguer à tout bout de champ lors des bals de promos on gagnait tout le temps nos batailles quand le haut commandement nous les faisait pas perdre et de temps en temps il fallait faire des choses chiantes mais on s'éclatait quoi... Et puis mes potes sont morts uns à uns, d'autres ont désertés, d'abord Blondie puis Pran qui est parti se faire couvrir d'or chez les hutts. Alors bon j'ai feinté de vouloir venir combattre le justifié je suis parti en douce avec un autre qui voulais la peau de Blondie, je l'ai balayé et me voilà.

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MessageSujet: Re: Sundari    Dim 8 Jan - 19:37



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Chapitre VI: La bataille de Sundari [-3653]

- Et qu'espèrez-vous de l'empire au juste ?
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MessageSujet: Re: Sundari    Dim 8 Jan - 19:41

James "Jimmy" Valkrin

-Absolument rien j'ai déjà tout ce dont j'ai besoin dans la vie.

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