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 Event : La confrérie du nouvel ordre

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Dark Plagueis Le Sage
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Faction : Second Empire Sith
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MessageSujet: Event : La confrérie du nouvel ordre   Sam 7 Jan - 11:21


La confrérie du nouvel ordre



La confrérie du nouvel ordre est le tout premier event général du forum. Il aura volonté à influencer directement et de manière significative la vie galactique, la politique des gouvernements, des organisations criminelles et des ordres d'utilisateurs de la force. Il n'a actuellement aucune date limite. Entendons par-là qu'il s'agira d'un event à durée illimitée, jusqu'à ce que l'administration choisisse d'y mètre fin.
Il est fortement recommandé aux joueurs de prendre connaissance de cet event qui, à terme, veut avoir des répercussions à l'échelle galactique et influencer le déroulement général du RP.
Fidèle au principe de RP global, cet event est fait pour que les joueurs s'en saisissent s'ils le désirent afin de baser leur RP dessus. Qu'ils retiennent cependant que seule l'administration s'octroie le droit d'en dessiner le fil conducteur et les événements qui conduiront à la naissance d'une intrigue et de son énigme. Par conséquent, les joueurs demeureront passifs. Pour bien comprendre ce principe de passivité, il suffit d'imaginer un JDR où l'administration serait le maître du jeu.
Bien évidemment, s'impliquer dans cet event ne signifie pas qu'il est impossible de s'en retirer. Il s'agit réellement d'événements qui vont se superposer aux RP en cours. Les joueurs sont libres de choisir de s'y impliquer ou non.

Si un joueur choisit de s'y impliquer et qu'il désire apporter des éléments constitutifs à l'intrigue, il est prié de proposer les dits éléments à un administrateur pour recevoir sa bénédiction.

Ce topic est dédié à l'ensemble des événements qui constitueront cet event. Les dits événements seront postés dans les lieux où ils se dérouleront et sur ce topic. Aucun commentaire n'est accepté. Si les joueurs désirent discuter de cet event pour essayer de comprendre une intrigue qui se voudra complexe, il sont priés de le faire sur la Chatbox, sur un topic dans les discussions sur le RP ou sur la conversation skype.
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Dark Plagueis Le Sage
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MessageSujet: Re: Event : La confrérie du nouvel ordre   Sam 7 Jan - 23:18


La confrérie du nouvel ordre


Prélude (Partie I)

En - 3673, système Pyria, planète Borleias

Le vent soufflait fort sur les falaises du Fendu, à une soixantaine de kilomètres au nord de Venderia, une petite ville marchande de Borleias qui fondait son commerce sur l'élevage et la vente des vers de fer, de petites créatures originaires de Borleias qui avaient la particularité d'être recouvertes d'une couche de fer d'oxydium noir qui, extrait par le savoir-faire des artisans de Borleias permettait de former un composé moins couteux entrant dans la fabrication du dur-acier tel qu'il se fabriquait sur Yaga Minor.
Au coeur des falaises du Fendu, entre trois grands pic rocheux à la couleur grisâtre, une large cavité s'enfonçait dans la terre, à l'abris de tous les regards indiscrets, connue seulement des éleveurs de vers de fer qui gambadaient dans les falaises du pendu à la recherche des colonies de vers de fer qui se terraient dans les grottes, les interstices rocheux et les petites cavités naturelles formées par l'écoulement des pluies.
Au premier abord, la cavité semblait déserte, seuls les rayons brulants du soleil venaient s'abattre sur le vaste fond de la grotte à ciel ouvert et sur les petites alcôves taillées à même la roche, verrouillées par des portes de dur-aciers oxydées par l'humidité, et conçues par les premiers colons Borleiasiens qui avaient décidé d'élire domicile dans les falaises du Fendu pour se protéger des prédateurs tripodes qui écumaient les plaines désertes de la planète lorsqu'ils étaient arrivés.
Un silence de lieu abandonné y régnait, calme, désert ; seul le souffle d'un jeune vent froid en provenance de l'est sous un soleil de plomb venait remplir le silence des lieux.

Pourtant, venant de Venderia, un vieux cargo rouillé, aux couleurs oranges, rouges et noires, traça son chemin entre les pics grisonnants pour s'arrêter net au-dessus de la cavité et y amorcer une descente rapide.
Le cargo s'y posa violemment, un peu trop pressée d'atterrir, soulevant un nuage de poussière autour de lui. Alors, comme si la cavité reprenait vie, des dizaines et des dizaines de personnes sortirent des alcôves pour se diriger vers le cargo à grandes enjambées, certain même aux pas de course et un demi-cercle commença à se former autour de l'entrée du vieux vaisseau. Ils étaient des dizaines et des dizaines à arriver dans un flux ininterrompu, bientôt une cinquantaine, portant de vieilles uniformes noires, usées au niveau des manches, du col et des épaulettes. Le regard épuisé, le visage dur, ils portaient leurs yeux vers l'entrée du vaisseau, une fine lueur d'espoir dans les pupilles.
La passerelle finit par s'ouvrir après plusieurs secondes d'attente et un officier aux cheveux bruns et poussiéreux en sortit. L'homme portait un fusil et un sac qu'il posa sur le sol lorsqu'il eut descendu la passerelle et porta son regard vers les hommes qui s'étaient attroupés. Il dévisagea quelques instants l'assemblée qui s'était rassemblée devant le vaisseau de ses deux yeux ternes et fatigués, épuisés par des mois de cavales et de conflits. Son visage taillé à la serpe était assorti d'une barbe mal entretenue et une cicatrice encore fraîche venait lui barrer le front pour descendre jusqu'à son arcade gauche, sur laquelle une fine croute de sang coagulé se formait. Il devait être un ancien officier. Tout du moins la tenue décatie noire, au col et à la doublure rouges et aux épaulettes brodées d'or qu'il portait, semblait le laisser penser.

- Alors ? s'écria un homme dans l'assemblée. Vous l'avez trouvé ?

Les paroles de l'homme furent suivies de cris d'impatience et des volées de poings vers le ciel.

L'officier porta son regard vers l'homme qui venait de parler, ferma les yeux et prit une grande inspiration avant de déclarer avec un sourire qui vint relever ses pommettes noircies par le sable et qui semblaient ne pas s'être étirées depuis longtemps : "Oui, mes frères, nous l'avons trouvé".
La déclaration fut accueillie par des exclamations et des cris de joie dans l'assemblée. Les traits des hommes se détendirent et l'euphorie s'empara rapidement des coeurs fatigués des pauvres bougres qui avaient écumé toute la galaxie pendant des mois.
L'officier ne put masquer son sourire mais reprit rapidement consistance et s'écria d'un ton qui se voulait plus sérieux tout en assortissant ses paroles de gestes pour calmer l'euphorie de ses hommes : "Je sais, mes frères, je sais. Mais il est encore trop tôt pour crier victoire, ils arrivent, ils seront bientôt là. Allez chercher maître Meled'il, nous n'avons plus beaucoup de temps"
Des hommes acquiescèrent en coeur avant de partir en courant vers une alcôve.
L'officier soupira et leva les yeux au ciel avant de déclarer dans un murmure : "Ils ne tarderont pas".

Le gradé se retourna vers l'entrée du vaisseau et s'écria "Viens mon garçon, je vais te présenter à un ami à moi'".
Quelques instants passèrent avant qu'un petit garçon de neuf ou dix ans ne finisse par sortir du ventre du cargo pour se diriger vers l'officier. Blond, aux longs cheveux qui tombaient devant ses yeux et sur ses épaules, il portait une petite tenue de paysan visiblement trop grande pour lui et de petites sandales de cuir usées. Un petit ourson en peluche à la main et un pouce aux lèvres, il toisait de ses deux petits yeux azurs l'assemblée qui le dévisageait et qui s'était tue en le voyant sortir.

- Viens mon garçon, l'encouragea l'officier en lui tendant la main pour qui la saississe.

Le jeune garçon jeta un regard vers le gradé puis vers l'assemblée et de nouveau vers l'officier avant de se mettre à avancer doucement et de prendre la main tendue qu'il sera timidement. L'officier afficha un sourire qui se voulait chaleureux et sincère, et sera affectueusement la main du garçon avant de se baisser et de se mettre à la hauteur de son visage.

- Tu sais, j'avais un fils qui était un tout petit plus vieux que toi. Il s'appelait Anton, tu me fais penser à lui, lui dit l'officier. Je m'appelle Mark, Mark Thomson mais tu peux m'appeler Maki.

- Pourquoi, Maki ? demanda timidement le garçon en levant ses yeux bleus vers le gradé.

- C'était le nom que me donnait ma femme, elle s'appelait Sophia, sourit le soldat.

- Et où est-elle votre femme ?

Les yeux de l'officier s'assombrirent et son sourire disparu.

- Elle n'est plus, comme mon fils, des événements malheureux nous ont séparé, répondit difficilement le soldat. Mais ce n'est pas des histoires que l'on raconte à un enfant. Viens mon garçon, un ami à moi veut te voir.

Le gradé tira doucement le jeune garçon par la main et, ensemble, ils se dirigèrent vers une des alcôves de la cavité, passant entre deux rangées inégales d'hommes qui dévisageaient le garçon avec des murmures.
Lorsque l'officier et le garçon eurent quitté l'attroupement, qui continuait de les toiser à une distance vigilante, le jeune garçon demanda : "Qui sont ces hommes ?"

- Des hommes qui ont eu le courage et la volonté qu'il fallait avoir pour trahir leur patrie le moment venu, répondit la voix sèche d'un grand homme qui venait de sortir de l'une des alcôves pour se diriger vers Thomson et son protégé.

Le nouvel arrivant portait une bure noire et une grande cape marron foncée au manches bouffantes qui ne laissaient pas entrevoir ses mains. Ses cheveux grisonnants devaient autrefois être bruns mais étaient aujourd'hui de la même couleur que ses deux yeux d'un profond gris clair. Son visage était maigre, un menton large mais des joues creuses et un large front sur lequel se dessinaient de profondes rides. Le ton pâle de sa peau, presque blanchâtre donnait à l'homme un aspect maladif, le faisant paraitre pour plus vieux qu'il ne devait l'être réellement.

- Maître Meled'il, voici l'enfant, présenta l'officier. Est-ce bien celui que nous cherchons ?

- Oui c'est lui, capitaine, c'est celui que nous cherchions. Je le sens, il est celui que j'ai vu dans mes songes, déclara calmement d'une voix plus douce le vieillard. Comment t'appelles-tu mon garçon ?

Le garçon hésita et regarda un instant l'officier qui lui signifia de répondre au vieillard d'un geste de la main.

- Je m'appelle Charles, Charles Lentte.

- Enchanté, Charles, je suis Mattew Meled'il.

- Pourquoi tout le monde vous appelles maître ?

- Ohh, un lien avec mon ancienne fonction. Mais cela appartient au passé désormais.

- Qu'est-ce que je fais ici ? demanda le garçon en regardant autour de lui. Où sont papa et maman ?

Maitre Meled'il regarda le capitaine qui lui fit un signe de négation de la tête. Le vieillard soupira et se mordilla la lèvre inférieure en reportant son regard sur le garçon.

- Papa et maman nous rejoindront bientôt mais pas tout de suite. Ils ont des choses à faire et nous aussi.

- Des choses à faire ?

- Oui, des choses à faire, acquiesça le maître. Tu es promis à un grand avenir mon garçon, tu es notre élu à tous. Le premier de ton genre. Tu es le symbole de notre avenir et celui de toute la galaxie. Tu es celui que j'ai vu dans mes songes et tu es celui qui apportera un nouvel ordre galactique.

- Je n'ai rien d'un élu, monsieur, nia Charles de sa petite voix d'enfant.

- Détrompes-toi, tu es notre élu, celui que cette galaxie attendait depuis des millénaires. Maintenant vas, vas voir l'homme là-bas, il te donnera quelque chose à manger, lui montra le vieillard de la main.

L'enfant hésita un instant et finit par s'y résoudre, et s'éloigna de l'officier de celui que l'on appelait le maître.

- Vous êtes certain que c'est lui ? Je veux dire, vraiment certain ? demanda Mark lorsque l'enfant se fut éloigné.

- J'en suis certain, je le sens, je ne peux pas me tromper.

- Alors, après trois mois, nous avons enfin fini par le retrouver. Pourra t'il vraiment changer les choses ?

- Je l'ignore. Peut-être pas. Mais de tous ceux qui ont essayé, aucun ne possède son don.

- S'agit-il vraiment d'un don ? N'est-ce pas plutôt une malédiction, maître ?

- Pour nous, pour cette galaxie, il sera un don. Pour ceux qui craindront cet enfant, il sera une malédiction. Sa mère voulait que ce soit un don, un don qui lui permettait de leur échapper. Elle est morte trop tôt, malheureusement. Il nous revient de finir son oeuvre. Il est seul à avoir cette capacité, il est seul à avoir connu ce qu'il a connu, il est unique.

- J'espère que vous dites vrai, approuva le capitaine, sceptique.

- Il est trop tard pour faire marche arrière, désormais. Ils arrivent.

Alors qu'il eut fini sa phrase, le ciel se teinta de noir lorsque six croiseurs de classe Harrowers sortirent de l'hyperespace pour se placer au-dessus de Venderia et de la falaise du Fendu. Une nuée de chasseurs et de navettes commença alors à quitter les croiseurs et à se disperser dans le ciel pour se diriger vers le sol. Villes, villages, hameaux, rien n'y survivraient. Les hordes de l'empire laisseraient derrière eux une traînée de flammes et des orphelins qui ne sauront jamais la véritable raison du massacre qu'ils allaient vivre.

- Nous étions au courant qu'une seconde flotte devait arriver sur Borleias, mais pas aussi tôt et elle aurait dû commencer ses fouilles au secteur 12, pas ici, s'écria le capitaine en regardant vers le ciel alors que les hommes qui se tenaient dans la cavité faisaient de même.

- Le conseil noir nous a retrouvé, murmura le maître.

Le communicateur de Thomson se mit à grésiller et un homme s'écria "Une navette et une demi douzaine de chasseurs arrivent par l'ouest, ordre donné d'évacuer".
Le message semblait avoir été transmis à toutes les personnes présentes dans la cavité et tous les hommes se mirent à rejoindre les alcôves au pas de course.

- Les impériaux arrivent, maître, s'écria le capitaine.

- Je sais, et ils ne sont pas seuls, il est venu avec eux, il est venu en personne pour l'enfant, déclara le vieillard. Dépêchez-vous de partir, si l'empire met la main sur cet enfant, tout sera fini, ce sera la fin.

- Et vous ? Vous ne venez pas ?

- Je ne peux pas, s'il vient en personne pour l'enfant, il me faut le retenir, j'en suis le seul capable, rétorqua le maître. Et puis, j'ai passé le temps de fuir, je suis mourant, je ne vivrai plus très longtemps, autant que ma mort serve à notre cause. Je lui dois bien cela, à elle, celle qui m'a sauvé et qui m'a montré la voie.

- Mais...

- Non, capitaine, fuyez, vite. Prenez l'enfant et fuyez avec lui, ordonna Meled'il. Il est notre espoir, celui qui apportera la paix à cette galaxie, la paix définitive. Il est le précurseur d'une nouvelle ère, d'un nouvel ordre, il est le seul à pouvoir y parvenir, il est le seul à pouvoir mettre fin à l'équilibre établi. Il est temps de briser le cycle qui s'est établi depuis plus de 30 000 ans dans notre galaxie, le temps de retirer à ceux les droits qu'ils se sont octroyés, et il est le seul à pouvoir le faire. Parmi les milliards et les milliards de vies qui peuplent notre galaxie, elle l'a choisi, lui et lui seul. Pas seulement car il était son fils, mais car elle voyait en lui l'espoir de sa cause. Elle l'a choisi pour lui donner ce don. Il est le premier depuis trois siècles à avoir connu cela et, jamais depuis la naissance des manieurs de la force, un être a pu connaitre ou survivre si jeune à un tel processus. Alors sauvez-le, capitaine, sauvez-le et protégez-le.

Le capitaine regarda le vieillard, puis l'enfant que l'un des hommes avaient pris dans ses bras, ferma les yeux longuement et déclara : "Je vous le promets, je le protégerai".
Anton fit signe à l'homme qui tenait l'enfant de le suivre dans une des alcôves et verrouilla la porte derrière lui après avoir jeté un dernier regard au vieillard.

Maître Meled'il se retrouva seul au coeur de la cavité, avec un cargo pour seule compagnie. Le calme des lieux ne tarda pas à être rompu par le bruit des vaisseaux qui fendaient le ciel depuis l'ouest.
Il entendit derrière lui les bruits d'une navette s'approchait et le sifflement des chasseurs qui passèrent à toute vitesse au-dessus de la cavité, sans même s'arrêter ou ouvrir le feu. Seule la navette s'arrêta au centre de la cavité, à quelques mètres du sol. Entièrement noire, aux vitres teintées, la navette impériale tourna sur elle-même pour placer son sas vers l'endroit où se trouvait le vieillard. Maître Meled'il entendit la soute du vaisseau s'ouvrir, et le bruit de la passerelle qui se détractait.
Un homme, entièrement vêtu de noir, une large capuche sur le visage, se tenait sur le bord de la passerelle, les mains cachées dans les pans de sa grande cape. Il émanait de cet homme une pression spirituelle titanesque, un concentré de côté obscur et de ses ténèbres. Une seule catégorie de Sith, et les fidèles de l'empereur, pouvaient posséder une telle puissance : le conseil noir.
Il jeta un regard sur les alentours puis, d'un bond élégant, bondit de la passerelle et se réceptionna souplement sur le sol avant de se redresser de tout son long, laissant sa cape noir battre au vent.
Maître Meled'il inspira longuement les yeux fermés puis les rouvrit. Il sortit sa main gauche de sa manche, poussa l'un des plis de sa robe et, de son autre main, saisit le sabre laser qui pendait à sa ceinture. Il se tourna vers celui qui semblait être son adversaire et, d'un élégant mouvement rotatif du poignée, tira la lame de son sabre. Une lame cramoisie. La lame pourpre des Sith.
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Dark Plagueis Le Sage
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MessageSujet: Re: Event : La confrérie du nouvel ordre   Lun 9 Jan - 22:45


La confrérie du nouvel ordre


Prélude (Partie II)

En - 3673, système Pyria, planète Borleias

Les deux hommes se faisaient faces, séparés par une dizaine de mètres, dans un silence que seul le grésillement du sabre pourpre de maître Meled'il venait troubler. L'homme vêtu de noir demeurait immobile, les mains invisibles derrière sa cape sombre, le regard braqué vers le vieillard qui lui faisait face la lame tirée et pointée vers le bas.
Le vent balayait la cavité et soulevait une fine pédicule de poussière qui s'élevait dans les airs avec légèreté, formant un fin voile trouble entre les deux combattants.
Les deux combattants semblaient se connaitre, s'être déjà rencontrés dans un passé proche ou lointain. Peut-être étaient-ils amis. Peut-être avaient-ils combattu côte à côte sur le champ de bataille. Peut-être étaient-ils de simples connaissances. Mais, quelque soit les relations qu'entretinrent ces deux hommes, ils se connaissaient.
Les yeux de l'homme vêtu de noir n'étaient pas perceptibles sous son ample cape sombre mais ceux de maître Meled'il scintillaient d'une étrange lueur sous le soleil ardent de Borleias. Un subtil mélange de regret, de tristesse, de résolution et de peur.
Il connaissait l'homme qui lui faisait face. Au-delà même de le connaitre, il le craignait. Il le craignait peut-être même plus que quiconque. Jamais il n'aurait pu craindre affronter pire adversaire. Il avait secrètement prié pour que ce ne soit pas lui que l'empereur envoie. Mais, en réalité, il savait que cet homme viendrait. Il savait qu'il se déplacerait en personne pour récupérer l'enfant.

- Comme l'empereur doit craindre cet enfant pour que vous veniez en personne pour le récupérer, déclara maître Meled'il à celui qui lui faisait face. Même le conseil noir s'est vu retiré cette affaire, comme les conseillers doivent bouillir devant leur impuissance.

- Cette affaire n'est plus de leur ressort, rétorqua l'homme vêtu de noir, d'une voix rauque. Donnez-moi l'enfant, Dark Mehalion.

- Je ne réponds plus à ce nom depuis plusieurs mois, j'ai quitté l'ordre de ma propre volonté et je ne compte plus revêtir le nom sous lequel j'ai commis des massacres.

- Vous étiez un si grand combattant, quel dommage que vous ayez choisi la voie de la trahison d'avantage que celle de la servitude, Mattew Meled'il. J'avais du respect pour vous et vos exploits, écartez-vous et je veillerai à ce que vous ayez un procès équitable devant le conseil noir. Je m'y engage sur mon titre et mon rang.

- Je ne doute pas que le plus fidèle serviteur de l'empereur soit un homme d'honneur mais je ne m'abaisserai pas de nouveau à la soumission. J'ai tué au nom de votre empereur, j'ai massacré au nom de son titre, j'ai anéanti des peuples entiers pour sa gloire. Je ne serai plus son serviteur désormais. Je sers une autre cause.

- Vous servez une cause qui vous dépasse, vous ne vous rendez pas compte de ce que représente cet enfant, rétorqua d'une voix calme l'homme vêtu de noir. Il est un danger pour nous tous, vous y compris. Donnez-le moi.

- Oh que si, je sais ce qu'il représente. Il est celui qui vous retira les droits que vous vous êtes octroyés. Il est celui qui rétablira l'équilibre dans la force et dans cette galaxie gangrenée par les luttes intestines de ceux qui prétendent maintenir un équilibre mensonger. Ce même équilibre que celui que vous défendez.  

- De quel équilibre parlez-vous là, Meled'il ? Vous parlez de la fin d'un ordre galactique engagé depuis plus de trente millénaires, vous parler de mettre fin du système qui régit notre galaxie depuis plus de trente milles ans. Et vous, vous parlez de restaurer l'équilibre ?  

- Oui, je parle d'équilibre, approuva sèchement le vieillard. Il y a plus de trente milles années, des sages se sont octroyés le droit de diriger cette galaxie parce qu'ils étaient nés avec des facultés supérieures à celles du commun des mortels. Ces sages ont fait croire qu'il existait un équilibre et ils ont prétendu qu'il leur revenait de régir les affaires des peuples pour préserver cette équilibre car une entité supérieure et intemporelle leur en aurait donné le devoir.

- Cet enfant peut amener à la destruction de l'ordre Sith et de l'ordre Jedi ! De l'empire et de la république ! Il ne s'agit pas d'un équilibre, il s'agira de l'anarchie, vous allez faire basculer notre galaxie dans une purge en apprenant au monde l'existence de cet enfant !

- Il s'agira de la destruction d'anomalies ! La destruction des anomalies qui parasitent notre galaxie depuis trente millénaires. Depuis trente milles ans, tous les conflits galactiques ont été les faits des utilisateurs de la force, Jedi comme Sith qui, sous le prétexte de maintenir l'équilibre, ont fait couler le sang de milliards d'individus. Si ces anomalies n'avaient jamais existé, jamais les grands schismes, les guerres civiles Jedi, la guerre de l'hyperespace, les guerres mandaloriennes ou la grande guerre galactique n'auraient existé. Jamais le sang n'aurait coulé comme il l'a fait. Jedi comme Sith, vous vous êtes octroyés le droit de vous battre en faisant de la galaxie votre arène pour affronter vos théories et votre idéologie. Vous avez volé à la force son équilibre, celui de régir l'ordre des choses. Vous vous êtes octroyés le droit de vous saisir de la force, de la manipuler, de l'utiliser à votre gré, et de prétendre suivre sa volonté et la représenter en brandissant vos étendards (Maître Meled'il pointa son doigt vers l'homme en noir). Si vous et vos semblables n'aviez pas ingéré dans les affaires de la force en vous l'accaparant sous la couverture d'un don, alors jamais l'équilibre n'aurait été rompu. Vos ordres, comme tous ceux qui utilisent la force, sont des anomalies qui doivent être éliminées. Et ce sera cet enfant qui le fera, il sera votre malédiction. Tant qu'il sera en vie, il sera une preuve que vos ordres ont une faiblesse.

- Réfléchissez bien, Meled'il. Vous ne mesurez pas la portée de vos actes, cet enfant peut sceller le sort de la galaxie.

- Non, nia froidement le maître. Il peut sceller la voie sur laquelle la galaxie s'est amorcée. Il est encore temps de la sauver de l'horreur perpétuelle dans laquelle vous l'avez engagé et seul cet enfant peut le faire car il est la preuve. La preuve que vos ordres peuvent être vaincus, qu'ils ne sont pas immortels !

Le vieillard se lança à toute vitesse vers le serviteur de l'empereur, laissant sa lame trancher le sol dans un sillon cramoisi.
En quelques foulées, il fut sur son adversaire. Il leva sa lame et se prépara à l'abattre au niveau de la gorge de sa cible lorsque cette dernière frappa le sol de son pied, provoquant une vague de force qui souffla le maître et l'envoya percuter la paroi de la cavité avant de retomber violemment sur le sol dans un râle de douleur, projetant un nuage de poussière autour de lui.

- C'est inutile, Mattew Meled'il, vous n'êtes pas de taille face à moi, déclara l'homme vêtu de noir en s'avançant tranquillement vers le corps tremblant du vieillard. Vous étiez un grand guerrier qui portait le nom de Dark Mehalion mais vous n'avez plus rien à voir avec celui qui fut l'un des plus grands seigneurs Sith du bras de Tingel. Vous n'êtes plus qu'un traitre que l'empereur a ordonné d'abattre.

Meled'il avait heurté violemment la paroi. Il ne semblait pas blessé, tout du moins en apparence, mais son vieux corps maladif ne tiendrait plus très longtemps. Le prochain coup lui serait probablement fatal.  
Pour autant, que pouvait-il espérer ? Il était vieux et malade. La maladie avait fait sou oeuvre, il n'en avait plus pour très longtemps à vivre. Si l'envoyé de l'empereur n'en finissait pas avec lui, la maladie le ferait. Et s'il était capturé et livré au conseil noir, il serait condamné à mort. Il avait tout quitté. Son titre, sa gloire, son ancienne vie, son destin. Dès qu'il avait décidé de suivre cette femme sur Akuria II, il s'avait qu'il était condamné. D'une part par la maladie, de l'autre par l'empereur. Alors pourquoi chercher à survivre ? Dans tous les cas de figure, seule la mort l'attendait, pareille à un supplicié qui faisait face à un bourreau aux multiples visages. Alors autant se battre, retenir l'homme qui lui faisait face, quitte à mourir sur le sol poussiéreux de Borleias.
Il avait pris sa décision : il devait se battre. Il devait se battre pour l'enfant.

Meled'il se redressa et, de sa main libre, projeta une série d'éclairs vers son adversaire. Les serpents électriques fusèrent dans les airs dans un sifflement strident mais percutèrent la barrière que le serviteur de l'empereur dressa sans même lever les mains et explosèrent à son contact dans une série de grésillements.

- Cessez cette résistance inutile, Mattew Meled'il, soupira l'homme en noir, alors que deux yeux pourpres se mirent à luire dans l'ombre de sa capuche.

Une main à la peau rouge et aux longs ongles noirs sortit de sa manche droite et, d'un léger mouvement de la main, il souleva violemment le maître du sol et, d'un autre mouvement plus sec, l'envoya s'encastrer contre le cargo, avant qu'il ne retombe sur le sol.

Le serviteur de l'empereur ne s'attarda pas sur Meled'il et se détourna du vieillard pour s'engager vers l'une des alcôves, verrouillées par de lourdes portes de dur-acier, afin de poursuivre sa véritable cible. Il tendit la main vers l'une des entrées qui trouait la cavité et fit appel à la force. Les gonds d'une porte se mirent à grincer et la roche à trembler tout autour alors que la cloison se délogeait progressivement de la paroi dans laquelle elle était incrustée.

Mais le vieillard n'avait pas encore dit son dernier mot. Il devait tenir. Tenir face à un homme qu'il ne pouvait pas vaincre. Tenir pour sauver l'enfant. Tenir pour sauver la galaxie.
Il se releva péniblement, peinant à tenir sur ses jambes flageolantes. Une nouvelle fois, il tenta de foudroyer son adversaire, profitant cette fois qu'il était de dos. Mais, comme la première fois, les éclairs se fracassèrent sans conséquence sur la barrière de force du serviteur de l'empereur.

- Vous n'abandonnerez donc pas, Mattew Meled'il ? demanda l'homme en noir en se retournant vers le maître au corps tremblotant.

Meled'il cracha sur sol, lui arrachant un hoquet de douleur alors qu'un fin filet de salive rougeâtre coulait de ses lèvres. Il jeta un regard vers le ciel et essuya sa salive d'un revers de la manche de sa cape avant de rappeler son sabre à l'aide de la force.  

- Je ne vous laisserai pas cet enfant, il est trop précieux pour cette galaxie.

- Il est une irrégularité, et je vais m'empresser de le supprimer.

- Il n'est pas une irrégularité, il est une preuve, une bénédiction, rétorqua le maître, les yeux portés vers le ciel bleu de Borleias. Il est l'avénement d'un nouvel ère. Un ère où vos ordres seront absents. Que cette galaxie serait paisible sans nous...

- Silence, ordonna l'homme en noir en saisissant Meled'il à l'aide de la force et en refermant son étreinte sur sa gorge.

Le vieillard lâcha son sabre mais se refusait à céder. Il ne pouvait pas céder. Il mobilisa ses dernières forces et puisa dans ses dernières réserves d'énergie pour lutter contre la préhension de son adversaire. Les muscles de son corps fatigué se contractèrent, les veines de son front et de son cou se mirent à saillir alors que des gouttes de sueurs perlaient sur sa peau poussiéreuse et collante.

- Pendant des millénaires, l'ordre Jedi et l'ordre Sith n'ont fondé leur domination que sur un seul principe. Celui que la force se transmettait par hérédité ou sélection génétique aléatoire. Et même si le flux sélectif sera variable, si il sera différent d'une époque à une autre, d'une planète à une autre ou d'une race à une autre, vos ordres trouveront toujours des guerriers pour remplir leurs rangs et abreuver leurs guerres. Un flot ininterrompu. On ne peut pas vaincre un ennemi qui renait de ses cendres. Voilà le principe qui permet à vos ordres de demeurer !
Vos ordres sont devenus si puissant qu'on en est venu à les craindre. Les gouvernements, aussi puissants furent-ils, furent forcés de s'incliner face à vous et de se voir imposer vos règles. Dès la naissance, les enfants sensibles à la force leur sont enlevés. Le seul moyen de déroger à cette règle est de tuer l'enfant afin qu'il ne puisse pas être pris pour la bonne et simple raison qu'il n'existe pas d'autres solutions... Il n'existe aucun moyen connu de séparer l'enfant de la force sans le tuer... Mais quels parents tueraient leur enfant ? Ils préféraient donner leur progéniture à l'un de vos ordres plutôt que de devoir le tuer, quitte à gonfler les rangs de ceux qui les oppriment par leur puissance. Voilà pourquoi vos ordres ont survécu, un subtil mélange de domination et d'obligation ! L'obligation nait de l'impossibilité de déroger à un système établi. Des parents et des gouvernements obligeaient de donner leurs enfants sous le risque de craindre des ordres devenus trop puissants pour s'y opposer !

- Silence, vieillard, imposa le serviteur de l'empereur en resserrant d'avantage sa prise, une pointe de colère dans la voix.

Meled'il hoqueta à deux reprises, un fin filet de sang se mit à couler sur sa joue gauche, formant un sillon humide sur la couche de poussière qui tapissait sa peau de vieillard. Une larme se mit à couler de son oeil droit et traça son chemin sur sa peau sèche.
Sa gorge lui faisait mal, il connaissait cette sensation. Il avait infligé cette douleur à tant de personnes. Il avait vécu cette sensation en se délectant de la terreur et de la douleur de ceux qu'il torturait. Combien de personnes avaient-ils tués au nom d'un empereur qu'il n'avait jamais vu ? Des centaines, peut-être des milliers. Il ne savait plus très bien, ses souvenirs devenaient flous, il se sentait partir alors que le froid de la mort gagnait les extrémités de son corps pour remonter dans ses membres engourdis.
Qu'il craignait la mort. Ô qu'il craignait celle qu'il avait côtoyé toute sa vie. Il la craignait car il la connaissait pour l'avoir vu dévorer l'âme de milliers de personnes devant ses yeux.
Pourtant, il n'était plus le même. Une femme l'avait sauvé alors que folie l'aurait gagné jusqu'à le tuer. Il n'était plus le meurtrier qu'il était autrefois. Il avait changé, tout du moins aimait-il se le laisser croire. Chercher l'enfant de celle qui l'avait sauvé et le protéger de l'empire, voilà sa rédemption. Voilà la promesse qu'il lui avait fait pour l'avoir arraché aux portes de la folie. Voila le cadeau qu'il allait offrir à la galaxie pour les vies qu'il lui avait pris sous l'égide de la force et de l'empire.

- Alors je vous le demande, que se passerait-il si cette galaxie apprenait qu'il existait un moyen de couper un enfant de la force dès la naissance sans le tuer ? demanda maître Meled'il avec un léger sourire au coin des lèvres.

- J'ai dis silence ! s'enragea le serviteur de l'empereur.

Une lame pourpre sortit de sa robe noire et le corps du vieillard vint s'y empaler violemment.
Meled'il arbora un large sourire, entre deux tremblements, et murmura à l'oreille de son meurtrier : "Lorsque la galaxie apprendra que cet enfant a été coupé de la force il y a dix ans, la purge commencera. Non d'en haut comme tous vos détracteurs ont essayé de lui donner forme jusqu'alors. Mais d'en bas, comme vous l'avait toujours craint..."  
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