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 Ariana

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Dark Plagueis Le Sage
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Faction : Second Empire Sith
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MessageSujet: Ariana   Mar 13 Déc - 0:44



Dark Oldae




Partie IV

Chapitre V: La bataille d'Ariana [-3653]

Ariana devait être une joie ville, bâtie avec goût par des colons avides d'une architecture originale. Les bâtiments, semblables à des grandes piques vrillées, longeaient une grande artère centrale jusqu'au centre-ville où des bâtiments encore plus grands se dressaient fièrement, pointant leurs pics vers le ciel noir. De chaque côtés de l'allée principale, liés à elle par de petites ruelles sinueuses, et tout autour du grand centre-ville triangulaire, une multitude de quartiers aux petites ruelles proliféraient, tantôt des faubourgs, tantôt des quartiers résidentiels. Ariana était une cité stratifiée où la richesse se faisait plus avenante au fur et à mesure que l'on montait sur la colline. Une politique urbaine caractéristique des petites planètes colonisées où les riches colons étaient fières d'exposer leurs richesses à plus pauvres qu'eux. Une sorte de malsaine consolation pour ne pas avoir réussi à s'imposer sur de plus grandes planètes, obligés de vivre dans que planète dépourvue d'intérêt si ce n'était celui d'attirer la guerre. Un bien triste intérêt, il nous faudra bien l'accorder aux pauvres citoyens de la capitale qui verraient bientôt leur ville réduite en cendres pour les luttes de pouvoir de plus grands qu'eux.
Au nord de la ville, sur une petite colline qui semblait même surplomber le centre-ville, pourtant sur une haute colline, se dessinaient de magnifiques quartiers de grands luxes, réservés aux aristocrates et à la bourgeoisie citadine d'Ariana. Il devait y avoir beaucoup d'argent là-bas. Cet endroit serait prisée par les pillards à la fin de la bataille. Les richesses attiraient les soldats, ils la flairaient même à plusieurs kilomètres, elles leur redonnait un second souffle même après la plus terrible des batailles. Après tout, qui ne se consolait pas de la perte d'un ami proche ou du plus grand des camarades alors qu'une myriade d'or, de pierreries et de douceurs lui tendait les bras ? Les soldats n'étaient que de pauvres humains, avides comme tous leurs semblables. Il était plus aisé de se plier à sa nature que tentait de s'en extraire. Ceux qui s'engageaient dans l'armée, la noble tâche de défendre leur patrie au coeur, ne représentait qu'une minorité dans une majorité de barbares assoiffés par l'odeur du sang et par l'appel intenable de l'or. Non pas que cette majorité soit constituée que de salauds. Disons plutôt, qu'à l'inverse de ses utopistes aux coeurs tendres qui voyaient en leur sainte mère patrie un idylle qu'ils devaient protéger pour les avoir vu naitre, la majorité des soldats avaient compris que leur patrie n'en avait strictement rien à foutre qu'ils crèvent pour elle. Alors, autant en profiter pour faire fortune au nom de la patrie. Les hommes aimaient cela, bien que les richesses n'étaient pas les seuls plaisirs que recherchaient les militaires en campagne, malheureusement pour les jeunesses des planètes conquises. La bleues aille l'apprendrait bien sur le tas, peut-être y prendrait-elle même gout rapidement. Après tout, ils comprendraient bien vite que leur salope de mère patrie les avait rapidement oublié à partir du moment où ils avaient posé le pied sur ce cailloux où ils y apprendraient les horreurs de la guerre ou, pour certains plus adeptes des pratiques guerrières, les plaisirs ces dernières.
La capitale planétaire était embaumée dans une douce nuit. Un petit vent frais annonçant l'hiver se baladait dans les grandes rues du centre-ville et présageait que l'eau serait peut-être gelée au petit matin. L'hiver était rude sur cette partie de la planète, les lacs seraient gelés et une famine se ferait peut-être même connaitre dans les derniers mois de la saison froide. Le ciel était entièrement dévoilé de sorte que l'on puisse apercevoir les étoiles qui parsemaient la voûte céleste. C'était un beau spectacle. Magnifique toile sombre aux petits motifs flamboyants et à l'atmosphère chatoyante, si l'on omettait les cris, les beuglements et les hurlements qui se répandaient dans la douce nuit d'Ariana sous la délicate mélopée des explosions et des tirs. Les sinistres bruitages étaient assortis des rangées de cadavres qui parsemés le sol dallé de la capitale et dont le sang s'écoulait dans les petits interstices des dalles.

Positionné à l'entrée de la ville, un immense convoi composé d'une cinquantaine de véhicules et de plus d'un millier d'hommes, tenait fermement sa position. Les blindés avaient été répartis en cercles pour permettre aux troupes au sol de se prémunir des tirs ennemis bien que la majorité des assaillants avaient trouvé refuge à l'intérieur des blindés, sous une triple couche de dur-acier pour office de blindage. Les pauvres soldats désignés pour empêcher les défenseurs d'attaquer le convoi s'affairaient à rester en vie sous le feu qui pleuvait depuis les hauteurs. Les rues étaient étroites, elles offraient de bonnes protections contre les tireurs ennemis positionnés dans la grande artère. La nuit fournissait aussi un camouflet naturel pour ceux qui désiraient éviter de se faire trouer le corps par les républicains. Sauf que le couvert de la nuit bénéficiait aussi aux défenseurs, voir plus. Le véritable problème demeurait dans la présence des tireurs ennemis positionnés dans les grands bâtiments en forme de pics qui proliféraient dans la capitale. De petits groupes d'assaut, soutenus par les batteries des blindés du convoi, cherchaient à les déloger mais l'oeuvre était difficile. Il suffisait d'un ou deux hommes pour retenir une force d'assaut à un seul étage. Répété sur la quinzaine d'étages de tous les bâtiments, le travail devenait éreintant.
Les affrontements duraient depuis plus de deux heures. Les soldats de la force principale avait reçu pour ordre de tenir l'artère principale pendant que Dark Kiln et Dark Ebelion pénétraient dans la ville avec leurs forces respectives au niveau des flancs. L'artère principale était longée par des rangées de grands bâtiments vrillés qui offraient aux défenseurs des positions de tirs des plus enviables. Si les combats directs sur l'artère demeuraient quasiment inexistants par la présence des blindés impériaux, les républicains menaient la vie dure aux fantassins disposaient dans les ruelles pour éviter au convoi d'être encerclé. Les affrontements avaient envahi la plus grande partie des ruelles adjacentes au grand boulevard d'Ariana et la fumée des tirs de blaster se répandaient dans les chemins sinueux des faubourgs, laissant flotter un nuage de fumée qui s'épaississait alors que les combats se prolongeaient.

Oldae était à la tête du convoi. Son sabre tiré, il s'occupait de parer les tirs des républicains qui lui faisaient faces, à l'abris derrière une palissade faite de sacs de sable, tout en distribuant des ordres à ses hommes qui envahissaient les ruelles pour repousser les défenseurs qui tentaient de prendre le convoi à revers. La distance qui le séparait des tireurs étaient grandes, plusieurs dizaines de mètres, et les tirs qu'il renvoyait touchaient rarement leurs cibles.
A sa gauche, un de ses hommes reçut une balle dans la tête, fauchant une partie de son visage. L'un des soldats qui se tenait à côté eut le malheur de regarder son compair s'écrouler sans vie sur le sol et ne put empêcher un des défenseurs de lui bondir dessus et de lui planter une lame dans la gorge. Un des mandalorians loyalistes se lança sur le républicain armé de la lame mais fut cueilli par une salve à l'épaule et au poitrail, le tuant sur le coup.
Oldae chargea immédiatement vers les assaillants qui venaient de prendre le contrôle de la ruelle. Les deux premiers avaient reçu l'aide de trois nouveaux soldats. Le soldat armé de la lame n'eut pas le temps de bouger qu'Oldae lui avait déjà planté l'une de ses lames dans le poitrail. Son sabre quitta ses mains pour se placer juste au-dessus de sa tête et Oldae saisit le soldat par le cou pour s'en servir comme d'un bouclier face aux tirs des quatre autres défenseurs. Il utilisa sa main valide et lança une série d'éclairs qui tuèrent les républicains instantanément.
Immédiatement, il laissa son bouclier humain tomber sur le sol, reprit son sabre et s'élança à l'autre bout de la ruelle, d'où étaient venus ses ennemis. Il sentait que les combats faisaient rages derrières les grands immeubles, dans les faubourgs et les résidences du bas-peuple d'Ariana. Le Sith parvenait à ressentir la présence de dizaines de soldats dispatchers dans les petites ruelles enfumées.
La configuration des lieux changea radicalement. Finie la grande artère encadrée de chaque côtés par de grands immeubles. Là, des milliers de petites maisons formaient les faubourgs de la capitale et les quartiers résidentielles des ouvriers et des mineurs. Le contraste était saisissant, le Sith n'avait fait que quelques mètres et la magnifique allée avait laissé place à de piteuses résidences de terre cuite et de permabéton.
A peine eut-il tourner au coin de rue, qu'Oldae tomba nez à nez avec six nouveaux soldats. Il tira immédiatement sa double lame et les tua en trois coups rapides. Ce genre de combat n'avait rien d'intéressant, il se contenait de tuer des hommes et des hommes, un par un, comme si il répétait machinalement le même geste. Il n'avait ni à utiliser les illusions ni l'aura de peur ni la pyromanie. C'était d'un ennui mortel.
Un petit groupe de soldats eut la prétention de vouloir soigner son ennui et ouvrit le feu sur lui lorsqu'il fut dans leurs viseurs. D'un bond, le Sith disparut de leur champ de vision, atterrit sur le toit d'une maison voisine et se propulsa sur le groupe, atterrissant juste devant eux. D'un rapide mouvement, deux des républicains virent leurs bustes se séparer de leurs troncs. Les trois autres n'eurent pas beaucoup plus de chances. L'un d'entre eux reçut l'une des lames dans le poitrail, un second se retrouva décapiter et le dernier mourut lorsque d'une manchette, appuyée par la force, le Sith lui trancha la gorge. Un ennui mortel.

Alors que le Sith s'essuyait le sang qui entachait sa main, il entendit un homme hurler : "Marcheurs républicains !".
Putain, les républicains devaient être entrain d'être déborder sur les flancs et devaient tenter une ultime percée sur le front principale avant la retraite dans le centre. Les marcheurs étaient des machines dangereuses, très mobiles et dotés d'une puissance de feu impressionnante. Quelques uns de ces bestiaux pouvaient faire des ravages dans un convoi de blindés. Les blindages des véhicules de transport ne suffiraient pas à amortir les batteries de missiles des engins républicains.
Le commandant ennemi ne devait pas être idiot. Il avait rapidement compris la situation dans laquelle il se trouvait, il avait peut-être même fait le lien avec la bataille de Qapara. Si il était parvenu à un tel raisonnement intellectuel, il savait que les défenseurs auraient pu gagner la bataille en causant une débâcle à la force principale, ramenant le front principal sur les forces secondaires des assaillants. Le commandement ennemi jouait ses dernières cartes avant de se retrouver prisonnier au coeur de la ville. Il prenait le risque de perdre ses marcheurs pour remporter la victoire. De toute façon, si il avait compris tout cela, il devait savoir qu'il était perdu si le convoi rejoignait le centre-ville.
Oldae devait empêcher les marcheurs de pousser le convoi à la retraite. Il regarda autour de lui pour voir si personne ne prévoyait de l'attaquer par derrière et s'élança vers le lieu où il ressentait la présence des marcheurs. Il pénétra dans une ruelle perpendiculaire à l'artère, où gisaient les cadavres de trois soldats républicains déchiquetés par une grenade, et réatterit au coeur du boulevard. Devant lui, quatre marcheurs ouvraient le feu sur le convoi et déjà trois transporteurs avaient été détruits. Au coeur des carcasses enflammées, gisaient des dizaines de soldats. Certains avaient eu la chance de mourir sur le coup. D'autres, moins chanceux, n'avaient pas eu cette chance. Blessés, incapable de quitter les carcasses embrasées, ils étaient enfermés dans un enfer de flammes qui commençait à dévorer leurs armures.
Oldae ne s'attarda pas sur la scène et chargea les marcheurs. Ces bestiaux avaient deux faiblesses. Un faible blindage et un angle mort en-dessous. Oldae le savait et il comptait bien utiliser cette avantage à bon escient. Il tira sa lame et trancha les pattes mécaniques du premier marcheur qui s'écrasa lourdement sur le sol, devenu inutilisable. Une bestiole mécanique était déjà hors de combat dès le premier échange mais il en restait encore trois autres, et il était repéré. L'un des marcheur tourna sa tête vers lui et les tourelles le braquèrent. Oldae n'attendit pas, il sortit une sphère de poudre explosive et la propulsa sur le marcheur avant qu'il n'ouvre le feu. La sphère explosa et décapita la tête du marcheur dont la carcasse fumante s'écroula sur le sol. Le troisième engin mit en joue le Sith et ouvrit le feu sur lui. Les turbo-lasers frappèrent le sol à l'endroit où devait se trouver Oldae mais celui-ci avait déjà bondit sur le côté avant que les batteries n'essaient de le pulvériser. Il se réceptionna souplement d'une roulade et décapita le troisième marcheur à l'aide d'un nouveau tour de pyromanie. Le quatrième engin recula de quelque pas avant de faire sa mise au point et fit hurler ses lances-missiles. Le Sith crut en être la cible mais seules les turbo-lasser le visaient, les missiles fusèrent vers le convoi et heurtèrent le transporteur de tête de convoi qui explosa fauchant les hommes présents tout autour. Oldae ne s'en aperçut que trop tard, évitant les batteries lasers en courant à toute vitesse autour du marcheur, et ne put empêcher les missiles de propager le chaos.
Il fallait en finir, trop d'hommes étaient déjà morts à causes des saloperies républicaines. Oldae s'arrêta net et les lasers fracassèrent le sol sans le toucher, projetant des gerbes de graviers dans les airs. Il mobilisa la force, laissant le côté obscur l'envahir, se répandre dans son sang et se propager dans ses veines, et d'un rapide mouvement des deux mains, il envoya le marcheur se fracasser contre la façade d'un immeuble, explosant à l'impact.
L'attaque des marcheurs avait échoué et le cor de retraite sonnait dans les rangs républicains. Il ne leur servait à rien de rester plus longtemps, le centre devait être attaqué de toute part par les troupes des deux assassins et il était désormais impossible de défaire la force principale. La seule option restante résidait dans la défense du centre-ville et ses grands immeubles pointus.
Le Sith ignorait l'identité du commandant ennemi mais une chose était certaine, il était doué. Il avait probablement gardé un atout dans sa manche, attendant le moment propice pour le sortir et renverser le cours de la bataille. Prudence devrait être mère de sûreté pour la fin des combats.
Oldae rangea son sabre et s'aperçut qu'il se tenait au milieu de l'artère, complètement à découvert, au milieu des carcasses fumantes des quatre engins. Beaucoup d'hommes gisaient, morts, tout autour de lui, sur les dalles de l'allée principale d'Ariana. Son regard se posa sur le visage d'un jeune impérial. Il devait avoir seize ans, tout juste l'âge pour rentrer dans l'armée, une bleus aille avide de gloire qui venait de terminer ses classes de sous-officier. Ses cheveux marrons étaient plaqués sur son visage gras, recouvert de terres et il serait fermement dans sa main une petite montre à gousset, tellement fermement que ses phalanges en étaient devenues blanches. Il avait dû souffrir, sa jambe droite avait été fauchée jusqu'à la ceinture. Insuffisant pour mourir sur le coup mais suffisant pour de longues souffrances que même les calmants ne pouvaient pas faire disparaitre. Oldae se surprit à éprouver une pointe de culpabilité à regarder le corps de ce jeune homme, tout juste sorti de l'adolescence, mort pour les rêves d'un seigneur noir qui ne lui avait probablement jamais accordé ne serait-ce qu'un regard. Le Sith se baissa et ferma les yeux du jeune homme avant de lui prendre ses plaques pour la mettre dans une poche de sa robe et de mettre la montre à gousset dans la poche du mort pour éviter qu'on ne lui vole.
Le seigneur noir fut interrompu dans son rituel par un soldat qui vint le prévenir que le capitaine Lafay était mort au combat lors de l'explosion du dernier véhicule. Oldae fut surpris de la nouvelle mais n'en laissa rien paraître. Il ne s'attendait pas à perdre un de ses officiers principaux lors de cette bataille. Il se leva et suivit le soldat jusqu'à la dépouille du capitaine. Lui n'avait pas souffert, il était mort sur le coup. Le capitaine avait reçu un éclat de paroi du transporteur lourd dans la poitrine. Un bout de ferrailles de quatre-vingts cm de longueur et trente d'épaisseur.

- Prenez soin de son cadavre, il aurait pris soin du votre, ordonna Oldae. C'était un homme bon, veillez à honorer sa mémoire.

Les soldats approuvèrent et soulevèrent le corps avec respect pour l'amener auprès des autres cadavres alignés un peu plus loin. Le Sith ne les regarda pas faire et se retourna pour regarder le centre-ville qui trônait au somment de la colline, les lumières scintillantes des immeubles brillants de milles feux pour éclairer cette nuit d'horreurs et de mort.  
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Dark Plagueis Le Sage
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MessageSujet: Re: Ariana   Mar 13 Déc - 17:52



Dark Oldae




Partie IV

Chapitre V: La bataille d'Ariana [-3653]

D'une adroite esquive, le Sith évita les tirs des fantassins qui s'avançaient vers lui, avant de leur lancer son double sabre qu'il dirigea à l'aide de la force. La double lame tournoya dans les airs dans un léger sifflement, comme un boomerang fendant le vent, et réalisa une subtile courbe qui frappa un à un les six soldats. Les cibles de la lame du Sith tombèrent immédiatement, morts dès l'instant où les lames cramoisies avaient fendu leurs armures et tranché leur chair pour y laisser de profonds sillages noirs.
Deux tireurs embusqués étaient placés sur l'un des balcons des grands bâtiments du centre-ville qui longeaient les grandes rues dallées, devenues plus fines et plus sinueuses que le grand boulevard mais bien plus grandes que les petites ruelles coupes gorges des faubourgs. Triangulaire, le centre d'Ariana présentait des grands bâtiments vrillés d'un marron terreux qui rétrécissaient au fur et à mesure que l'on s'avançait dans le centre où les bâtiments ne devaient plus faire que trois ou quatre étages. Le centre-ville était à l'image de l'artère principale et contrastait avec les pavillons miteux des faubourgs et des quartiers ouvriers. Bien plus luxueux, les bâtiments arboraient des balcons fleuris et des banderoles à l'effigie du culte du père gris, une sorte de personnage aux traits grossiers avec une longue barbe grise et dont le haut du visage était dissimulé par une capuche grise rappelant une toile de jute, le tout dessiné sur un fond bleu foncé. Ces banderoles n'étaient arborées que sur les lieux de culte lors de la plus grande partie de l'année mais les croyants les accrochaient à leur fenêtres ou leurs balcons pendant les cinq fêtes religieuses annuelles. Puisque l'hiver  arrivait, les banderoles devaient avoir été sorties pour célébrer la fête du solstice d'hiver qui était la première fête de l'année, appelée la fête de la "donation" pendant laquelle le clergé local voyait ses coffres se remplir des dons des fidèles. La légende disait que le père gris, un vieillard dont personne ne connaissait la véritable identité probablement parce qu'il n'avait jamais existé, avait traversé le blizzard de l'hiver pour aller sauver un jeune garçon perdu dans les montagnes à l'est de la ville. Le jeune garçon, un certain Telemac d'Enr, serait ensuite devenu le disciple du père gris, lequel lui aurait dispensé son savoir pendant vingt longues années dans les forêts de Carpente, à une quarantaine de kilomètres au nord d'Ariana, maintenant devenu un lieu saint. A la mort du vieil homme, Telemac serait retourné à la civilisation pour dispenser les enseignements de son mentor, donnant naissance au culte du père gris.
Sur les extrémités du centre-ville, là où les grandes tours pointues étaient les plus hautes, des centaines de boutiques occupaient les premiers étages des immeubles vrillés. Plus on s'approchait du centre et plus les grandes tours laissaient places à des demeures plus petites et à de grands parcs naturels magnifiquement entretenu par les donations du culte du père gris.
Tout au centre d'Ariana, il y avait une grande place où devait se tenir le grand marché de la capitale chaque matin. Entourée par des résidences dont les façades donnaient vers la place, cette dernière était accessible par cinq rues, formant une étoile. Au centre, une grande statue du père gris, tout de gris vêtu, baissait humblement la tête en signe de rédemption, premier précepte du culte à son image.

L'un des tireurs décocha un tir qui toucha un mandalorien à la poitrine. Ce dernier tomba à la renverse à l'impact mais ne semblait pas avoir été blessé, l'armure avait dû encaisser le coup. Oldae se retourna vers les deux embusqués et, d'un rapide mouvement de main, décrocha le balcon de la façade. La structure s'écrasa sur le sol avec ses deux occupants, morts sur le coup dans l'effondrement.
La place centrale était à une soixantaine de mètres, Oldae pouvait voir les barrages qui tenaient la fin des cinq rues être mis à rude épreuve par les blindés de la coalition. Le QG républicain était là-bas, dans les bâtiments donnant sur la place. L'endroit le plus sur de la ville. Sur les toits des dernières résidences, des DCA dardaient leurs canons vers le ciel pour cueillir tous les chasseurs un peu trop impétueux. Dans une trentaines de minutes, ces batteries anti-aériennes ne seraient plus, les troupes du seigneur noir avaient entièrement encerclé la place centrale et nettoyaient les ruelles une à une avant d'investir les bâtiments et d'y tuer leurs résidents, civils comme militaires.
La première DCA ne tarda pas à exploser après qu'un groupe d'assaut soit parvenu à y poser une charge explosive et une deuxième explosa quelques instants plus tard d'une roquette bien placée. Il n'en restait plus que trois avant que les transporteurs aériens puissent lâcher les troupes du général Me'il pour prendre la place de l'intérieure et, trente minutes plus tard, les trois autres batteries avaient été détruites, libérant l'espace aérien. Oldae saisit son communicateur et composa le canal de transmission général.

- Les DCA sont tombées, lancez les parachutistes, attaque généralisée.

Oldae n'attendit pas de réponse et s'élança vers la barricade dans la rue dans laquelle il se tenait. Huit de ses hommes lui emboitèrent le pas et le petit groupe chargea la position républicaine bientôt rejoins par une vingtaine d'impériaux et de mandalorians supplémentaires. Les défenseurs, une dizaines d'hommes en armures légères, mirent en joue les assaillants et se préparèrent à ouvrir le feu dès que le coalisés seraient à distance favorable pour être pulvérisés. Oldae ne leur en laissa pas le temps, tout en continuant sa course, il forma une sphère de poudre noire au-dessus de lui et la propulsa sur les défenseurs. Les flammes fauchèrent les soldats retranchés derrière la solide barricade, les tuants sur le coup, et ouvrant la voie aux assaillants qui investir la place. Avec plus de cinquante hommes derrière lui et un marcheur léger de combat le Sith déboula dans la place.
Face à lui, une soixantaine d'hommes, armes braquées vers les assaillants, chargèrent en ouvrant le feu. Oldae para les tirs ennemis alors que des soldats autour de lui se faisaient faucher par les balles tout en continuant leur charge. Le marcheur se révéla d'une utilité précieuse. Avec ses batteries, il dut envoyer pas moins de quinze républicains dans l'autre monde avant que la mêlée ne commence.
Les deux armées ne tardèrent pas à se rencontrer et se fracassèrent l'une contre l'autre. Rapidement, les armes à feu passèrent le flambeau aux armes de corps à corps, plus efficace dans une mêlée, et le sang ne tarda pas à imbiber les dalles de la place du marché, sous le regard humble du père gris.
Très vite, le combat tourna en l'avantage des coalisés. Les mandalorians n'avaient pas leurs égaux pour combattre aux corps à corps, ils taillaient les rangs des défenseurs à une vitesse impressionnante, tels des bersekers assoiffés par le sang. Pour chaque mandalorian tué, trois républicains suivaient dans le tombe.  
Les deux armées ne cessaient de se grossir de chaque côtés alors que les renforts venaient compléter le mêlée et que les cadavres s'entassaient sur le sol sous la douce symphonie de cris et du bruit des lames qui tranchaient la chair. Les masses blanches et noires devenaient de plus en plus denses alors que la furie des combats envahissaient l'air déjà saturé par l'odeur de la fumée et du sang. Les renforts républicains qui venaient du reste du marché ne changeraient pas grande chose à la tournure de la bataille. Deux nouvelles rues avaient cédé, laissant des vagues de fantassins coalisés se répandre sur la place du père gris.

Oldae ne compta pas le nombre d'hommes qu'il tua pendant cette bataille se contentant de tailler et de foudroyer tout ce qui ressemblait de près ou de loin à des soldats républicains. La lame double était une arme terrifiante dans un combat de mêlé, un combattant expert en son maniement pouvait réaliser des ravages à lui seul, même dans des rangs organisés. Il sentait l'ivresse du combat l'envahir, le dominer, lui dicter sa conduite. Il sentait sa nature de Sith reprendre le pas, le sang la nourrissait, la rendait plus forte. La mort, elle la réveillait, la faisait sortir du long sommeil dans laquelle elle était plongée depuis la fin de la grande guerre galactique. Les duels ne procuraient pas une telle sensation, tout du moins la majorité d'entre eux. Le sang du Sith s'était remis à bouillir contre Dark Maratan mais là, il rentrait en ébullition. Il n'avait envi que d'une seule chose actuellement, tuer.
Un soldat tenta de le toucher à la gorge avec sa lance. Le malheureux finit avec les deux mains tranchées et décapité avant d'être projeté d'une puissante vague de force qui emporta quatre des ses comparis avec lui. Un républicain mit en joue Oldae. Ce dernier, d'un mouvement de main, lui arracha l'arme des mains, la saisit et ouvrit le feu à plusieurs reprises, abattant le porteur d'origine et deux autres soldats. Un habile fantassin tenta une suite de coups rapides que le Sith se contenta d'esquiver, en fauchant entre deux esquives un nouvel assaillant au niveau du buste. Lassé, Oldae s'arrêta net et, d'un rapide tournoiement de sabre, il trancha le bras de son assaillant avant de le foudroyer, lui et ses deux camardes qui tentèrent de lui porter aide.

Le Sith devait avoir laissé une quarantaine de cadavres derrière lui en quelques minutes de combat. Les défenseurs ne pouvaient rien faire, c'était à peine si leurs armes ne faisaient pas juste office de figuration. A chaque coup, plusieurs hommes tombaient. Le massacre devenait tel que tout autour du Sith, un cercle de plus en plus large se formait, couvert des corps des défenseurs. Voyant un cercle se former autour de lui, Oldae s'élança dans la mêlée pour éviter d'être encerclé.
Pris dans l'ardeur des combats, Oldae ne s'aperçut même pas qu'il se trouvait au coeur des lignes ennemies, seul, entouré par des centaines d'ennemis. Un républicain tenta de le toucher avec une lame mais le malheureux perdit sa tête. Le Sith envoya deux autres hommes dans l'autre monde d'un coup rapide avant de planter sa lame dans la gorge d'un assaillant qui voulait le prendre par derrière.
Non loin de lui, Oldae aperçut le général Me'il abattre un républicain d'une puissante fente avant de trancher la gorge d'un autre ennemi avec un couteau. Beaucoup de parachutistes étaient déjà morts mais ils commençaient à se regrouper laissant derrière eux un sillage de cadavres et de grands trous vides dans l'armée républicaine. La bataille était gagnée, dans peu de temps, la débâcle serait totale.
Oldae esquiva un tir de blaster, attira le tireur jusqu'à lui et lui planta la lame dans le torse avant de laisser retomber le corps sur le sol. Il se préparait à rejoindre Me'il lorsqu'il sentit une présence caractéristique non loin de lui. Le genre de présence qu'il connaissait par coeur. Dès leur plus jeune âge, les Sith apprenaient à les remarquer et à tuer leurs possesseurs. Dire qu'ils vivaient pour cette funeste oeuvre ne serait probablement pas mentir complètement. Il y avait un Jedi chez les républicains. Ca devait être le commandant ennemi, ce qui expliquait la stratégie employée avec les marcheurs. Oldae sonda les rangs républicains et trouva la position précise de son ennemi. Une sueur froide lui traversa l'échine quand il sentit le Jedi non loin du général mandalorian.
Le Sith s'élança immédiatement pour intercepter le Jedi, décapita un ennemi sans s'arrêter mais manqua de se faire faucher par les tirs d'un canon rotatif. Le Sith esquiva d'une roulade sur le côté, les balles explosant tout autour de lui. A peine eut-il repris ses appuis qu'il fut la cible d'une roquette. Il dressa une barrière et le missile explosa sur la barrière sans le toucher. Ce dernier profita de l'attente du tireur pour lui arracher l'arme à l'aide de la force et de lui lancer une éclair qui le cueillit à la poitrine.
Mais lorsqu'il se releva, Oldae s'aperçut qu'il était encerclé. Les rangs républicains s'étaient écartés pour l'empêcher d'utiliser son sabre double dans toute sa redouté. La quinze d'hommes qui l'encerclaient avaient leurs armes de braquer sur lui. Leur armures lourdes, leurs casques renforcés et les armes qu'ils portaient témoignaient de leur rôle. Ces mecs là savaient tuer des Sith, ils en avaient probablement déjà tué, des membres des forces spéciales républicaines, des vétérans de la grande guerre.
Oldae jeta un coup d'oeil à l'endroit où était Me'il et ne fut pas surpris de voir le général être abattu d'un shiak (fente des Jedi visant tuer l'adversaire) par le Jedi. C'était ce dernier qui avait dû envoyer les forces spéciales pour s'occuper du Sith. Sa pression spirituelle n'était pas celle d'un chevalier mais d'un maître. Oldae ne parvenait pas à voir son visage, la capuche du maitre était dépliée sur sa tête. Le Jedi retira sa lame du corps du général, mort sur le coup et s'écria d'une voix grave "Tuez-le".

Le seigneur noir ne ressentait pas la moindre peur chez les gars qui l'entouraient. Des soldats professionnels, le genre de soldats dangereux dont il fallait se méfier. Le Sith ne tenta pas l'héroïsme, d'un mouvement de l'index droit, ses deux dernières pochettes de poudre noire se vidèrent et un cercle noir se forma autour de lui. Les républicains reculèrent d'un pas et s'apprêtèrent à ouvrir le feu, mais trop tard. D'un claquement de doigt, le cercle s'écarta subitement et s'enflamma. Une énorme explosion, d'une puissante équivalente à une dizaines de grenades, faucha toutes les personnes situées autour du Sith. Les forces spéciales furent avalés par le flammes comme une trentaine d'hommes autour d'eux, et une autre dizaine fut soufflée par l'explosion, laissant une cercle noir autour du sorcier Sith.

Le Jedi fut pris dans le souffle de l'explosion mais eut le réflexe de se protéger à l'aide d'une barrière de force. L'explosion avait momentanément mis fin au combat et beaucoup d'hommes s'étaient retournés pour voir la source d'explosion qui avait laissé une trentaine de cadavres sur le sol, la plupart dans un triste état, et de nombreux blessés.
Rien ne filtrait du nuage de poussière d'où venait l'explosion. Les soldats et le Jedi ignoraient sil y avait encore quelqu'un en vie la dedans. Le Jedi se rendit rapidement compte que c'était le cas et les autres soldats aussi lorsqu'ils sentirent des gouttes de sueur perler sur leur front et leurs membres se mettre à trembler. Une peur irrationnelle prit forme dans le coeur des soldats républicains. Aucune raison particulière juste une source au coeur de la fumée. Le maître Jedi connaissait l'origine de cette peur qui s'emparait progressivement de lui et de ses hommes. L'aura de peur, l'art des maîtres de la peur Sith.
Oldae avait laissé sa pression spirituelle se répandre sur la place, laissant l'aura de peur se distiller dans le coeur de ses ennemis. Le Jedi n'était pas loin, à quelques mètres devant lui. Il parvenait à flairer la peur du Jedi, même en essayant de la contenir, l'aura de peur faisait toujours bonne oeuvre. Le maitre le savait et il essayait seulement d'en limiter les effets pour ne pas être handicaper pendant le combat.
Le Sith lança un puissant éclair qui fendit le nuage de fumée vers le maitre Jedi qui détourna l'éclair d'une puissante rotation du sabre, habilement soutenue par la force. Le Sith n'attendit pas et se projeta dans les airs, double lame tirée. Il abattit son sabre à l'endroit où était le Jedi mais la lame rencontra le sol. Le Jedi réussit à éviter le coup d'une rapide esquive mais Oldae se redressa immédiatement et attaqua son adversaire en relevant sa lame inférieure, laissant un profond sillon rougeoyant dans le sol. Le Jedi détourna le coup du Sith et entreprit de bloquer les coups suivants en observant un strict Soresu. Le Soresu était la troisième forme du maniement du sabre laser et considérée, à raison, comme la forme défensive par excellence des Jedi.
Rapidement, malgré la forme défensive, le Sith prit l'ascendant, brisa la garde de son adversaire et le cueillit à la poitrine d'un coup de pied, le projetant à plusieurs mètres. Le Jedi exécuta une pirouette pour se réceptionner souplement. Il regarda le Sith puis ne le voyant pas bouger, laissa retomber sa capuche et retira sa cape qu'il laissa retomber sur le sol. Le maître Jedi était un Zabrak d'une trentaine voir d'une quarantaine d'années à la peau d'un beige foncé. Contrairement à beaucoup de ses congères, il ne portait pas de cheveux l'arrière du crâne et seules ses cornes ornaient fièrement son visage.

- Je suis le seigneur noir des Sith Dark Oldae, inquisiteur et ancien apprenti de Dark Thanaton, membre du conseil noir et gardien du savoir ancien, se présenta Oldae en inclinant le visage en guise de respect pour celui qui avait survécu au premier échange.

Les yeux du Jedi sourcillèrent légèrement de surprises mais il n'en laissa rien paraître.

- Je suis le maître Jedi Dacian Mark, le salua à son tour le Jedi.

Les deux hommes se regardèrent un moment et s'élancèrent l'un vers l'autre. Le combat ne dura pas très longtemps, le Jedi n'était pas de taille face au Sith et l'aura de peur ralentissait ses mouvements, assurant une victoire rapide à Oldae. Le Jedi avait dû le savoir depuis le premier échange, si ce n'était même avant, mais il n'avait pas fui, fidèle aux préceptes de son ordre et à l'honneur de son titre. Après quelques instants d'échange, Oldae détourna la lame de son adversaire en faisant tournoyer sa lame et frappa d'un large coup montant qui toucha le maître de la ceinture à l'épaule, le tuant sur le coup. Le corps du Jedi s'écroula sans vie sur le sol dallé d'Ariana, signant la fin de la bataille de Garos IV et la victoire de la coalition.
Tout autour de lui, Oldae put apercevoir que la bataille était gagnée, les dernières forces républicains furent massacrées soit en tentant de résister soit en tentant de fuir et le Sith ne tarda pas à être rejoins par Dark Ebelion.

- Je vous laisse vous occuper d'éliminer les dernières poches de résistance, Dark Ebelion, ordonna Oldae à son assassin. Vous prenez le commandement, rapatriiez nos blessés et veillez à séparer les corps de nos hommes de ceux des républicains.

- A vos ordres, mon seigneur, approuva le Folh de sa voie aigüe. Que faisons-nous des soldats républicains ?

- Rassemblez les dans une fausse commune et brûler leurs corps. Veillez à faire dire quelques mots pour eux.

- Et pour les prisonniers ?

- Pas de prisonniers.

Oldae rangea son sabre, accorda un dernier regard à Dacian Mark puis s'éloigna. Il déambula sur le champ de bataille sans savoir vraiment où il allait pendant un petit moment. Beaucoup d'hommes étaient encore morts aujourd'hui. La bataille d'Ariana avait vu la mort du capitane Lafay et du général Me'il et probablement d'un bon millier d'hommes avec eux.
Alors qu'il cachait sans savoir où aller, un soldat vint prévenir le seigneur Sith qu'un message lui était parvenu pendant les combats.

- Mon seigneur, le seigneur Erebus a tenté de vous joindre pendant les combats, dit le soldat.

- Bien, je me rends immédiatement au camp pour le contacter, approuva le Sith.
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Ariana
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